Au fur et à mesure des recherches et des expériences, le développement de la vie artificielle a fait des progrès. L'utilisation d'éléments FPGAFPGA (des composants électroniques reprogrammables) a permis de concevoir des machines d'un nouveau genre, en ce sens qu'elles sont capables de s'autoréparer.

Le LSL de Lausanne, sous la direction de Daniel Mange, est particulièrement en pointe dans le domaine des machines capables de s'autoréparer.

Jusqu'où ira le développement de la vie artificielle ? © Agsandrew, Shutterstock
Jusqu'où ira le développement de la vie artificielle ? © Agsandrew, Shutterstock

BioWatch, une horloge à base de composants FPGA

On y a construit par exemple la BioWatch, une horloge conçue à base de composants FPGA, qui est capable de se reconfigurer d'elle-même en cas de défaillance de l'un ou l'autre de ses composants. En cas de défaillance grave, elle est même capable de se dupliquer au sein d'autres composants afin de pérenniser son fonctionnement.

Plus récemment, le LSL a conçu le BioWall, un système qui préfigure aussi bien de nouvelles interfaces tactiles, qu'un futur tableau noir ou que les tissus intelligents de demain.

Le BioWall. © DR
Le BioWall. © DR

Les mécanismes mis en jeu dans ces systèmes pourront fournir les bases de nouvelles machines robustes, aptes à s'adapter à la tâche en cours et à « survivre » dans un environnement difficile et changeant (on pense en particulier à l'exploration spatiale). Associés aux nanotechnologies, ils pourraient permettre des réalisations dignes de la plus ébouriffante des sciences-fictions.