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La nage des poissons

Dossier - Les poissons d'eau douce
DossierClassé sous :zoologie , poisson , animaux

Quels sont les poissons d'eau douce qui vivent près de chez nous ? De la lamproie, dite primitive, au brochet, féroce carnivore, faites connaissance avec ces animaux fascinants.

  
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Les muscles en W des poissons leur permettent des ondulations, mais chaque poisson ne nage pas de la même façon. On peut observer la nage sur place, la nage ondulante, la nage continue ou la nage filée.

Comment fonctionne la nage des poissons ? Ici, jeune perche sur un lac gelé. ©Aleks VF, Shutterstock

Nage des poissons : la nage sur place 

S'il ne repose pas sur le fond, le poisson a besoin, pour se maintenir sur place, d'agiter ses nageoires avec lenteur. Les pectorales assurent la stabilité. La gueule se dilate rythmiquement et les opercules s'écartent et se rabattent : c'est un mouvement respiratoire, et par réaction au courant produit, le poisson tend à avancer. C'est pour compenser que les nageoires ondulent constamment, en battant à l'envers. Ainsi, les mouvements des nageoires contribuent à la fois à maintenir un équilibre instable et à retenir le poisson sur place.

Nage ondulante, nage filée… Il existe de nombreuses nages chez les poissons. © File Upload Bot (Magnus Manske), Wikipédia, CC by-sa 2.0

Les poissons morts sont sur le dos. Le poisson vivant est en équilibre instable, la majeure partie du poids étant au-dessus de la vessie natatoire. Celle-ci fonctionne comme une grosse bulle quand le poisson meurt et ce dernier se retrouve sur le dos.

Vessie natatoire. © DP

La nage ondulante

Les poissons allongés et serpentiformes, comme l'anguille, se meuvent par ondulations. Ce mouvement résulte du déplacement de l'avant à l'arrière d'ondes de contractions. Le brochet en croisière se déplace aussi de cette façon. La nage ondulante est une nage continue.

La nage continue

Le museau oscille à gauche et à droite de la direction suivie, tandis que la queue, en fouettant, exerce des poussées rapides, alternativement dans un sens et dans l'autre. C'est la nage normale.

La nage filée

Les prédateurs, brochet ou truite, se tiennent à l'affût et peuvent foncer brusquement sur les proies. Ces pointes de vitesse donnent lieu à une nage particulière : quelques battements de queue en coups de fouet suivis d'une glissade rapide. Dans ce type de nage, les poissons appliquent leurs nageoires au corps. Leur forme fuselée n'offre plus aucune aspérité : ils ont une forme hydrodynamique parfaite. Les thons, qui comptent parmi les plus rapides, escamotent leurs nageoires dans des fentes du corps. Ils atteignent ainsi des vitesses de l'ordre de 20 km à l'heure.

Quelques pointes de vitesse dans l'eau :

  • saumon : 30 km/h ;
  • truite : 16 km/h ;
  • carpe : 12 km/h ;
  • piéton moyen : 5 km/h !

Le saut

Un poisson rencontre une résistance considérable et, s'il vient en surface, il peut être projeté en l'air : il saute donc. Une truite arrive à passer un barrage d'un mètre au maximum. Un grand saumon saute jusqu'à 3 mètres. Si on veut favoriser le passage d'un barrage par les poissons, il faut installer des gradins en paliers successifs : les échelles à poissons.