Les protéines sont à la base de nombreux tissus et participent à de multiples processus physiologiques. Une carence peut se traduire par des symptômes variés. Voici quelles sont les personnes à risque et les signes qui doivent alerter.


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    Nos besoins quotidiens en protéines s'élèvent en moyenne à 0,8 g par kgkg et par jour. Avec le développement des régimes végétariens ou vegan, il existe un risque de carence, d'autant plus que les protéines végétales sont moins bien assimilées que les protéines animales. Les personnes âgées et les femmes enceintes sont elles aussi à risque du fait de leurs besoins plus élevés. Voici six signes qui peuvent alerter sur une possible insuffisance.

    Des fringales constantes

    Les protéines contribuent à ralentir la libération de sucres dans le sang aidant ainsi à réguler la glycémie. Un manque de protéines va donc entraîner un pic d'insuline avec une baisse d'énergieénergie et une sensation de faim. D'autre part, les repas riches en protéines sont plus rassasiants que les repas composés majoritairement de glucidesglucides et de lipideslipides car elles sont plus longues à digérer.

    Une faiblesse musculaire et une fragilité ligamenteuse

    Les cellules des muscles et des ligaments ont besoin de protéines pour se renouveler. Lorsque l'apport est insuffisant, cela se traduit par des douleursdouleurs et une faiblesse musculaire. Quand la carence est prolongée, l'organisme va aussi puiser dans les muscles pour fabriquer son énergie.

    Une fatigue et une faiblesse musculaire sont des signaux d’un manque de protéines. © torwaiphoto, Fotolia
    Une fatigue et une faiblesse musculaire sont des signaux d’un manque de protéines. © torwaiphoto, Fotolia

    Une plus grande sensibilité aux maladies

    Le système immunitairesystème immunitaire repose en grande partie sur les immunoglobines (anticorpsanticorps), des protéines qui vont reconnaître et neutraliser les agents pathogènespathogènes. En cas d'un apport insuffisant en protéines, celles-ci ne se renouvellent pas assez rapidement, ce qui rend l'organisme plus sensible aux maladies et retarde la guérisonguérison.

    La perte des cheveux et des ongles striés

    Les onglesongles et les cheveux sont constitués à 97 % de kératinekératine, une protéine fibreusefibreuse synthétisée par l'organisme. En cas de manque de protéines dans l'alimentation, le cheveu tombe et ne peut plus se renouveler correctement, ce qui aboutit à une chevelure clairsemée. De même, les ongles sont striés, ternes et se cassent facilement.

    Constitués de kératine, les ongles et les cheveux ne se renouvellent plus correctement lorsque l'on ne mange pas assez de protéines. © Andrey Popov, Fotolia
    Constitués de kératine, les ongles et les cheveux ne se renouvellent plus correctement lorsque l'on ne mange pas assez de protéines. © Andrey Popov, Fotolia

    Une difficulté à se concentrer et des troubles du sommeil

    Les neurotransmetteursneurotransmetteurs comme la sérotoninesérotonine, la noradrénalinenoradrénaline ou la dopaminedopamine sont synthétisés à partir des acides aminésacides aminés des protéines. Une alimentation pauvre en protéines peut donc entraîner une fatigue psychique, des troubles de l'humeur, une baisse de la vigilance et de la capacité à se concentrer ou encore une difficulté à s'endormir.

    Des œdèmes

    L'albuminealbumine, qui représente 50 % des protéines totales du plasmaplasma, assure la régulation de la pression oncotiquepression oncotique sanguine. Lorsque son taux est trop bas, l'eau fuit des vaisseaux vers les tissus environnants, ce qui occasionne des œdèmesœdèmes, le plus souvent localisés dans les membre inférieurs.

    Attention : il ne suffit pas de manger n'importe quelles protéines pour couvrir ses besoins, car il faut aussi équilibrer les apports en acides aminés. Ainsi, une carence en un seul acide aminé est suffisante pour empêcher la synthèse d'une protéine. Cet équilibre est parfois difficile à trouver lorsque l'on suit un régime vegan, car les végétaux sont moins complets en acides aminés que la viande ou le poissonpoisson. De plus, certains minérauxminéraux comme le zinczinc et le soufre participent à la stabilisation de la structure de la protéine.

    Les formes graves de carence en protéines (kwashiorkorkwashiorkor) sont cependant très rares et touchent principalement les jeunes enfants dans les pays pauvres. Elles se traduisent par un retard ou un arrêt de croissance, un amaigrissement, la diminution de la massemasse musculaire, le gonflement du ventre, ou encore des troubles digestifs et mentaux.

    Voir aussi

    Obésité et sous-alimentation : les deux visages de la malnutrition