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L'ours blanc que les Inuits nomment « nanuq », est avec l'ours kodiakours kodiak, l'un des plus grands carnivorescarnivores terrestres. Sa morphologiemorphologie générale est identique à celle des autres espècesespèces d'ours. Il s'en distingue cependant par un corps imposant plus longiligne et par une fourrure totalement blanche. Sa tête est élancée et rectangulaire, ses oreilles petites et arrondies, sa queue est courte et ses pattes massives. Ses yeuxyeux, son museau, ses babines et les coussinets de ses pattes sont noirs. Les poils du pelage sont translucidestranslucides et creux. C'est la réfractionréfraction de la lumièrelumière visible sur la surface interne des poils creux et incolores qui les fait paraître blancs. Cette particularité lui permet de se camoufler dans son environnement de neige et de glace, afin de mieux surprendre ses proies. Les reflets jaunâtres que l'on peut parfois distinguer sur sa toison sont dus au fait que sa fourrure, constituée de poils non pigmentéspigmentés, a la capacité d'absorber les rayons violets et ultravioletsultraviolets du soleilsoleil. Sous le pelage, sa peau noire possède la particularité d'absorber l'énergieénergie lumineuse et donc la chaleurchaleur. Le dimorphisme sexueldimorphisme sexuel entre mâle et femelle est très important. En règle générale, le mâle est deux fois plus imposant.

Habitat de l’ours blanc

Le plantigradeplantigrade vit exclusivement dans les régions polaires du cercle arctiquearctique, sur les inlandsisinlandsis (glaciersglaciers continentaux) mais aussi et plus principalement sur la banquise dont il arpente l'immensité. On le trouve dans le nord de l'Alaska, dans l'archipelarchipel arctique canadien, au Groenland, dans l'archipel du Svalbard (SpitzbergSpitzberg) et sur la terreterre François Joseph, ainsi que dans le centre nord de la Sibérie. L'étendue de son territoire est par contre limitée par la disponibilité de plaques de glace dérivant sur les mers.

Comportement de l’ours blanc

Le domaine de l'ours blanc étant la banquisebanquise, l'animal est devenu un mammifèremammifère semi-aquatique, qui parcourt de longues distances à la nage pour rejoindre les packs de glace dérivante et trouver des troupes de phoques qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Cette aptitude est due à la couche de graisse dont il est enveloppé qui lui permet de supporter la faible température de l'eau. C'est un animal solitaire qui ne recherche la compagnie qu'à la période de reproduction. Ses méthodes de chasse sont particulières car, bien qu'il soit rapide, il ne peut lutter contre la vélocité des phoques qui plongent sous l'eau au moindre danger. Les charges sont peu fréquentes et ne s'effectuent que sur une distance d'une vingtaine de mètres après une approche prudente. Pour les capturer sans trop de difficultés, l'animal se poste à l'affût auprès d'un trou de respiration qu'utilisent les pinnipèdes, et attend patiemment que l'un d'eux remonte à la surface pour le capturer.

Avec la disparition de la banquise, les ours polaires ont de plus en plus de difficulté à chasser pour se nourrir. Un problème d'autant plus inquiétant que l'espèce a besoin de beaucoup d'énergie. © Andreas Edelmann, fotolia
Avec la disparition de la banquise, les ours polaires ont de plus en plus de difficulté à chasser pour se nourrir. Un problème d'autant plus inquiétant que l'espèce a besoin de beaucoup d'énergie. © Andreas Edelmann, fotolia

Il peut également, lors des mises basmises bas, s'approcher prudemment des trous dans lesquels les manchons (bébés phoques) se mettent à l'abri, se redresser et retomber de tout son poids sur la glace pour la briser. Il lui faut généralement plusieurs tentatives pour parvenir à ses fins. Des ours auraient déjà été observés pratiquant le « cache glace » pour approcher les phoques. Sans source vérifiable, il est difficile de porter crédit à cette méthode de chasse, mais elle vaut la peine d'être évoquée parce qu'elle est originale si elle est exacte. En effet, elle ferait appel au subterfuge suivant : l'ours utilise un bloc de glace décroché de la banquise qu'il pousse à l'aide de ses pattes avant, et derrière lequel il se cache pour s'approcher de sa proie. Arrivé à proximité de l'animal, il s'élance pour le capturer. Plus prosaïquement, lorsqu'il nage, il utilise ses pattes avant pour avancer, ses pattes arrière servant à le diriger.

Reproduction de l’ours blanc

Les femelles de l'espèce mettent généralement bas un maximum de deux oursons tous les trois ans. La naissance a lieu lors de l'hibernation, au sein de la tanière. La mère allaite les petits pendant trois à quatre mois, duréedurée au terme de laquelle ils partent à la découverte de leur universunivers de glace. L'apprentissage dure trois longues années, pendant lesquelles les oursons apprennent à chasser le phoque et à choisir une tanière. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à trois ans, tandis que les mâles mettent une année de plus.

Régime alimentaire de l’ours blanc

À l'inverse de ses cousins bruns ou noirs qui sont essentiellement végétariensvégétariens, l'ours blanc est essentiellement carnivore et ses proies de prédilection sont les phoques dont deux espèces vivent spécifiquement sur la banquise, à savoir : Phoca hispida (phoque anneléphoque annelé) et Erignathus barbatus (phoque barbuphoque barbu). 

Menaces sur l’ours blanc

L'ours blanc est inscrit sur la liste rouge de l'UICNUICN en tant qu'espèce vulnérable. Entre la pollution aux métauxmétaux lourds, aux pesticides et aux PCBPCB dont le terme générique est POPsPOPs (Polluant des régions polaires), la fontefonte de la banquise et les exploitations pétrolifères, le plantigrade a du soucisouci à se faire pour sa survie. Les polluants arctiques véhiculés par les courants marins et les ventsvents intoxiquent toute la chaîne alimentairechaîne alimentaire, du planctonplancton au poissonpoisson, en passant par les phoques dont se nourrissent les ours. Ces derniers sont empoisonnés au mercuremercure et au plombplomb, métaux hautement toxiques pour le système nerveux et provoquant des dégénérescences congénitales. Ce même phénomène est constaté chez les bélugasbélugas (baleines blanches) et les orquesorques.

La disparition de la banquise due au réchauffement climatiqueréchauffement climatique est un autre aspect  alarmant. En effet, l'habitat naturel de l'ours se réduit, et avec lui, les proies dont il se nourrit. Ces dernières voient disparaître leurs reposoirs flottants. Des phénomènes de cannibalisme ont été observés à plusieurs reprises chez les ours blancs qui ne trouvent plus de proies en suffisance. D'autres ont été retrouvés noyés... En effet, bien qu'ils soient des nageurs émérites, le recul des glaces contraint les plantigrades à franchir des distances toujours plus grandes en haute mer, là où les eaux sont plus agitées. C'est l'épuisement qui a raison d'eux. Si l'on rajoute à tous ces périls, celui de la chasse aux trophées, on peut prendre la mesure des menaces qui pèsent sur une espèce très spécialisée, et de sa vulnérabilité.

Ours blanc (Philipps 1774) - Ursus maritimus

  • Ordre : Carnivores     
  • Famille Ursidae    
  • Sous-famille : Ursinae     
  • Genre : Ursus
  • Taille : 1,60 à 3,00 m     
  • Poids : 400 à 700 kg      
  • Longévité : 15 à 30 ans

Statut de conservation UICN : VU vulnérable