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Femelle Gorille

Diaporama - La planète des singes
PhotoClassé sous :zoologie , primate , singe
Femelle Gorille
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Gorilla gorilla beringei - Gorille de montagne

Description

Une femelle ne met au monde son premier petit que vers l'âge de 10 ans et ne peut procréer que tous les 4 à 5 ans. Le taux de mortalité des jeunes est très élevé. Un seul petit vient au monde au terme d'une gestation qui varie de 260 à 300 jours. Dans le cas de jumeaux, l'un des deux mourra car la mère ne peut s'occuper de deux petits à la fois. A la naissance, le gorillon est recouvert d'un fin duvet. Sa peau est rosâtre et il ne pèse que 2 kg. Il va sans dire qu'il est extrêmement vulnérable. Le sevrage intervient au bout de la troisième année, et c'est à ce moment là que la mère chasse son petit du nid qu'ils partageaient tous deux chaque soir. Les liens qui unissent la mère et son petit sont très forts. En cas de décès du nouveau-né, sa mère le traîne partout avec elle pendant des jours en refusant de l'abandonner. Cette situation peut la rendre dépressive.

Tourisme

Les premières visites touristiques de gorilles en liberté débutèrent en 1955 dans la réserve de Mgahinga en Ouganda. D'autres secteurs ont ensuite été ouverts officiellement au tourisme : le Parc National de Kahuzi-Biega en République Démocratique du Congo (ex Zaïre) en 1973, le Parc National des Volcans au Rwanda en 1973, le Parc National des Virunga en République Démocratique du Congo et le parc National de Mgahinga en 1979. Il s'y rajouta en 1993, le Parc National de Bwindi en Ouganda.

Depuis, le tourisme aux gorilles a drainé sur ces différents sites, des milliers de visiteurs et, par conséquent, une manne financière considérable pour les trois pays concernés. Il se pose cependant le problème de savoir si l'activité touristique est un moyen viable et adapté pour la conservation des espèces en danger. S'il est vrai que ce type de tourisme génère des revenus conséquents dont une partie sert à la conservation des parcs nationaux, une étude révèle qu'il pourrait s'avérer dangereux pour les gorilles eux-mêmes du fait de la transmission possible de maladies par des humains aux primates.

L'on envisage fréquemment la probabilité d'infection de l'homme par un virus transmis par un singe, mais on parle peut de la possibilité inverse. En effet, un banal rhume peut se transformer en affection mortelle pour un primate sauvage. Il importe donc que cette activité soit sévèrement contrôlée et que des règles strictes soient respectées. A savoir : distance d'approche des animaux, durée, fréquence et nombre des visites. Ces dispositions valent aussi pour les guides, les gardes ou les chercheurs qui représentent tous de potentiels vecteurs d'agents pathogènes. Il existe également un risque de modification du comportement des anthropoïdes au contact des touristes à cause du stress.

Si l'on rajoute à cela l'instabilité de la situation politique de cette région de l'Afrique, il se pose le problème de mettre en adéquation les menaces citées et les risques liés à l'écotourisme, et la conservation des espèces. Des pays aussi démunis que ceux qui abritent les grands singes ne peuvent se permettre de rejeter les revenus que peut générer l'écotourisme. Les scientifiques, les gestionnaires des parcs et les politiciens doivent donc trouver très rapidement une solution dans l'intérêt de toutes les parties.

Voir notre dossier :

http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier518-1.php

Commentaires : Patrick Straub