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Juin : les actus qu'il ne fallait pas manquer

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En juin, l'insaisissable Philae a fait parler de lui, réapparaissant sur des photographies et se réveillant pour commencer bravement à envoyer les données qu'il avait récoltées sur la comète. Rosetta, elle, s'intéressait à l'eau. Laquelle, sur Terre, inspirait des physiciens qui ont créé avec elle un étrange moteur et un non moins curieux ordinateur. La tête d'Hallucigena, perdue depuis cinq cents millions d'années, a fait le buzz. Et, bien sûr, New Horizons, se rapprochant de Pluton, nous en offrait des images - encore - inédites.

Une association significative entre santé et mois de naissance a été mise en évidence pour 55 maladies. Pas de panique : le risque lié au mois de naissance resterait toutefois mineur par rapport à d'autres facteurs sur lesquels il est possible d'agir comme l'alimentation et l'activité physique.

 

Un petit film réalisé à partir d'images prises dans le visible par le télescope Hubble montre les mouvements à l'intérieur d'un jet de matière produit par un trou noir supermassif de la galaxie NGC 3862. S'étendant sur presque 20 ans, ces images nous permettent de contempler un plasma de particules fonçant presque à la vitesse de la lumière sur une longueur de plusieurs centaines d'années-lumière.

 

Caché dans le relief tourmenté de la comète 67P/Churyumov-GerasimenkoTchouri, l'atterrisseur Philae, au terme de sa course folle du 12 novembre 2014, semblait avoir échappé aux caméras de Rosetta. L'analyse des données de l'instrument Consert a permis de cerner la zone où il devrait se trouver et un examen attentif des images prises par la caméra Osiris en décembre dernier a finalement montré quelque chose qui ressemble fort au petit robot.

 

Pendant le keynote organisé au Taipei International Convention Center, Microsoft a présenté son nouveau système d'exploitation, Windows 10, et montré quelques-uns des ordinateurs qui l'utiliseront, dont certains sont originaux, par exemple quand ils utilisent comme écran le téléviseur, à la manière des « micros familiaux » des années 1980.

 

Après sept mois d'hibernation, caché quelque part à la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, Philae, l'atterrisseur de la mission Rosetta s'est réveillé. De brefs signaux ont été reçus samedi soir, indiquant que le petit robot a suffisamment d'énergie pour envoyer ses données. Même si le débit est faible, la nouvelle est heureuse, nous explique le directeur du projet à l'Esa, Patrick Martin. Elle est tombée durant l'ouverture du 51e salon du Bourget dont Philae sera, avec le démonstrateur de rentrée atmosphérique IXV, l'attraction du pavillon de l'Agence spatiale européenne.

 

Il ouvre des petites persiennes, fait rouler un véhicule de 100 g et peut tout aussi bien allumer une Led. Pourtant, ce moteur ne consomme que de l'eau. Mise au point par des chercheurs états-uniens, cette curieuse invention exploite des bactéries savamment déposées sur un support. Celles-ci changent rapidement de volume lorsqu'elles s'humidifient ou qu'elles sèchent.

 

Une équipe de chercheurs de l'université de Stanford a créé un ordinateur dont le processeur fonctionne à partir de gouttelettes d'eau magnétisées qui remplacent les bits de données. La vocation de cette machine n'est pas de concurrencer nos ordinateurs actuels mais de pouvoir manipuler et contrôler la matière physique avec la même précision que le sont les données informatiques. À la clé, des applications envisageables en biologie moléculaire à haut débit et en chimie.

 

Des chercheurs ont trouvé une corrélation entre le tempérament des enfants et la composition de leur flore intestinale. Les bactéries du microbiome intestinal interagiraient avec les hormones du stress, chez les garçons comme chez les filles.

 

Sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, l'eau est partout. Grâce à Rosetta, dont l'Esa a allongé la mission de neuf mois, une étude a pu cartographier la distribution de la vapeur d'eau autour du noyau tandis qu'une autre s'est intéressée à la glace qui affleure dans certains endroits où la sombre poussière a été déplacée. De quoi mieux comprendre les processus qui transforment ces astres, véritables vestiges du Système solaire primitif.

 

À quelques mois du lancement de la mission ExoMars 2016 à destination de Mars, en janvier 2016, l'Agence spatiale européenne est dans l'expectative. En effet, cette sonde doit être confiée à un lanceur russe Proton, dont les récents échecs représentent un réel sujet de préoccupation, d'autant plus que cette mission est dépourvue de plan B. Les solutions que préconise la commission d'enquête pour éviter un nouvel accident du lanceur rassureront-elles l'Esa ?

 

D'après une estimation réalisée par des biologistes américains, le taux d'extinction actuel, pour les espèces de vertébrés, serait bien plus élevé que celui enregistré en période ordinaire. Pour la perte de biodiversité, notre époque correspondrait donc bien à une extinction massive. Mais elle n'en est qu'à son début donc rien n'est joué...

 

Le stockage d'électricité solaire, une question au cœur de la transition énergétique, reste encore problématique. Des chimistes américains pourraient avoir trouvé la solution avec un procédé capable de stocker cette énergie durant plusieurs semaines, contre quelques microsecondes jusqu'à présent. Leur secret : réorganiser les matériaux au sein de cellules photovoltaïques organiques en s'inspirant des plantes et de la photosynthèse.

 

Pluton commence à se dévoiler sur les dernières images prises par la sonde New Horizons. Les scientifiques de la mission soulignent la complexité des structures à sa surface : certaines régions sont très sombres et d'autres beaucoup plus claires. Dans moins d'un mois, nous découvrirons, avec plus de détails que jamais, les différents paysages qui caractérisent cette planète naine située à près de six milliards de kilomètres du Soleil.

 

Il avait fait tourner la tête des paléontologues durant des décennies. Hallucigenia est resté le plus hallucinant des fossiles d'animaux datant du Cambrien retrouvés dans les schistes de Burgess, tous bien étranges, tels les anomalocarides et Opabinia. Deux chercheurs pensent avoir enfin résolu le puzzle de la reconstitution de l'aspect de cet animal. Comme certains s'en doutaient, on avait initialement pris la queue pour la tête...

 

Pluton et Charon peuvent être considérés comme un système planétaire binaire. La mécanique céleste des autres lunes tournant autour de ce couple imite donc celle d'exoplanètes autour d'une étoile binaire. Or, les images fournies par Hubble conduisent à attribuer à Nix et Hydra des mouvements de rotation chaotiques changeant sans cesse la durée des jours et la position des levers de Soleil.

 

Le buzz du mois : votre mois de naissance influence (un peu) votre risque de maladie, notamment cardiovasculaires. © Sebastien Wiertz, Flickr, CC by-nc-nd 2.0