Les plus belles photos scientifiques sous l’objectif du microscope. © Ainara Pintor, Tagide deCarvalho, Olympus

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Le monde au microscope : découvrez les plus belles microphotos scientifiques de l'année

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Sous l'objectif du microscope, les choses les plus banales se transforment en un univers totalement inconnu et chatoyant. De quoi explorer les tissus biologiques, étudier les structures cristallines de pierres précieuses ou identifier de nouvelles substances grâce à leurs propriétés optiques. Voyage dans l'infiniment petit des laboratoires, grâce au concours photos organisé par Olympus.

À l'instar de Nikon et son concours Nikon Small World (voir l'article ci-dessous), Olympus organise sa propre édition de concours de photos scientifiques prises au microscope nommé Olympus Image of the Year Award. Cette année, les gagnants sont répartis en trois zones géographiques (Amériques, Europe/Afrique/Moyen-Orient, et Asie/Pacifique). Des photos colorées par fluorescence qui apportent d'incroyables détails d'inflorescences, de solutions chimiques, d'ailes d'insectes ou de cellules neuronales. Les clichés sont jugés sur leur aspect artistique, leur intérêt scientifique et la technique de photographie en microscopie. Voici les gagnants et les meilleures photos.

Gagnant général : tranche de cerveau fluorescente

Cette photo montre une tranche d'hippocampe de souris capturé avec un microscope confocal à haute résolution. Des protéines fluorescentes ont été injectées dans le cerveau afin d'analyser le rôle de chaque aire cérébrale. En vert, les neurones excitateurs de l'hippocampe, qui expriment la protéine fluorescente verte marquée avec le Thy1. En rouge, la protéine associée à la masse grasse et à l'obésité (FTO) et en bleu, les noyaux des cellules.

Immunocoloration de tranche de cerveau de souris Thy1-EGFP avec deux fluorophores. © Ainara Pintor (Espagne), Olympus

Gagnant Amériques : l’intérieur d’un tardigrade

Le tardigrade est un animal de la famille des panarthropodes mesurant entre 50 micromètres et 1,2 millimètre. Connu pour ses incroyables capacités de résistance (pression extrême, aridité, radiations mortelles et même vide spatial), il fascine les scientifiques qui tentent d'en percer les secrets.

Tardigrade. © Tagide deCarvalho (États-Unis), Olympus

Gagnant Europe/Afrique/Moyen-Orient (EMEA) : tête de souris

Ces drôles d'yeux font partie de la tête d'une souris, éclairée à l'aide de multiples protéines fluorescentes marquant chacune les différentes parties de l'organisme. Cette technique permet d'observer des réactions in vivo, comme la vitesse de propagation d'un médicament dans l'organisme ou les réactions physiologiques des tissus à un stimulus.

Tête de souris. © Alan Prescott (Royaume-Uni), Olympus

Gagnant Asie/Pacifique : embryon de souris

Ce cliché représente un embryon de souris, reconstitué à l'aide de 950 microphotos assemblées les unes aux autres. Il fait apparaître un luxe de détails, avec les vaisseaux, les os et tous les organes visibles. La souris est l'animal de laboratoire le plus étudié : facile à manipuler, elle se reproduit très rapidement ce qui permet de travailler sur un grand nombre d'animaux aux caractéristiques similaires.

Embryon de souris vu au microscope. © Howard Vindin (Australie), Olympus

Sélectionné région Amériques : inflorescence d’Arabidopsis thaliana

Arabidopsis thaliana est un peu l'équivalent botanique de la souris en botanique : cette plante modèle est utilisée par les chercheurs pour toutes sortes de manipulations génétiques ou d'expériences. Cette photo montre le début d'inflorescence de la plante, avec des petits bourgeons éclairés en fluorescence.

Inflorescence d’Arabidopsis thaliana. © Nat Prunet (États-Unis), Olympus

Sélectionné région EMEA : élytre de coléoptère

Les élytres de ce coléoptère (Sternotomis pulchra) sont recouverts de cristaux photoniques, des motifs périodiques de taille nanométrique. Ces cristaux photoniques modifient la propagation et la longueur d'onde de la lumière, ce qui crée ces magnifiques structures semblables à des algues. Les propriétés optiques des ailes d'insecte intéressent de près les scientifiques qui tentent de mettre au point de nouveaux matériaux, par exemple des verres antireflet.

