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[EN VIDÉO] Interview 1/5 : la pollution de l'air est omniprésente Nous sommes en permanence confrontés à une menace invisible et insidieuse : la pollution atmosphérique. Philippe Hubert, directeur des risques chroniques de l’Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), nous en explique les causes et nous décrit les normes en matière de pollution de l’air.

Le terme « air » désigne le fluide gazeux parfait, incolore, inodore et invisible qui constitue l'atmosphère terrestre. On l'associe plus généralement à la troposphèretroposphère, la couche de l'atmosphèreatmosphère de la TerreTerre la plus proche de la surface du globe. En contact direct avec cette dernière, l'air est donc sensible à l'évaporation des océans, à la photosynthèsephotosynthèse ou encore aux activités humaines.

Composition de l'air

L'air est un mélange de différents corps purscorps purs dans leur état gazeux. La composition de l'air sec est la suivante :

Ces proportions -- même si la concentration de l'air diminue avec l'altitude -- sont identiques quel que soit le lieu et jusqu'à une altitude de 100 kilomètres. Au-delà, il n'y a pas quasiment plus d'air.

L'air contient également de la vapeur d’eau dans des concentrations qui peuvent beaucoup varier, aussi bien dans le temps que dans l'espace. Ainsi, dans un air froid, le volumevolume de vapeur d'eau dans l'air ne dépasse pas les 0,6 %. En revanche, dans un air chaud, il peut monter jusqu'à plus de 4 %.

Certaines activités humaines affectent la composition de l’atmosphère. En France, la qualité de l’air est désormais surveillée. En fonction des prévisions météo, des pics de pollution peuvent être prévus sur des zones assez précises. © SD-Pictures, Pixabay, DP

Certaines activités humaines affectent la composition de l’atmosphère. En France, la qualité de l’air est désormais surveillée. En fonction des prévisions météo, des pics de pollution peuvent être prévus sur des zones assez précises. © SD-Pictures, Pixabay, DP

Pollution de l’air

La pollution atmosphérique est susceptible de modifier la composition de l’air et d'y ajouter ou d'y supprimer de l'ozoneozone, du méthane ou encore du dioxyde de carbonedioxyde de carbone, par exemple. Les proportions de ces gazgaz aussi peuvent varier avec l'altitude. Ainsi, l'ozone se concentre entre 20 et 40 kilomètres d'altitude, dans la couche d'ozonecouche d'ozone.

L'air véhicule aussi des aérosols, des particules solidessolides ou liquidesliquides formées par des phénomènes naturels -- comme les éruptions volcaniqueséruptions volcaniques ou la dispersion du pollenpollen -- ou par des activités industrielles. La concentration des aérosolsaérosols est bien sûr variable.

Mouvements de l’air

L'air est aminé de mouvementsmouvements incessants provoqués par des différences de température et de pressionpression. En effet, la température de l'air, par exemple, décroît, dans la troposphère, de quelque 6 °C par kilomètre d'altitude. De quoi créer des mouvements de convectionconvection rapide. Les mouvements de l'air se ressentent notamment lorsque le vent souffle.