Le chef de projet scientifique doit élaborer un projet de recherche en vue d'une innovation ou pour répondre à une demande client. © mrwinn, Adobe Stock.
Sciences

Chef de projet scientifique

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Adepte de l’innovation et des défis en tout genre ? Le métier de chef de projet scientifique devrait te plaire ! Tu seras le chef d’orchestre d’un projet d’innovation, de sa conception à sa réalisation, de la définition du cahier des charges au rendu final dans les délais.

Le chef de projet scientifique a pour principale activité l’élaboration d’un projet de recherche, que ce soit par la mise en œuvre d’une innovation ou bien en répondant à une demande d’un client pour développer un nouveau produit ou améliorer un produit déjà existant. Pour cela, il devra rédiger un cahier des charges dans le respect des délais et du budget alloué.

Le chef de projet scientifique peut évoluer dans des secteurs d’activité très différents les uns des autres : chimie, pharmacie, biologie, toxicologie, imagerie biomédicale, biochimie, énergie, environnement… Chaque poste aura ses spécificités, liées à son secteur d’activité. Néanmoins les tâches principales resteront les mêmes. Le chef de projet scientifique pourra ainsi réaliser des expériences scientifiques, élaborer des protocoles pour les mettre en œuvre, définir des moyens humains et matériels… Il devra également prendre en compte les aléas possibles au cours du projet en définissant les contraintes et formaliser les objectifs attendus. Le chef de projet scientifique pourra également dans le cadre de ses fonctions, chercher à nouer des partenariats de recherche, externes à l’entreprise.

Les principales compétences et qualités à avoir

Le métier de chef de projet scientifique nécessite de la polyvalence :

  • pilotage d’un projet dans son ensemble ;  
  • maîtrise des méthodes et outils de gestion de projet ;     
  • rédaction d’un cahier des charges ;   
  • connaissance des métiers de son projet ;    
  • gestion de budget et respect des délais ;    
  • bon communicant ;     
  • diplomatie et à l’écoute des besoins client ;     
  • très bon relationnel ;    
  • expertise en conduite de réunion ;     
  • rigueur et sens des priorités ;     
  • capacités d’adaptation ;     
  • gestion des conflits ;     
  • goût pour le travail en équipe ;     
  • management d’équipe ;     
  • bonne gestion de son stress ;
  • maîtrise de l’anglais.
Présentation du projet scientifique Athénolive par les élèves de Sup'biotech. © Sup'Biotech.

Les conditions de travail

Le chef de projet scientifique travaille en mode projet que ce soit pour le compte d’une entreprise cliente ou au sein même de son entreprise. Ses horaires de travail sont des horaires de bureau classiques, qui peuvent se prolonger notamment en fin de projet, afin de le rendre dans les délais fixés.

Le salaire d’un chef de projet scientifique

Un chef de projet scientifique débutant gagne entre 2000 et 2900 euros brut par mois, selon son niveau d’études et son secteur d’activité. Après plusieurs années d’expérience, son salaire pourra se situer autour des 2900 à 3750 euros brut mensuel. Un chef de projet scientifique senior peut prétendre quant à lui à une rémunération comprise entre 4000 et 6000 euros brut par mois, toujours selon son secteur d’activité et sa spécialité.

Les perspectives d’évolution d’un chef de projet scientifique

Un chef de projet scientifique peut évoluer vers un poste de directeur de programme recherche & développement ou encore de responsable d’équipe de recherche.

Entreprises qui emploient des chefs de projet scientifique

  • Cabinet de conseil ;
  • entreprises privées ou publiques ;
  • ESN ;
  • organisme de recherches.

