Régler l'heure de sa montre ou le son de sa radio sans toucher les appareils ? C'est la promesse du projet Soli développé par Google depuis 2015. © Google

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Google autorisé à développer à grande échelle ses capteurs de reconnaissance de gestes

ActualitéClassé sous :smartphone , Projet Soli , détection des mouvements

Validée par la commission fédérale des communications américaine, cette technologie radar capte les mouvements des doigts et de la main pour contrôler à courte distance des appareils comme un smartphone, une montre et bientôt des véhicules.

Dans les cartons depuis quatre ans, le projet Soli va prendre forme puisque la Federal Communications Commission (FCC) a annoncé en début de semaine qu'elle accorderait une dérogation à Google pour faire fonctionner ses capteurs de contrôle haptique à des niveaux de puissance supérieurs à ceux actuellement autorisés. Une dérogation dont le champ d'action est extrêmement large puisque Google envisage d'intégrer cette technologie dans des smartphones et autres terminaux mobiles, mais aussi dans des véhicules, et cet agrément permettra même d'utiliser ce dispositif dans les avions sans que cela perturbe l'électronique à bord.

Derrière le projet Soli se cache un dispositif sans fil permettant de contrôler des appareils par des gestes de la main ou des doigts. C'est la technologie sans contact la plus aboutie puisqu'elle pourra permettre, par exemple, d'appuyer sur un interrupteur virtuel pour lancer une fonction, ou de tourner une molette virtuelle pour augmenter ou baisser un éclairage ou une radio, mais aussi pour régler sa montre.

Une minipuce qui détecte un geste et le transforme en une commande

Selon Reuters, si la FCC a donné son accord, c'est parce qu'elle estime que le projet Soli « servirait l'intérêt public en apportant des fonctions innovantes de contrôle des appareils utilisant la technologie des gestes de la main sans contact ». Notamment pour les personnes souffrant de troubles de la parole ou de la mobilité lorsqu'elles sont incapables de presser un écran tactile ou de tourner un bouton ou une clé dans une serrure.

Intégrée dans une montre, une porte ou une radio, cette puce reconnaît à distance les gestes de la main comme une rotation ou un pincement. © Google

Concrètement, ce projet Soli prend la forme d'une petite puce radar de moins de 10 mm de côté qui pourra fonctionner sans fil dans un spectre radio compris entre 57 à 64 GHz. Ce radar fonctionne donc en permanence avec une précision à 10.000 images par seconde, et dès que les doigts ou la main croisent les ondes radio, la puce enregistre le geste et le traduit en une commande. C'est le même principe que le Leap Motion, mais avec un champ d'application qui ne se limite pas aux consoles de jeu ou aux ordinateurs puisque la puce est beaucoup plus petite, et donc intégrable dans tous les types d'appareils.

Pour en savoir plus

Projet Jacquard : la veste connectée de Google et Levi's est en vente

Article de Marc Zaffagni publié le 26/09/2017

Plus d'un an après sa présentation, la veste connectée conçue par Google et Levi's est enfin disponible à la vente outre-Atlantique. Elle coûte 350 dollars et permet de piloter quelques fonctions d'un smartphone en touchant la manche gauche. Mais attention, on ne peut la laver que dix fois...

En mars dernier, Google et Levi's annonçaient pour l'automne la commercialisation de leur veste connectée baptisée Levi's Commuter Trucker. La voici disponible à la vente, aux États-Unis pour l'instant, au tarif de 350 dollars (un peu moins de 300 euros au cours actuel). Un prix élevé pour une veste en jean, d'autant plus que la version non connectée de ce vêtement coûte seulement 148 dollars... Mais il s'agit de toute façon d'un produit de niche, qui s'adresse à une clientèle férue de technologie prête à mettre la main à la poche pour posséder le dernier cri.