Cristaux photoniques d’élytre de coléoptère. © Rudolf Buechi (Suisse), Olympus

Sélectionné région Amériques : côte d’Opale

On jurerait voir une photo de côtes rocheuses vue par drone. Il s'agit pourtant d'une banale opale observée au microscope, dont la transparence verte imite à merveille l'eau turquoise de la mer. Dans les cristaux, les atomes sont configurés de manière ordonnée, ce qui permet de créer des nouveaux matériaux ou d'étudier la structure des planètes.

Une opale vue au microscope. © Nathan Renfro (États-Unis), Olympus

Sélectionné région Asie/Pacifique : moelle épinière de souris

La moelle épinière de souris, ici mise en évidence avec la protéine fluorescente GFP, est observée grâce à la méthode Clarity, qui permet de rendre les corps transparents. Les lipides, responsables de l'opacité, sont dissous et remplacés par un gel transparent pour éviter l'effondrement des tissus.

Moelle épinière de souris vue par méthode Clarity. © Tong Zhang (Chine), Olympus

Sélectionné région Amériques : acides aminés

Cette photo montre les acides aminés L-glutamine et bêta-alanine, cristallisés dans une solution d'éthanol, grossis 50 fois et vus à travers un filtre polarisant. De quoi créer ce paysage psychédélique aux couleurs intenses.

Les acides aminés L-glutamine et bêta-alanine vus au microscope. © Justin Zoll (États-Unis), Olympus
Pour en savoir plus

Découvrez les plus belles microphotos de l'année

Article de Nathalie Mayer publié le 27/10/2019

Derrière le concours Nikon Small World, il y a un objectif clairement affiché par les organisateurs : montrer au monde à quel point art et science peuvent être proches. Et avec l'évolution des techniques d'imagerie et de microscopie, les clichés proposés sont de plus en plus créatifs. Ici, les lauréats 2019.

Le concours Nikon Small World récompense les plus belles microphotographies de l'année. Les lauréats de la 45e édition ont été annoncés ce lundi.

Une incroyable tortue à naître

Cette étonnante photo d’un embryon de tortue remporte le 1er prix Nikon Small World 2019. © Teresa Zgoda, Teresa Kugler, Nikon Small World

Le premier prix revient à Teresa Zgoda, technicienne en microscopie, et à Teresa Kugler, chercheur au Campbell Hall (États-Unis), pour leur microphotographie d'un embryon de tortue. Pour aboutir à un tel résultat, elles ont fait appel à deux techniques classiques de la biologie : la microscopie en fluorescence et la stéréomicroscopie. Puis, elles ont compté sur leur talent, leur expertise, leur sens de la précision et beaucoup de patience pour assembler des centaines d'images avant d'obtenir celle qui a remporté le prix. La taille - plus de 2,5 centimètres de long - et l'épaisseur de l'embryon constituaient en effet un défi supplémentaire. Car elles ne permettaient d'imager dans le plan focal que de très petites parties de la tortue à la fois. D'autant qu'un grossissement de cinq fois a été choisi.

Cela me permet de donner un sens à mes recherches

« Grâce aux techniques de microscopie, nous pouvons zoomer sur les plus infimes choses de la vie qui sinon passeraient inaperçues. Cela me permet de donner un sens à mes recherches », raconte Teresa Kugler. Teresa Zgoda commente quant à elle très humblement : « C'est profondément épanouissant d'avoir l'opportunité de partager ces images avec le public. »

Un animalcule dans ses moindres détails

De magnifiques animalcules grossis 40 fois. © Igor Siwanowicz, Nikon Small World

Un animalcule, c'est un animal microscopique, généralement aquatique. Un protozoaire tellement petit qu'on ne peut le voir qu'au microscope. Et c'est la photographie de trois animalcules monocellulaires d'eau douce, des stentors, qui remporte cette année le deuxième prix Nikon Small World. Un cliché pris par un habitué du concours, le docteur Igor Siwanowicz, chercheur au Howard Hughes Medical Institute (États-Unis).

