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Poissons, pollution et effets des activités humaines

Dossier - Les poissons d'eau douce
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Quels sont les poissons d'eau douce qui vivent près de chez nous ? De la lamproie, dite primitive, au brochet, féroce carnivore, faites connaissance avec ces animaux fascinants.

  
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Aménagement des berges, utilisation de pesticides... Les activités humaines laissent des traces dans l'eau, et donc dans les poissons

Quel impact la pollution et les activités humaines ont-elles sur les poissons ? Faut-il ne plus utiliser de pesticides ? © Federico Rostagno, Shutterstock

Une menace très présente sur tout le territoire est la dégradation de l'eau et des berges par l'Homme.

La dystrophisation est l'eutrophisation extrême d'un milieu aquatique entraînant la mort des organismes. © DR

Concernant les problèmes de pollution de l'eau elle-même, voici quelques dossiers que vous pourrez lire :

Les pesticides en France

Voici un état des lieux à propos des pesticides en France (résumé d'un article de Pierre Melquiot du 30/05/2008).

Selon France Nature Environnement, on observe une légère tendance à la baisse puisque les quantités de pesticides utilisés étaient estimées à 100.000 tonnes pour l'année 2000. Avec 78.300 tonnes de matières actives en 2005, la France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. Par ailleurs, ces tonnages ne signifient pas grand-chose : les nouvelles molécules sont tellement efficaces et sont utilisées à si faibles doses qu'elles deviennent indétectables dans l'eau des rivières : la réduction des quantités n'est pas synonyme de réduction de la toxicité.

Concernant les apports de produits phytosanitaires, 95,1 % des apports sont issus de l'agriculture, 2,8 % des jardiniers amateurs et 2,1 % des collectivités avec une estimation de 50 % de fuites vers le milieu. En ce qui concerne le diagnostic, on peut relever 3 faits :

  • la faible couverture géographique des analyses ; 
  • le faible nombre de molécules analysées ;
  • l'absence de données sur les flux rejetés.

L'effet sur les milieux est direct :

  • la réduction de la qualité biologique ;
  • les espèces les plus sensibles voient leurs populations décroître : insectes aquatiques comme les plécoptères (très bon indicateurs d'eau de bonne qualité), mais aussi pour des poissons comme la truite ou le brochet, très sensibles à la pollution et dont la reproduction peut être remise en cause.
L'eau que nous polluons et l'eau que nous buvons. © DR

Problèmes concernant les berges et les frayères

La plupart des milieux aquatiques ont été remaniés par l'Homme depuis longtemps. De nombreux aménagements de cours d'eau ont été réalisés : 

  • dragage (approfondissement du lit) ; 
  • canalisation (bétonnage des berges et parfois du fond) ; 
  • endiguement (augmentation de la hauteur des berges) ; 
  • rectification du cours (recoupement des méandres) ;
  • recalibrage (augmentation de la capacité du lit).

Ces aménagements répondaient à des objectifs :

  • protéger des inondations les terres cultivables et les habitations ; 
  • lutter contre l'érosion des berges ; 
  • faciliter la navigation fluviale ;
  • produire de l'énergie
  • irriguer ; 
  • alimenter en eau potable les Hommes et le bétail ; 
  • créer des bases de loisirs.

Mais ils ont été conduits dans l'ignorance du fonctionnement hydrologique et écologique des systèmes fluviaux et lacustres. Ces aménagements modifient durablement les composantes physiques des cours d'eau :

  • pente ;
  • profondeur ; 
  • vitesse du courant ; 
  • forme des berges.

Ils ont donc des répercussions sur le fonctionnement des écosystèmes. En général, ils induisent une diminution de la diversité naturelle des habitats et des espèces présentes. En outre, l'enfoncement du lit abaisse le niveau de sa nappe.