La Levi’s Commuter Trucker intègre la technologie du projet Jacquard de Google. Il s'agit d'un tissu composé de fils conducteurs qui peut détecter des gestes et permettre des interactions avec un smartphone connecté par une liaison Bluetooth. La zone tactile est ici placée sur la partie supérieure de la manche gauche, laquelle est reliée à un petit module Bluetooth qui assure la connexion avec le mobile et transmet des notifications par un voyant lumineux et des vibrations.

La Levi’s Commuter Trucker reconnaît quatre types de gestes

Compatible avec les smartphones Android et iOS, la veste connectée permet de commander le lecteur de musique, naviguer sur le Web par guidage vocal, prendre ou refuser un appel et demander la lecture vocale d'un SMS, le tout en passant par un kit mains libres. La surface tactile reconnaît quatre types de gestes que l'on peut configurer pour les actions disponibles. La Levi's Commuter Truckers'adresse principalement à des personnes circulant à vélo ou des piétons qui ne veulent pas sortir leur smartphone de la poche.

Une clientèle somme toute réduite qui devra faire attention à ne pas trop salir la veste. En effet, comme Google l'indique dans ses recommandations d'entretien du produit, la Levi's Commuter Trucker est prévue pour supporter une dizaine de lavages en machine. Le nettoyage à sec est prohibé et il faut éviter de poser un fer à repasser sur la manche gauche sous peine d'endommager les fils conducteurs. Tout de même assez gênant pour une veste pensée pour des cyclistes qui sont amenés à transpirer durant l'effort...


Projet Jacquard : la veste connectée de Google et Levi's disponible cet automne

Article de Marc Zaffagni, paru le 15/03/2017

Développée en partenariat entre Google et Levi's, la veste connectée Levi's Commuter permettra de contrôler certaines fonctions d'un smartphone en faisant des gestes sur la manche du vêtement.

Il y a un peu moins de deux ans, Google s'est associé avec la marque de vêtements Levi's dans le projet Jacquard afin de créer du fil à tisser conducteur pour fabriquer un tissu capable de réagir au toucher. L'idée était de pouvoir produire des vêtements connectés dont certaines zones puissent servir d'interface tactile pour contrôler des fonctions d'un smartphone par une liaison sans fil.

Le fruit de ce travail est sur le point de se concrétiser avec la sortie annoncée d'une veste Levi's basée sur cette technologie. La Levi's Commuter sera commercialisée à l'automne prochain pour un tarif de 350 dollars (environ 330 euros au cours actuel). Cher pour une veste en jean, sauf que celle-ci permettra d'interagir avec son smartphone sans avoir à le prendre en main.

La veste Levi’s Commuter propose encore peu de fonctions

Dans la manche gauche, au-dessus du poignet, une zone faite d'une quinzaine de fils conducteurs sensibles au toucher est reliée à un petit boîtier Bluetooth fixé sur le tissu. Ce dernier est connecté à un smartphone avec lequel l'utilisateur pourra interagir par des gestes effectués sur la zone tactile de la veste : commander le lecteur de musique, prendre ou refuser un appel avec un kit mains libres, consulter l'heure sous forme vocale... La Levi's Commuter s'adresse à des personnes qui se déplacent à vélo ou dans les transports en commun, écouteurs vissés dans les oreilles.

Une application Android du nom de projet Jacquard permettra de sélectionner le type de commandes que l'on souhaite configurer. Par ailleurs, une interface de programmation (API) sera prochainement mise à disposition des développeurs afin qu'ils puissent inventer de nouveaux contrôles gestuels. Car les premiers usages décrits n'ont rien d'exceptionnel et s'apparentent à ce que proposent déjà les montres connectées.

Or, ces dernières n'ont jusqu'à présent pas réussi à convaincre de leur utilité. Cependant, l'interface de cette veste connectée a elle-même du potentiel et ce sont assurément les applications dédiées qui en feront le succès ou l'échec.