Grâce à la microscopie confocale, il est parvenu à capturer les détails des cils de ces protozoaires. De petits poils qu'ils utilisent pour se nourrir, mais aussi pour se déplacer. Et comme ces animalcules sont très véloces, il les a immobilisés en les exposant à des ions magnésium. De quoi capturer leur forme complète.

« La morphologie des invertébrés me fascine. Les restrictions évolutives habituelles ne semblent pas s'appliquer à ces types animaux, ce qui leur permet d'accéder à des formes incroyables », confie Igor Siwanowicz.

Un alligator en plein développement

Un embryon d’alligator grossit dix fois. © Daniel Smith Paredes, Nikon Small World

La troisième place du concours Nikon Small World est attribuée à Daniel Smith Paredes, chercheur à l'université de Yale (États-Unis) pour sa microphotographie d'un embryon d'alligator américain âgé d'une vingtaine de jours. Une autre photo composée de milliers d'images assemblées pour un incroyable résultat.

Grâce à la technique de l'immunofluorescence employée ici, les chercheurs ont accès à des informations sur le développement et l'évolution de l'anatomie des vertébrés. Ainsi en blanc, on peut découvrir les nerfs de l'alligator et leur relation avec le développement des os, en jaune. Des couleurs obtenues grâce à des colorants différents.

Une daphnie enceinte

Les daphnies peuvent se reproduire de manière asexuée. Les petits que l’on découvre ici en vert à l’intérieur de la femelle pourraient ainsi être des clones de leur mère. © Marek Miś, Nikon Small World

Si vous avez déjà avalé une gorgée de l'eau d’un lac, il y a de grandes chances pour que vous ayez aussi déjà avalé une daphnie. Ce minuscule crustacé mesure entre un et quatre millimètres seulement et vit dans les eaux douces stagnantes. La daphnie se nourrit d'algues et d'autres matières organiques en suspension à l'aide de ses pièces buccales en plumes.

Ici, petit clin d'œil à Marek Miś, photographe indépendant (Pologne) qui a récemment dévoilé son monde caché sur Futura. Avec cette daphnie enceinte, il décroche le 15e prix Nikon Small World 2019.


Le concours Small World récompense les plus belles photos en microscopie

Depuis 1977, le concours Small World, organisé par Nikon, récompense les plus belles photos réalisées en microscopie. Futura-Sciences vous propose de plonger dans l'univers microscopique et de découvrir les 20 plus belles photos de l'année 2011, choisies par le jury du concours.

Article de Bruno Scala paru le 31/10/2011

Igor Siwanowicz remporte le concours Nikon Small World 2011 pour cette photographie de chrysope. © Igor SiwanowiczCette année, la première place du concours Small World revient au chercheur Igor Siwanowicz, pour une photo d’une chrysope, insecte appartenant à l’ordre des nevroptères. Chaque année, un jury, composé de photographes, de photomicrographes et de scientifiques, récompense les plus beaux clichés réalisés en microscopie. Il se base sur l’originalité de la photo, son caractère informatif et les qualités techniques et artistiques.James Smith était le lauréat du concours 1977 pour cette photo de cristaux de rutile et de tridymite. Retrouvez la galerie photo au complet en cliquant sur l'image. © James Smith

Le concours date de 1977 et en est donc à sa trentième édition. Lors de la première édition, c'est une photo de James Smith qui avait été récompensée. Elle représentait des cristaux de rutile et tridymit.

Mais le concours n'est pas réservé aux scientifiques. Frank Fox, par exemple, dont la photo a terminé à la troisième place du concours 2011, est un amateur... Donc, pas d'hésitation : à vos microscopes pour le concours 2012 !

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Indigo : une photothèque scientifique riche et étonnante  La photographie dans le monde scientifique est un formidable moyen de témoigner, d'illustrer, de communiquer et de partager. Elle constitue un support privilégié pour l'observation de phénomènes ou de situations en tout genre. Voici en vidéo un aperçu de la gigantesque collection de photos de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Celle-ci a inspiré le film Terre Indigo - Regards de chercheurs sur le monde et illustre de nombreuses années de recherches scientifiques. 

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