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    En botaniquebotanique, l'étude de la disposition et de l'arrangement des feuilles d'un végétal relève de la phyllotaxie. La phyllotaxie s'intéresse à tous les arrangements observables chez les végétaux. Principalement pour assurer à toutes les feuilles la réception d'un maximum de lumière, les rameaux d'une plante se disposent sur la tige selon une disposition particulière pour que les rameaux du dessus fassent le moins d'ombre possible aux rameaux du dessous.

    <em>Lamium album </em>(Lamiaceae). © MurielBendel, CC by-sa 4.
    Lamium album (Lamiaceae). © MurielBendel, CC by-sa 4.
    Les rameaux d'un végétal sont disposés en fonction de la lumière du soleil. © Curtis et al. Iowa SU, Domaine public 
    Les rameaux d'un végétal sont disposés en fonction de la lumière du soleil. © Curtis et al. Iowa SU, Domaine public 

    Mais il n'y a pas que des raisons d'approvisionnement en énergie. Ces arrangements en spirales permettent de ranger un maximum de matériel dans le plus petit volume possible. Mais aussi, la disposition en rosetterosette est un dispositif de lutte contre le piétinement ou de résistancerésistance au ventvent. Ces arrangements obéissent à des règles mathématiques (suite de Fibonacci, nombre d'or, etc.).

    Carrés de Fibonacci en spirale. © Domaine public
    Carrés de Fibonacci en spirale. © Domaine public

    Les structures phyllotaxiques appartiennent, pour la plupart, à deux familles : les structures verticillées et les structures hélicoïdales (ou spiralées).

    Les structures verticillées

    Si les feuilles sont opposées deux par deux, avec rotation de 90° d'un nœudnœud au suivant, elles sont dites opposées-décussées. Ce cas est fréquent : labiées, scrofulaires, chèvrefeuilleschèvrefeuilles, viornes, cornouillers, salicaire, lilas, seringa, gentianesgentianes, cistescistes, olivierolivier, myrte, œillets. Feuilles verticillées par trois, avec rotation de 60° d'un nœud au suivant : bruyères, genévriers, laurier-rose. Chez les rubiacées, les feuilles peuvent être verticillées par quatre, six...

    Lamier blanc. © J.F. Gaffard Jeffdelonge, licence <em>Creative Commons</em> Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 <em>Unported</em>
    Lamier blanc. © J.F. Gaffard Jeffdelonge, licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported

    Les structures spiralées

    Les cicatricescicatrices du stipe de palmier dues à la chute des feuilles semblent disposées en quinconce, elles forment des hélices, de sens direct ou rétrograde, appelées parastiques. Si on compte ces hélices, on en trouve trois dans un sens et cinq dans l'autre, ou bien cinq et huit. Ce sont les chiffres de la suite de Fibonacci ! On distingue les espècesespèces faiblement spiralées (180°) des espèces fortement spiralées (137°), plus nombreuses. Chez certaines plantes, les feuilles inférieures sont alternesalternes, les médianes faiblement spiralées, et les supérieures fortement spiralées (ombellifères).

    Ciguë ombellifère. © Domaine public
    Ciguë ombellifère. © Domaine public

    Ce sont évidemment les bourgeonsbourgeons (et le génomegénome de la plante bien sûr) qui sont à l'origine de ces dispositions que l'on retrouve à l'intérieur de ceux-ci. Les ébauches foliaires dans le bourgeon occupent ce type de disposition pour, entre autres, avoir un maximum de place pour développer l'ébauche foliaire.