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Anatomie des poissons : squelette, peau et muscles

Dossier - Les poissons d'eau douce
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Quels sont les poissons d'eau douce qui vivent près de chez nous ? De la lamproie, dite primitive, au brochet, féroce carnivore, faites connaissance avec ces animaux fascinants.

  
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Le poisson est caractérisé par la présence de branchies et de muscles en W. Voyons ici plus en détail l'anatomie des poissons avec le squelette, la peau et les muscles de ces vertébrés.

Que savez-vous de l'anatomie des poissons ? Ici, un doré noir. © Michiganseagrant, CC by-nc 2.0

Le squelette des poissons

Vertébrés, les poissons ont une colonne vertébrale (l'arête centrale) et un crâne. L'arête centrale va de la tête à la nageoire caudale et est composée de vertèbres. Les vertèbres sont peu spécialisées, très semblables les unes aux autres. Chacune porte, dans la région caudale, une apophyse dorsale et une épine ventrale, le tout marquant nettement le plan médian du corps. Ces vertèbres ont des développements latéraux qui portent les côtes.

Les côtes, les arêtes sont des baguettes fibreuses, plus ou moins calcifiées, acérées, qui sont noyées dans les masses musculaires. Le crâne est formé de nombreuses pièces imbriquées, auxquelles sont fixées les mâchoires. L'appareil qui supporte les branchies et la langue sera réduit chez nous à l'os hyoïde. La ceinture scapulaire est soudée au crâne ; il n'y a pas de bassin, pas de sternum.

Quelles sont les caractéristiques de l'anatomie des poissons ? © Mineobskuriteter, Flickr, CC by-nc-sa 2.0

Les nageoires impaires, soutenues par des rayons, sont des organes caractéristiques des poissons. La proportion, la position, la forme des nageoires sont en rapport avec la forme du corps et il y a une corrélation avec la manière de nager. L'équilibre du poisson dépend des effets compensateurs de ces différents organes. Les caractères des rayons des nageoires entrent pour une bonne part dans la classification des poissons.

Nageoire dorsale d'un chevesne. © Tino Strauss, CC by-sa 3.0

La peau des poissons

Les poissons sécrètent un mucus visqueux qui favorise leur glissement dans l'eau et les protège des infections et des parasites. L'intégrité de cette peau muqueuse est essentielle à la régulation aqueuse du corps. On sait que l'anguille essuyée pour enlever la couche de mucus meurt sous l'effet du sel de l'eau de mer. 

Les muscles

L'anatomie des muscles du poisson est différente de celle des animaux terrestres : les poissons n'ont pas de tendons qui relient les muscles au squelette. Le poisson a des cellules musculaires disposées parallèlement reliées à des gaines de tissu conjonctif qui sont accrochées au squelette et à la peau : ce sont les myotomes.

On voit bien sur ce dessin les muscles du poisson (en orange), en forme de W. © Aquabase, Fitzz, CC by sa 2.0

La masse musculaire du poisson constitue les filets. Cette anatomie convient aux mouvements de flexion nécessaires à la propulsion du poisson.

Le tissu musculaire du poisson est composé de muscles striés (actine et myosine). La cellule musculaire est formée de sarcoplasme contenant des noyaux, des grains de glycogène, des mitochondries et des myofibrilles. La gaine de tissu conjonctif est appelée « sarcolemme ». Le gros du tissu musculaire est blanc (source d'énergie : glycogène), mais certains poissons grands nageurs peuvent avoir des muscles sombres (le thon par exemple) avec des niveaux élevés de lipides de mitochondries (métabolisme aérobie) et de myoglobine.

La couleur rougeâtre de la chair du saumon est due à un caroténoïde : l'astaxanthine que ne peut synthétiser le poisson ; il se la procure dans son alimentation. Dans l'élevage, l'astaxanthine est incluse dans la nourriture.

Post mortem, les fonctions cessent, l'actine et la myosine sont connectées irréversiblement : c'est la rigor mortis.