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Quelques conseils santé

Dossier - Eco-consommation : gestes clés au quotidien
DossierClassé sous :développement durable , recyclage , Pollution

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Le 3ème millénaire s'ouvre sur des défis écologiques sans précédents : réchauffement climatique, biodiversité en péril... Par nos choix de consommation, nous pouvons tous agir, sans bouleverser notre mode de vie et notre confort.

  
DossiersEco-consommation : gestes clés au quotidien
 

1 - Saviez-vous, par exemple, que beaucoup de plastiques contiennent des phtalates (suspectés de perturber le fonctionnement des hormones) qui migrent vers les aliments lorsqu'ils sont chauffés en même temps ?

Si vous utilisez le micro-ondes, faites plutôt réchauffer vos aliments dans une assiette ! Et évitez généralement les plastiques, car ils sont produits à partir du pétrole, polluant à tous les stades de son exploitation.

2 - Connaissez-vous les ingrédients des produits d'hygiène et de beauté de votre salle de bain ?

Ils sont souvent moins anodins qu'on ne le croit et ils repartiront en partie dans la nature. Vérifiez aussi les étiquetages de vos produits de beauté : les produits contenant « bromo », « iodo », « chloro », PEG, PPG, propylène glycol... sont toxiques à long-terme. Préférez les alternatives naturelles : argile, béta-carotène, glycérine, produits à base de plantes sans édulcorant, conservateur, colorant ou arôme artificiel, et non testés sur les animaux.

Contre les produits qui se disent « naturels » avec 1% de plantes, le label COSMEBIO garantit 95% de composants d'origine naturelle (dont 5 à 10% « bio »), l'absence de parfum de synthèse, de silicone et de la plupart des conservateurs. Fabrication, emballages et déchets sont également contrôlés.

3 - Révisez aussi vos notions d'hygiène : le mieux est parfois l'ennemi du bien en ce qui concerne l'entretien de votre maison...

Ils sont reconnus comme étant impliqués dans le développement très importants des allergies. De plus, 50% des toxiques passant par nos canalisations échappent aux stations d'épuration et sont rejetés dans les cours d'eau puis la mer. Les produits pour nettoyer linge, sols, éviers... contiennent notamment des phosphates qui favorisent l'eutrophisation (asphyxie par prolifération d'algues) et attaquent la faune et la flore des eaux comme des rivages.

Attention à l'eau de Javel qui tue sans distinction virus, bactéries et champignons, et peut donc nuire aux équilibres naturels. Limitez son emploi aux WC et réfrigérateur.

Réduire les doses lavera aussi bien, et vous trouverez des produits plus écologiques, dans les magasins « bio » notamment. Pensez aussi aux « trucs de grand-mère » : faire reluire les cuivres avec du citron, nettoyer les vitres avec du papier journal, etc.

4 - Recherchez les "écolabels" officiels (AB, NF environnement...) ; ils interdisent les substances les plus dangereuses.

5 - Les habitats sont souvent plus pollués que l'extérieur : aérez une demi-heure par jour.

Ouvrez toujours les fenêtres pendant l'application d'une peinture, et n'utilisez que la dose nécessaire. Evitez les peintures acryliques ou glycérophtaliques et choisissez des peintures naturelles (à la chaux naturelle, caséine de lait, argile...) ou, au moins, sans solvant nocif, métal lourd ou liant synthétique.

6 - Les aérosols rejettent des composés nocifs (benzène, formaldéhyde). Préférez les vaporisateurs manuels, diffuseurs d'huiles essentielles, plantes d'intérieur aromatiques...

7 - La colle des meubles en fibres de bois agglomérées peut contenir du formaldéhyde, qui pollue l'atmosphère et nuit à votre santé. Et les moquettes synthétiques, mises en contact avec des solvants, créent des émanations toxiques. Préférez le bois brut cloué et les fibres naturelles (laine, sisal, coco, chanvre...).

8 - Les jardins amateurs français, souvent traités chimiquement, contribuent massivement à la pollution de la terre et des eaux. Avec une bonne terre, une biodiversité riche et le savoir-faire indispensable à tout bon jardinier, un jardin « bio » peut pourtant produire plus qu'un jardin traité chimiquement.

Evitez les pesticides et méfiez-vous des slogans comme « respecte l'environnement », « biodégradable»... Des fruits et légumes traités aux pesticides apportent vitamines et nutriments, mais aussi des traces de substances très toxiques ! Préférez les produits bio !

L'agriculture biologique n'utilise aucun produit chimique lors de la production ; tous sont remplacés par des solutions naturelles (engrais, lutte contre les ravageurs et "mauvaises herbes", soins aux animaux...). De plus, leur achat soutient un mode de production respectueux de la nature, qui limite la diffusion des substances toxiques.

9 - Choisissez des objets fonctionnant sans pile ou optez pour des piles rechargeables. Le mercure d'une pile pollue 1m3 de terre et 1000 m3 d'eau pour 50 ans et, ingéré, il peut lourdement toucher le système nerveux.

10 - Regroupez ampoules fluocompactes, piles et batteries, aérosols, pesticides, hydrocarbures, essence de térébenthine, restes de désherbants, d'engrais, de peinture ou de vernis ... et déposez-les avec les déchets toxiques dans une déchetterie ou un conteneur spécialisé.

11 - Les incinérateurs et les décharges intoxiquent notre environnement ; et brûler soi-même ses déchets émet 1000 fois plus de dioxines qu'un incinérateur. La seule solution pour faire face à cette production de déchets : limitez les emballages et adoptez le tri sélectif !