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[EN VIDÉO] Interview 1/5 : la pollution de l'air est omniprésente Nous sommes en permanence confrontés à une menace invisible et insidieuse : la pollution atmosphérique. Philippe Hubert, directeur des risques chroniques de l’Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), nous en explique les causes et nous décrit les normes en matière de pollution de l’air.

Ventilation et isolation thermique vont de pair. S'il est bien isolé, un bâtiment est donc étanche mais il doit alors être impérativement aéré. Que ce soit pour la maison ou un local, professionnel ou commercial, la ventilation est indispensable de renouveler l'air intérieur avec un apport d'airair neuf de l'extérieur et pour en extraire l’air vicié par les mauvaises odeurs, l'humidité, les produits de combustioncombustion des appareils de chauffageappareils de chauffage, les composés organiques volatils (COVCOV) et les microbes.

Dans une maison, elle contribue au confort des occupants et à l'hygiène notamment en évacuant la condensationcondensation et en empêchant le développement de moisissures. Une mauvaise ventilation, au-delà de 2.000 ppmn de CO2, peut entraîner maux de tête, somnolencesomnolence et fatigue générale. La recommandation sanitaire est de 1.000 ppmppm de CO2.

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Les différents types de ventilation

Pour cela, il existe deux types de ventilation : la ventilation naturelle, qui est assurée par de petites ouvertures, en bas et en haut, dans les mursmurs qui consiste  à faire circuler l'air frais et à chasser l'air vicié ; matérialisées par de petites grilles, elles se situent dans la cuisine, la salle de bains... C'est un balayage naturel qui résulte de la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur d'un bâtiment, qui crée ainsi un mouvementmouvement d'air. Ce type de ventilation est celui qui se rencontre le plus fréquemment dans le parc de bâtiments français, lequel a été construit majoritairement avant 1970.

La deuxième façon est la ventilation mécaniqueventilation mécanique contrôlée ou VMC par systèmes à simple flux ou ventilation à double flux connectés à un moteur de ventilation généralement placé dans les combles, ou encore, sur le même principe, l'extracteur mécanique d'appoint. Ces systèmes doivent répondre au principe de ventilation par pièce séparée (dans l'habitat avant 1968) ou au principe de ventilation générale et permanente par balayage (exigence réglementaire dans l'habitat depuis 1969).

Une troisième solution est la ventilation mécanique par insuflation dont le fonctionnement est à l'inverse de celui de la VMC puisqu'il s'agit d'injecter de l'air extérieur qui est en général chauffé en période hivernale par une résistance électriquerésistance électrique ou par un chauffage solaire, soit couplé avec un puits canadien dont le principe fonctionne avec un réseau de tuyaux enterrés. Avec cette climatisation naturelle, qui rafraîchit l'été et réchauffe en hiverhiver, l'air circule de façon passive, les prises d'air sont situés à l'extérieur, raison pour laquelle une installation géothermique nécessite d'avoir un jardin assez grand.

Ce système n'est pas adapté aux grandes surfaces, en revanche, il est efficace dans la lutte contre le radon.

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