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Choisir son spa

Dossier - La balnéothérapie à domicile
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Spa, sauna, hammam, douche hydrojet : il existe de nombreux appareils de balnéothérapie. Tour d'horizon dans ce dossier pour tout savoir de leurs bienfaits et mieux choisir votre balnéo à domicile.

  
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Choisir son spa n'est pas chose aisée. Voici, en détail, les points essentiels à prendre en compte avant de se décider.

Comment choisir son spa ? © Ivan Mateev, Shutterstock

Le boîtier électrique

Le boîtier électrique, relié au tableau de commande électronique, gère l'ensemble des fonctions techniques et de confort de l'appareil. La consommation totale, de plusieurs kilowatts, peut nécessiter une augmentation de la puissance souscrite lors de l'abonnement. Comme pour la baignoire balnéo ou tout appareil sanitaire raccordé au secteur, l'installation électrique doit obéir à des règles strictes de sécurité.

Le système de chauffage

Le système de chauffage est chargé de maintenir l'eau du bain à une température constante de 30 à 40 °C. Compte tenu du volume relativement faible à chauffer, il intègre en général un réchauffeur électrique d'une puissance adaptée au format du spa. Celle-ci est en moyenne de 2 à 9 kW mais peut atteindre 12 kW pour des modèles encastrés de grande capacité. Doté d'un corps tubulaire, le réchauffeur abrite une résistance thermoplongeante. Les résistances en titane sont à privilégier car plus résistantes au milieu, plus économes à l'usage et demandant moins d'entretien. Certains fabricants proposent, en remplacement du réchauffeur, un échangeur thermique utilisable avec un générateur de chauffage central : chaudière, PAC aérothermique ou géothermique, etc.

Le système d'hydromassage

Le dispositif d'hydromassage relève d'un équilibre complexe entre les jets installés (cascade, directionnels, rotatifs, à spirale...), leur grosseur de sortie, la capacité des pompes, la qualité de la plomberie...

Le nombre de jets est une variable à observer avec attention. Un spa équipé de 80 buses produisant un même type de massage n'offre que peu d'intérêt face à un modèle comportant moitié moins de jets mais de formes et de tailles différentes. Ce qui importe avant tout est la diversité des actions (caressantes, décontractantes, revigorantes) et la répartition des massages dans la cuve : cervicales, dos, fessiers, membres inférieurs et supérieurs, voûtes plantaires...

Hydromassage par microjets. © Jacuzzi®

Plus les jets sont nombreux, plus ils réclament de puissance de pompage. Un spa peut ainsi compter de une à quatre pompes « booster » complétées d'un surpresseur d'air. Les pompes standards en service tournent continuellement à plein régime : elles sont de fait énergivores et exposées aux surchauffes. Les bivitesses ou à vitesse variable consomment en principe moins d'électricité et vivent plus longtemps. Problème, les puissances sont soit indiquées en CV ou HP (1 à 5), soit en W ou kW (0,7 à 3). Pas simple pour le profane d'établir une comparaison, d'autant qu'un même fabricant peut à la fois utiliser le CV ou le HP pour les boosters et le W ou le kW pour le surpresseur... On rencontre aussi des revendeurs qui utilisent improprement l'unité BHP au lieu de HP : c'est une pratique abusive visant à gonfler les données.

Une autre source de confusion réside dans le terme de « blower » communément employé pour désigner les buses d'air. Disposées dans les sièges et le fond de la cuve, elles sont à distinguer du surpresseur que l'on nomme aussi de cette façon (ou, encore, souffleur).

La pompe de circulation

Une pompe de circulation (ou recirculation) constitue le meilleur moyen de gérer la filtration spa. De faible puissance (100 à 750 W), elle peut tourner en continu 24 heures sur 24 tout en fournissant un débit suffisant pour le chauffage. Les spas qui en sont dépourvus doivent utiliser périodiquement une pompe de puissance supérieure capable de tourner à basse vitesse. Dans ce cas, la consommation électrique passe du simple au triple (voire au-delà).

Le système de filtration

La filtration a pour but d'intercepter les éléments polluants (cheveux, peaux mortes, poussières...) et, ainsi, de limiter le développement des algues et des bactéries. Son efficacité est déterminante dans un espace d'eau confiné et chauffé : le bain restant utilisable plusieurs semaines durant, la vidange ne s'effectue que 3 à 5 fois par an. Des cycles programmables favorisent une meilleure maîtrise des coûts de fonctionnement du spa. En règle générale, il est recommandé 8 heures de filtration quotidiennes, réparties sur 24 heures.

Le matériel le plus utilisé est de type skimmer à cartouche, auquel peut être associé un filtre à sable quartzifère (spas encastrés avec local technique), un ozonateur (pour conserver une eau claire et pure)... La présence d'un système de purification à l'ozone minimise l'usage de produits d'assainissement spécifiques aux spas mais ne l'annule pas. Vendre un « spa sans produits chimiques » est un leurre.

L'isolation

Une bonne isolation de la cuve, grâce à une forte densité de mousse polyuréthane notamment, permet d'économiser l'énergie en évitant les déperditions calorifiques. Il convient de l'associer à une couverture isotherme, souple ou rigide, qui empêche en même temps l'évaporation de l'eau et constitue une sécurité antichute pour les enfants.

L'intérieur de la cuve doit présenter une surface lisse et agréable au toucher. Ce que garantissent les modèles thermoformés, sans soudure. Les matières ayant subi un traitement antibactérien apportent un plus, de même que les surfaces antidérapantes (pour les spas encastrés en particulier).

La base du spa

La base doit être en mesure de supporter le poids de la cuve, d'assurer sa stabilité et son équilibre. Moulée d'une seule pièce en plastique rigide (type ABS), elle isole du sol les composants électriques. Pour les spas extérieurs, elle est souvent doublée d'un plancher servant à renforcer la protection électrique et l'isolation thermique.