Avec Jacquard et Soli, Google veut investir nos vêtements

Article de Marc Zaffagni, paru le 06/06/2015

Lors de sa conférence annuelle, Google a dévoilé deux nouveaux projets de recherche et développement dédiés aux vêtements et aux objets connectés. Le projet Jacquard repose sur un fil à tisser conducteur qui permet d'insérer des zones tactiles directement dans un vêtement. De son côté, le projet Soli est un radar miniature capable de capter les mouvements des doigts pour contrôler, par exemple, l'interface d'une montre.

Après les lunettes et les lentilles connectées, Google s'intéresse désormais aux vêtements. Le géant américain a profité de sa conférence annuelle Google I/0 pour présenter les derniers travaux en cours au sein de son groupe ATAP (Advanced Technology And Projects) auquel on doit notamment les programmes Tango (modélisation 3D en temps réel) et Ara (smartphone modulable).

Parmi les nouveautés présentées figure tout d'abord le projet Jacquard qui repose sur l'utilisation d'un fil conducteur pour fabriquer du tissu sensible au toucher. Google s'est associé avec la marque nord-américaine de jeans Levi's pour développer ce concept. Le fil en question incorpore des fibres de cuivre et peut être fabriqué à partir de n'importe quelle matière couramment employée dans l'industrie du textile (coton, polyester ou soie) et dans toutes les couleurs. Surtout, ce fil est compatible avec les procédés de tissage industriel existants, ce qui facilitera son adoption par les fabricants.

L'idée est de créer des vêtements dont certaines zones sont sensibles au toucher, un peu comme le pavé tactile d'un ordinateur portable. Cette interface pourrait permettre de contrôler les fonctions d'un smartphone ou bien une montre connectée par une liaison sans fil. Pour cela, le projet Jacquard planche aussi sur la miniaturisation de l'électronique embarquée et notamment des capteurs qui pourront relayer les interactions tactiles. « Jacquard est une toile vierge pour l'industrie de la mode. Les designers peuvent s'en servir comme ils le feraient avec n'importe quel tissu, en ajoutant des fonctionnalités à leur design sans avoir à s'y connaître en électronique », assure Google.

La création du tissu conducteur est une étape importante mais le principal défi concerne la miniaturisation et l'intégration des composants électroniques et surtout du système d'alimentation. Pour le moment, il s'agit de batteries. Mais Carsten Schwesig, le responsable du projet Jacquard, a indiqué que ce tissu étant peu demandeur en énergie, un vêtement connecté pourrait fonctionner plusieurs jours avant de devoir être rechargé. Le créateur mise aussi sur les développements en matière de récupération d'énergie qui permettront de créer des équipements autosuffisants.

Pour le projet Soli, les ingénieurs Google exploite la technologie radar pour détecter des mouvements avec une grande précision. L’idée est de simplifier la manipulation des interfaces des objets connectés tels que les montres. © Google

Un radar miniature haute précision

Au-delà des vêtements, Google envisage d'autres applications pour ce type de tissu interactif. Il pourrait par exemple être utilisé pour incorporer certaines fonctions dans les sièges d'une voiture ou, pourquoi pas, dans l'accoudoir d'un canapé. Il est également question d'équipements médicaux, mais le géant américain n'a pas fourni d'exemple concret.

La seconde innovation présente lors de Google I/0 est le projet Soli. Il s'agit d'un radar miniature qui émet des ondes radio pour détecter les mouvements de la main et des doigts. Le système est assez précis pour capter des gestes variés et subtils comme faire glisser l'index sur le bout du pouce pour simuler la manipulation d'un bouton de réglage.

Selon les ingénieurs du groupe ATAP, cette technologie de détection des mouvements serait plus performante que celle basée sur une caméra infrarouge type Leap Motion. Elle a surtout l'avantage d'être beaucoup plus compacte pour pouvoir être incorporée dans de petits appareils électroniques. Google envisage notamment de l'intégrer dans des montres connectées afin de proposer une interface de contrôle plus pratique que celle qu'offrent les écrans tactiles de taille réduite. Elle pourrait également être utilisée avec les smartphone et les tablettes. Comme à son habitude, Google ne s'avance pas sur une date d'introduction pour ces projets.

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