Faire ses courses en ligne, une tendance favorisée par les nouvelles technologies. © Simon Coste, Adobe Stock

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Faire les courses en ligne grâce à ces 8 tendances technologiques

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Robots automnes pour la livraison, nouveaux moyens de paiement, applications qui notent la qualité des produits ou achat par commande vocale... Zoom sur huit technologies qui révolutionnent notre façon de faire nos courses en ligne.

Quelque 40,5 millions d'internautes, soit 70 % des Français, ont effectué des courses en ligne au cours du 3e trimestre 2019, d'après l'Observatoire des usages Internet de Médiamétrie, une progression de 4,4 % sur un an. Une tendance directement liée aux nouvelles technologies qui changent notre façon de consommer et rendent l'achat en ligne plus pratique, plus rapide et plus écologique.

Faire les courses en ligne : la serrure connectée

Se faire livrer ses courses directement dans son frigo même quand on n'est pas chez soi, c'est possible grâce aux serrures connectées. Ce système permet de verrouiller ou déverrouiller l'ouverture de la porte à distance grâce à son smartphone. L'utilisateur envoie une invitation sécurisée sur le téléphone du livreur, qui peut ensuite pénétrer dans le logement pour y ranger les courses. Aux États-unis, Walmart propose ce service « InHome Delivery » dans quatre villes et des tests sont menés en France par le groupe Casino (Franprix). Le système génère cependant encore des réticences de la part des consommateurs, peu enclins à laisser entrer un inconnu dans leur maison.

L’achat par commande vocale

« OK Google, commande-moi une pizza ». De plus en plus d'enseignes développent des partenariats avec les services d'enceintes connectées comme Amazon Echo, Google Home ou Apple HomePod. Monoprix, Carrefour ou Leclerc ont par exemple développé leur application vocale pour Google Assistant, dont les fonctions se résument pour l'essentiel à la création de listes de courses que l'on retrouve ensuite sur le site ou l'application Drive de l'enseigne. Intermarché propose, lui, de finaliser l'achat directement par commande vocale. Ces systèmes s'avèrent encore assez laborieux à utiliser. Les progrès de l'intelligence artificielle devraient améliorer la fluidité du parcours dans les prochaines années.

Les applications de notation de produits

Un Français sur quatre utilise une application qui note les produits alimentaires ou cosmétiques en fonction de leur profil nutritionnel ou écologique, selon une étude Ifop. Le succès de Yuka, téléchargée par 15 millions d'utilisateurs, a fait des émules jusque dans les rangs des distributeurs. Système U a par exemple lancé Y’A Quoi Dedans, qui permet de filtrer les produits en fonction d'ingrédients à exclure ou de critères écologiques (sans gluten, bio, fabriqué en France...). Des applications qui ont un impact significatif lorsqu'une personne désire faire les courses, puisqu'un utilisateur sur trois déclare ne plus acheter une marque si les résultats obtenus via l'application ne correspondent pas à leurs attentes.

Des millions de Français font désormais leurs courses le smartphone à la main pour scanner leurs produits. © STEKLO_KRD, Adobe Stock

La dématérialisation du ticket de caisse

« Un hypermarché utilise 10.600 rouleaux de papier thermique pour imprimer ses tickets de caisse, l'équivalent en distance d'un Paris-Montpellier », rapporte à 20 Minutes la députée ex-LaRem Patricia Mirallès, auteure d'un amendement visant à supprimer les tickets de caisse et les reçus de carte bancaire papier d'ici 2023. Le projet s'appuie sur des arguments sanitaires (présence de bisphénol A sur les tickets) et écologiques, bien que l’envoi de courriel ait lui aussi un impact écologique non négligeable. Plusieurs enseignes proposent déjà l'envoi du ticket par courriel, et les clients, pour faire leurs courses en ligne peuvent également s'orienter vers des plateformes de paiement ou des applications mobiles pour régler leurs achats. La dématérialisation permet aussi un gain de temps en caisse et de retrouver facilement le ticket en cas d'échange ou de remboursement.

Robots et drones livreurs

« Le dernier kilomètre » représente 55 % du coût de livraison », rapporte la start-up française Unsupervised.ai, qui travaille sur un robot à quatre pattes baptisé Aida, capable d'acheminer des colis jusqu'à 15 kg. C'est l'une des dernières idées dans le foisonnement de nouveaux appareils pour simplifier et diminuer le coût des livraisons. Aux États-Unis, Amazon a lancé en 2019 son robot Scout, une sorte de caddie-glacière qui arpente les trottoirs grâce à ses capteurs et son système de navigation intelligent. Une myriade d'autres start-up développent par ailleurs leur propre robot autonome. Les drones permettent de leur côté de desservir les zones difficiles d'accès mais restent dépendants des autorisations de survol. La Poste dispose pour l'instant seulement de deux lignes commerciales en France.

Le robot livreur Aida de la start-up Unsupervised.ai. © Unsupervised.ai, Facebook

Les nouveaux moyens de paiement

Carte bancaire sans contact, compte PayPal ou Paylib, paiement par mobile... Pour régler ses achats en ligne ou en magasin, le client a désormais l'embarras du choix. Apple Pay est aujourd'hui disponible avec la quasi-totalité des cartes bancaires en France, et a enregistré 10 milliards de transactions dans le monde en 2019, deux fois plus que l'année précédente. Mastercard a lancé de son côté le paiement par selfie : au moment de payer ses achats effectués sur Internet, l'application scanne le visage préalablement enregistré et valide le paiement. Ceux qui craignent le piratage ont la possibilité de payer en ligne... avec des espèces. Amazon propose ainsi de charger une somme en chèque-cadeau dans un point de vente partenaire.

Faire les courses en ligne grâce à la réalité augmentée

L'impossibilité d'essayer un produit ou une description trop peu détaillée reste le premier frein à l'achat en ligne. De nouvelles solutions basées sur la réalité augmentée arrivent aujourd'hui à offrir une expérience d'achat proche du réel. Les opticiens proposent, par exemple, l'essayage virtuel des lunettes en chargeant sa photo sur le site. Ikea a lancé en 2017 une application permettant de visualiser un meuble en vente sur le site dans son salon. Tous les secteurs peuvent aujourd'hui offrir ce type d'expérience, de l'habillement au maquillage en passant par l'électroménager. Et ça marche : selon Cdiscount, le taux de conversion progresse de 20 à 80 % lorsque les produits sont présentés en réalité augmentée sur le site.

La blockchain pour la traçabilité des produits

Depuis janvier 2018, les clients de Carrefour peuvent vérifier l'origine des certains produits (poulet, tomate, œufs, camembert...) en scannant un QR Code avec leur smartphone. Une traçabilité rendue possible grâce à la technologie blockchain, qui enregistre et sécurise les données sur toute la chaîne de production. Une réponse à la demande croissante des consommateurs sur l’origine des produits qu'ils achètent. La blockchain permet également de repérer plus rapidement les produits défectueux et d'identifier la source du problème. Pour les produits à forte valeur ajoutée, comme le vin ou les bijoux, la blockchain apporte aussi des certifications contre la contrefaçon.

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