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Darwin fait référence au naturaliste britannique Charles DarwinCharles Darwin (1809-1882), père de la sélection naturellesélection naturelle, et est également le nom d'une mission scientifique de l'Esa.

Charles Darwin, père de l'évolution par la sélection naturelle

Charles Darwin est un naturaliste britannique, principalement connu pour avoir explicité la théorie de l'évolution par les moyens de la sélection naturelle dans son ouvrage De l'Origine des espèces (24 novembre 1859).

Né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans une famille anglaise bourgeoise, Charles Darwin se lance d'abord dans des études de médecine pour suivre les traces de son père. Peu intéressé par le sujet, il passe davantage de temps à s'intéresser aux sciences naturelles.

Face à cet échec, son père Robert l'inscrit dans des études de théologie à l'université de Cambridge. Il y rencontre le professeur de botaniquebotanique Robert Henslow qui changera sa vie et son destin quelques années plus tard. Alors que Charles Darwin s'apprêtait à mener une vie de pasteur, Henslow le recommande auprès de Robert FitzRoy, capitaine du navire royal HMS Beagle. Chargé d'effectuer une mission géologique autour du monde, le marin cherchait un homme de bonne compagnie. Après des tergiversations de part et d'autre, Darwin prit place à bord du navire et fit le tour de la TerreTerre en tant que naturaliste entre 1831 et 1836.

Darwin a fait le tour du monde à bord de l'<em>HMS Beagle</em> (au centre) entre 1831 et 1836. © DP

Darwin a fait le tour du monde à bord de l'HMS Beagle (au centre) entre 1831 et 1836. © DP

Durant ce voyage, il récolta des échantillons, entreprit des fouilles, collectant de nombreux échantillons et fossiles, et se documenta beaucoup sur les thèses récentes en sciences naturelles. Après d'intenses années de réflexion, il développa l'idée que les espècesespèces avaient évolué et se transformaient au cours des temps géologiques, sous la pressionpression de la sélection naturelle.

Ses thèses furent l'objet de vives polémiques à leur sortie, opposants et partisans s'affrontant dans des débats houleux, dont le plus célèbre reste celui d'Oxford en 1862. Elles furent acceptées par la communauté scientifique à partir des années 1930 seulement, soit une cinquantaine d'années après le décès de Charles Darwin (19 avril 1882).

Le naturaliste est l'auteur de nombreux ouvrages, traitant de sujets aussi vastes que la pollinisation des orchidées par les insectesinsectes, l'expression des émotions chez l'Homme ou l'animal, le rôle écologique des vers de terre ou les origines de l'humanité et la sélection sexuellesélection sexuelle.

La mission Darwin de l’Esa

Darwin est une mission scientifique de l'Esa développée pour découvrir des exoplanètesexoplanètes comparables à la Terre et analyser leur atmosphèreatmosphère afin d'y déceler éventuellement la signature chimique de la vie. Cette mission est en cours d'étude et devrait être lancée peu après 2014.

Darwin est une flottille de huit véhicules spatiaux, dont six emporteront des télescopes. Le septième combinera la lumièrelumière provenant des six premiers et simulera un miroirmiroir aux dimensions beaucoup plus grandes que celles d'un simple télescope. Le huitième communiquera avec la Terre et le reste de la flottille.

Un des télescopes de la mission Darwin. Celle-ci en comprendra huit au total. © Medialab, Esa, 2002

Un des télescopes de la mission Darwin. Celle-ci en comprendra huit au total. © Medialab, Esa, 2002

Les méthodes de détection actuellement mises en œuvre pour la recherche des exoplanètes, et qui ont conduit jusqu'ici à la découverte d'une soixantaine d'objets, sont des méthodes dites indirectes. Les planètes sont détectées par l'observation et la mesure très précise des mouvementsmouvements qu'elles impriment à leur astreastre central (astrométrie, vitessesvitesses radiales) ou par les effets qu'elles produisent sur la luminositéluminosité de l'astre lui-même (transittransit, microlensing). Ces diverses méthodes ne permettent pas de voir directement la planète détectée, et encore moins d'en faire une analyse spectroscopique, capable de nous renseigner à distance sur la composition superficielle de ces objets.

Le concept Darwin est celui d'un instrument capable de séparer les flux lumineux d'une planète et de son étoileétoile centrale pour permettre cette analyse spectroscopique. Actuellement, c'est le seul instrument envisageable dans les prochaines années qui soit capable de détecter la présence de dioxyde de carbonedioxyde de carbone (CO2) dans les atmosphères planétaires, caractéristique des planètes telluriquesplanètes telluriques (petites planètespetites planètes rocheuses, telles MercureVénus ou la Terre), d'eau (H2O), d'ozoneozone (O3) et de dioxygène (O2). La présence simultanée de dioxygène en grande quantité et d'eau semble être un bon indicateur d'activité photosynthétique. Toutes ces espèces chimiquesespèces chimiques sont détectées dans le domaine de l'infrarougeinfrarouge (où le rapport entre le flux de l'étoile centrale et celui de la planète est optimal) dans un intervalle de longueur d'ondelongueur d'onde allant de 6 à 18 micronsmicrons.

Cette fenêtrefenêtre spectrale n'étant pas complètement accessible depuis les observatoires au sol, il est nécessaire d'envisager une mission spatiale pour atteindre cet objectif. Dans un avenir assez proche, la mission Darwin pourrait donc apporter les premiers indices pour répondre à une question fondamentale : la vie est-elle une exclusivité terrestre ? Et plus généralement, quelle est la probabilité d'apparition de la vie dans l'univers ?