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Nutrition des poissons

Dossier - Les poissons d'eau douce
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Quels sont les poissons d'eau douce qui vivent près de chez nous ? De la lamproie, dite primitive, au brochet, féroce carnivore, faites connaissance avec ces animaux fascinants.

  
DossiersLes poissons d'eau douce
 

Tous les poissons ne se nourrissent pas de la même façon, ni des mêmes aliments. Ces différences ont d'ailleurs des répercussions anatomiques : on peut deviner, à la forme de la bouche du poisson, de quelle façon l'animal se nourrit. 

Que savez-vous de la nutrition des poissons ? Ici, un gobie à taches noires. © Eric Engbretson, U.S. Fish and Wildlife, DP

La nutrition des poissons

La bouche du poisson (et sa position au bout du museau) varie quelque peu. Elle peut être terminale, ou en position inférieure, parfois même dirigée vers le haut.

Écosystème d'un lac. Le poisson peut se nourrir de plancton, d'autres poissons, de plantes aquatiques… © Association pour la sauvegarde du Léman (ASL)

La bouche s'ouvre vers le bas, souvent munie de barbillons : le poisson cherche sa nourriture sur le fond. Ex. : le barbeau, le silure ou la lote d'eau douce mangent des œufs ou des vers.

Différences morphologiques des poissons selon le type de nourriture : 1. prédateur ; 2. non-prédateur ; 3. mangeur en surface ; 4. mangeur d'algue ; 5. poisson de fond. © Aquabase, Fitzz, CC by-nc-sa 2.0

Une gueule ouverte vers le haut indique un prédateur atteignant ses proies par-dessous : la truite mange de gros insectes en surface. Une grande gueule pourvue de nombreuses dents (les dents ne sont pas implantées seulement sur les mâchoires, mais aussi sur les os du palais et même sur la langue) indique un carnivore qui peut chasser à l'affût : le brochet par exemple. Les dents ne servent qu'à retenir les proies avalées entières.

La recherche de nourriture

Les modalités de la recherche de nourriture sont variables. La truite arc-en-ciel chasse à vue et la truite fario à l'odorat. Un brochet chasse à l'affût des proies qui bougent uniquement. L'anguille découvre sans peine un appât immobile, parce qu'elle chasse à l'odorat. La plupart des alevins en eau calme se nourrissent de plancton. Mais tous les individus d'une même espèce se comportent de la même façon.

Un animal a besoin de nourriture :

  • pour subsister ; 
  • pour conserver sa chaleur (besoin quasi nul chez les poissons) ;
  • pour augmenter de taille ; 
  • pour mûrir ses organes reproducteurs (phénomène saisonnier et peu important).

Il faut s'attendre à ce que la ration alimentaire d'un poisson soit faible. La ration quotidienne des carpes à l'engrais est de 4,5 % en été. Un tel résultat est conforme à ce qu'on peut supposer, sachant que les besoins en énergie sont inversement proportionnels à la taille, et que la croissance des carpes d’élevage est accélérée. Pour un brocheton d'une année, la ration quotidienne s'élève à 3 ou 5 % quand la nourriture est du poisson blanc et à 11 ou 12 % avec des gammares comme aliments : nous voilà loin du brochet qui mange son propre poids par jour !

Pourtant, les recherches ont établi la réelle voracité des alevins, dont les rations sont de l'ordre de 10 à 12 %. L'appétit des poissons dépend étroitement de la température de l'eau ; à 18 °C, l'appétit des truites atteint un maximum (10 %).