Les allergies au pollen, tout comme une infection virale, peuvent provoquer rhinites et éternuements. © Aleksej, Adobe Stock
Santé

Allergie au pollen et Covid-19 : comment les différencier ?

Question/RéponseClassé sous :Coronavirus , Allergies , Pollen

[EN VIDÉO] Le printemps sonne l'arrivée des allergies au pollen  Si le chant des oiseaux est synonyme d'une période agréable pour la plupart des personnes, il sonne le glas d'une période plus sombre pour 20 à 30% de la population française : la saison des allergies aux graminées. Mais d'où viennent ces allergies ? A quels types de pollen peut-on être allergique ? Et surtout, comment faire pour atténuer voire éradiquer ses symptômes ? Découvrez-le dans cette nouvelle vidéo ! 

Devant la persistance de la circulation du variant Omicron et avec les beaux jours qui arrivent, il n'est pas toujours aisé de faire la différence entre les symptômes liés à une réaction allergique au pollen et ceux de la Covid-19. Pourtant, et même si la sphère ORL est la principale zone concernée, certains signes permettent de différencier les deux affections.

Selon l'Inserm, le nombre de personnes allergiques augmente depuis ces dernières décennies. En effet, 25 à 30 % de la population serait allergique à « quelque chose », en particulier les enfants et les jeunes adultes. La rhinite et la conjonctivite sont les principales manifestations de la réaction au pollen et les voies supérieures respiratoires sont, tout comme dans le cas d'une infection au coronavirus, particulièrement touchées.

Quels sont les symptômes d’une allergie au pollen ?

Le printemps est synonyme de libération de pollens qui peuvent être reconnus comme allergènes par certains organismes. Ils sont pour la plupart transportés par le vent. Pollens d'arbres, de graminées ou d'herbacées, ils ont tous la particularité de déclencher une libération d'IgE chez les personnes dont le système immunitaire a perdu de la tolérance vis-à-vis de substances à priori inoffensives. Il en découle une libération excessive de médiateurs chimiques (histamine) responsables des symptômes allergiques.

En contact avec les muqueuses nasales, oculaires et bronchiques, ils génèrent un tableau clinique de rhino conjonctivite avec rougeur et sensation de sable dans les yeux, écoulement nasal clair, éternuements en salve et prurit nasal. Ces symptômes sont particulièrement aigus en extérieur et peuvent se compliquer d'une toux sèche et sifflante chez les personnes asthmatiques.

Pollens de différentes plantes pouvant être allergènes. © Darmouth College, Wikimedia Commons, Domaine public

Quels sont les symptômes d’une infection au variant Omicron ?  

Les principaux symptômes de la Covid-19 sont principalement de la fatigue, une toux, de la fièvre, des maux de tête et des courbatures. Alors que les précédents variants pouvaient entraîner des troubles respiratoires majeurs, Omicron affecte plus spécifiquement la sphère ORL générant ainsi des symptômes plus proches du rhume (sensation de « nez bouché »).

Comment faire la différence ?

Même si certains signes peuvent être identiques, les défenses de l'organisme face à un agent infectieux (tel que le virus Omicron) et un allergène n'impliquent pas les mêmes mécanismes.

La perte d'odorat dans le cas d'une allergie est due à l'obstruction des voies nasales empêchant les odeurs d'atteindre la zone olfactive. Le SARS-CoV-2, en revanche peut infecter les neurones sensoriels et provoquer une inflammation persistante de l'épithélium et du système nerveux olfactif. Une perte d’odorat sans obstruction nasale orientera donc le diagnostic vers une contamination par le virus.

Il en est de même si la personne présente de la fièvre. Cette réaction naturelle permet à l'organisme de lutter contre un agent infectieux par élévation de la température corporelle. Cette réaction n'existe pas dans le cadre d'une allergie qui est une surexpression du système immunitaire.

Par ailleurs, les pollens venant de l'extérieur engendrent des symptômes qui évoluent en intensité au cours de la journée (particulièrement tant que le contact est maintenu avec l'allergène). La continuité des signes dans le temps présagera plus spécifiquement une infection par le coronavirus.

La toux, largement rapportée dans le cadre de la Covid-19, se manifeste uniquement comme une complication des réactions allergiques (asthme bronchique) et les personnes qui en souffrent connaissent généralement bien les symptômes et les facteurs favorisants.

En dernier ressort, le contact avec une personne testée positive au coronavirus conduit incontestablement à une suspicion d'infection. De plus, le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) permet aux personnes allergiques de surveiller les pics de pollen. En cas de doute, il est préconisé de faire un test antigénique ou un test PCR pour exclure ou confirmer une contamination avec le virus Omicron.

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