3 questions à Juliette Dine, Chargée de projet chez Phytorestore à Paris, ancienne étudiante de Sup'Biotech

Les biotechnologies sont de plus en plus utilisées dans tous les secteurs d’activités. Quelles en sont les répercussions sur le développement et la création de projets scientifiques ? Peut-on initier plus de projets, et donc plus d'innovations grâce à l'utilisation des biotechnologies ?
Les biotechnologies sont un merveilleux atout pour la science. Ils permettent d’ouvrir le champ des possibles dans de nombreux secteurs, de résoudre des problèmes scientifiques et de perpétuellement innover pour soigner, améliorer des processus, proposer des alternatives plus durables et efficientes... De la même manière, en tant que chef de projet, cela nous permet d’initier ou d’améliorer de nombreux projets scientifiques. En termes de management de projet, des difficultés techniques peuvent apparaître, les thématiques souvent de pointe augmentent la complexité dans la réalisation fonctionnelle du projet. Il faut souvent du temps, la nécessité d’élargir son écosystème et de se faire accompagner par des experts. Une bonne capacité d’adaptation, stimulée par des résultats plus que prometteurs, est nécessaire à la mise en pratique de l’innovation.


De plus en plus, les universités nouent des partenariats avec les entreprises pour permettre aux étudiants de connaître les attentes du moment et les enjeux de demain. En quoi votre formation chez Sup’Biotech vous a- t-elle aidé dans votre parcours professionnel ?

Tout d’abord, la formation est ponctuée de stages qui nous permettent d’appréhender les différents secteurs dans lesquels on peut appliquer notre enseignement. On a donc la possibilité d’avoir cette double approche théorique et pratique avant de choisir notre spécialité. Pour ma part, ça a été très bénéfique puisque de nature curieuse j’avais besoin de m’immerger dans le monde professionnel pour m’aider à faire mon choix. Sup’Biotech a d’ailleurs un service dédié au parcours professionnel qui est très actif. On est accompagné et conseillé dans notre recherche de stage/premier emploi, des forums entreprises/étudiants ont lieu et on peut être mis en relation avec d’anciens élèves, ce qui nous permet d’avoir toutes les cartes en main pour avancer dans notre parcours professionnel. Aussi, on réalise de nombreux projets en groupe tout au long de notre cursus de manière à mettre en situation l’enseignement. Les projets peuvent être en partenariat avec des entreprises, j’ai pu par exemple travailler avec des salariés de l’AFM-Téléthon, et sur tous les secteurs applicables aux biotechnologies ce qui nous permet de nous rendre compte de nos domaines de prédilection.
Enfin, pour ma part, j’ai trouvé Phytorestore, l’entreprise dans laquelle je travaille actuellement, par le biais de Sup’Biotech. De nombreux étudiants y avaient fait leur stage et Phytorestore avait beaucoup aimé leur profil et les connaissances acquises pendant notre cursus. Je peux donc dire que la confiance qu’ont de nombreuses entreprises en la formation Sup’Biotech, m’a aidée à intégrer la vie active.


Selon vous, quelles vont être les plus grandes innovations de demain et dans quel(s) secteur(s) d’activité ?

Travaillant dans l’écologie, j’espère que cela sera dans ce secteur ! Il y a tellement de choses à faire que ce soit en termes de réduction d’empreinte carbone, de dépollution, de gestion des déchets, de recherche de nouveaux matériaux biodégradables... Je pense que les enjeux du réchauffement climatique et de la transition écologique de manière générale stimulent beaucoup la recherche et parlent à une grande partie d’entre nous. J’ose espérer que de belles innovations dans ce secteur pourront voir le jour prochainement.

Article rédigé en collaboration avec Ionis Group

Par Juliette Dine, Chargée de projet chez Phytorestore à Paris : 

On ne le sait pas toujours mais certaines plantes ont le superpouvoir de traiter naturellement l’eau, l’air ou encore le sol grâce à leurs racines. C’est respectueux de l’environnement et en plus c’est joli ! En tant que chef de projet, j’accompagne des entreprises, souvent plusieurs en parallèle, dans la mise en place de A à Z de ces solutions de traitement. Pour mener à bien cette mission, il faut comprendre les attentes des clients et analyser leurs besoins. Je pilote le projet ensuite dans son intégralité et je me fais aider par une chouette équipe de dessinateurs, paysagistes et ingénieurs. Pour faire simple, on confectionne des jardins qui peuvent rendre notre planète plus propre !