L'ours à collier est aussi appelée ours noir d'Asie. Il est classé en catégorie « vulnérable » par l'Union internationale pour la conservation de la nature. © Guérin Nicolas, GNU Free Documentation License, version 1.2
Planète

Ours à collier : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :zoologie , Ours , mammifère

Ours à collier (Cuvier 1823) - Ursus thibetanus

  • Taille : 2 mètres.
  • Poids : de 50 à 200 kilogrammes.
  • Poids à la naissance : 220 grammes.
  • Accouplements : avril à juin. La femelle est sexuellement mature vers 3 à 4 ans. Les petits naissent entre décembre et mars.
  • Nourriture : il est essentiellement végétarien (noix, glands, fruits...) mais mange également des insectes, de petits mammifères, des oiseaux, des carcasses, des agneaux, des veaux, des poneys...
  • Spécificités : tache blanche en forme de croissant sur le poitrail. Poils courts et lisses, sauf sur les épaules et le cou où ils sont longs, ce qui lui vaut le nom d'ours à collier.
  • Lieu de vie : partie nord de l'Asie, de l'Iran aux îles septentrionales du Japon, en passant par le Tibet, la Mandchourie, la Birmanie et le Laos.
  • Nombre d'individus : pas d'estimation fiable.
  • Statut IUCN : vulnérable.
  • Espérance de vie : 20 ans.
  • Statut de conservation UICN : VU vulnérable.
L'ours à collier peut vivre 20 ans. © Christophe Coret, AVES

Description de l'ours à collier

L'ours à collier, également appelé ours noir d'Asie, possède un pelage noirâtre à reflets bruns et se caractérise par une tache blanche en forme de croissant (ou collier) qui lui barre la poitrine. Pour cela, il est aussi nommé ours de la Lune. Mais tous les ours noirs d'Asie n'en arborent pas. Les poils sont courts sur l'ensemble du corps à l'exception des épaules et du cou où ils présentent une longueur supérieure. C'est un animal de petite taille qui passe aisément inaperçu dans son milieu.

Habitat de l'ours à collier

On trouve l'ours à collier principalement dans le massif himalayen, mais ses cousins sont présents dans toutes les montagnes d'Asie, de l'Iran au Pakistan, de l'Afghanistan à la Birmanie, du Laos au Tibet, du Japon à Taïwan. Il vit dans les forêts montagneuses humides et escarpées entre 1.500 et 3.000 mètres d'altitude.

Comportement de l'ours à collier

Compte tenu de l'environnement dans lequel il évolue, le plantigrade s'est adapté aux difficultés du terrain. Devenu un excellent grimpeur, il escalade avec facilité les roches, mais grimpe également aux arbres avec une aisance déconcertante pour sa masse. Il lui arrive fréquemment de s'aménager un dortoir dans la fourche d'une branche. Son ouïe, sa vue et son odorat sont bien développés. C'est un animal essentiellement crépusculaire et nocturne qui dort pendant la journée. Lorsque la température extérieure s'élève, il gagne les hauteurs pour trouver la fraîcheur qui lui est indispensable. Pour passer l'hiver, il hiberne dans un tronc creux ou une caverne.

Reproduction de l'ours à collier

Les mœurs de l'ours à collier étant imparfaitement connues, les renseignements que l'on a sur la reproduction à l'état sauvage sont lacunaires. La mise-bas dépend de la région géographique. Elle peut commencer en octobre au Pakistan et n'avoir lieu qu'en juin dans les contrées plus froides. La femelle met un ou deux oursons au monde tous les deux ou trois ans. La maturité sexuelle est atteinte entre la troisième et la quatrième année.

Régime alimentaire de l'ours à collier

Comme la plupart des Ursidés, l'ours à collier est omnivore, mais principalement végétarien. Sa nourriture est fonction des opportunités et se compose de fruits, de baies, de glands, de racines et de tubercules, de pousses, de bambous, mais également d'invertébrés ou de petits mammifères, voire de charognes.

Quelles menaces planent sur l’ours à collier ?

L'ours à collier est victime du trafic de la bile, la pharmacopée traditionnelle chinoise lui prêtant de nombreuses propriétés. Si des récentes études tendent à prouver que l'acide ursodésoxycholique (et notamment sa version de synthèse) pourrait avoir des effets positifs sur la dégénérescence rétinienne (Boatright et al., 2006), la protection contre le diabète de type I (Engin et al., 2013) et certaines maladies neurodégénératives (Vang et al., 2014), on pense que la version contenue dans la bile d'ours contiendrait principalement du pus et divers toxiques, son extraction n'étant souvent pas réalisée dans des conditions d'hygiène acceptable. Pour rappel, les ours sont enfermés dans des cages (en métal ou en bambous) dans des fermes à bile avec un cathéter placé dans leur abdomen pour récolter le précieux liquide. Cette méthode barbare provoque aux ours des souffrances qui peuvent durer des années. Il semble impensable qu'on puisse continuer de nos jours à prélever de la bile d'ours alors que la molécule peut être produite, proprement et sans provoquer de souffrances, en laboratoire.

L'ours à collier est également victime de braconnage et de la perte de son habitat.

Les différentes sous-espèces d'ours noirs asiatiques sont ainsi principalement menacées par les croyances de certaines populations qui attribuent des vertus médicinales et aphrodisiaques (sirops, crèmes...) de leur bile. La Chine, par exemple, possède une soixantaine de fermes qui exploitent les plantigrades.

À cette menace s'ajoute celle de la chasse pour l'alimentation traditionnelle car les pattes sont considérées comme un mets de choix. L'animal trouve ses derniers refuges en altitude, dans les forêts difficiles d'accès et non encore exploitées par l'Homme. Au Pakistan et en Iran, l'espèce est classée CR par l'UICN, soit en danger critique d'extinction. Dans les pays tels que le Myanmar, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande..., il n'existe aucun recensement. Sur l'île de Formose, l'espèce locale Ursus thibetanis formosanus est classée EN : en danger, car il n'y a plus que 200 à 300 individus en liberté.

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