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Psikharpax et la robotique biomimétique

Dossier - Psikharpax, le robot-rat intelligent
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Le Projet Psikharpax s'inclut dans une optique d'utilisation des robots pour nous aider à mieux comprendre le vivant. Ce robot-rat intègre les dernières technologies de la robotique.

  
DossiersPsikharpax, le robot-rat intelligent
 

Le Projet Psikharpax a pour but de s'approcher au plus près du comportement et raisonnement du rat. L'objectif principal est d'utiliser le robot comme une plateforme de tests d'hypothèses biologiques pour contribuer à la compréhension de ces mécanismes chez les Mammifères. Ici on va plus loin que la robotique bio-inspirée, on parle de « robotique biomimétique ». 

Le gecko. © Dr. Raju Kasambe, CC by-sa 4.0

La bio-inspiration est une démarche déjà très répandue en robotique, qui consiste à aller regarder comment la nature a résolu certains problèmes complexes (comme la façon dont certains animaux comme le lézard gecko parviennent à se suspendre et escalader n'importe quelle surface lisse ou rugueuse), et à s'en inspirer pour améliorer les capacités des robots

La nature, source d'inspiration

Le biomimétisme va plus loin que la bio-inspiration puisqu'il consiste à copier le plus fidèlement possible ce qu'on observe dans la nature, pour ensuite tester la justesse de notre compréhension (lire l'ouvrage La Bionique : quand la science imite la nature, par Agnès Guillot et Jean-Arcady Meyer, Dunod 2008).

La robotique biomimétique : reproduire au mieux le mécanisme d'un animal. © CNRS Photothèque/ISIR/Rajau Benoît

Cela n'empêche pas le robot-rat Psikharpax de contribuer également à la première démarche : la robotique bio-inspirée ; en s'inspirant des capacités d'adaptation du rat, on contribue aussi à mettre au point des robots qui pourront agir de façon autonome, apprendre de leurs propres erreurs, s'adapter aux changements de l'environnement. Ceci sera utile pour envoyer des robots résoudre des problèmes dans des milieux qui sont dangereux pour l'Homme, comme l'exploration de l’espace, des fonds marins, le déminage de zones touchées par la guerre, ou l'entretien de centrales nucléaires.

Mais en tout cas, l'objectif principal du projet Psikharpax est de reproduire sur le robot la plupart des mécanismes étudiés chez le rat, en particulier les mécanismes neurobiologiques (liés au fonctionnement de son cerveau), pour aider les biologistes à mieux les comprendre.