De trop nombreuses activités humaines sont à l’origine d’émissions de dioxyde de carbone. Heureusement, ce CO2 est partiellement absorbé non seulement par les plantes, mais aussi, par les océans. Ralentissant le réchauffement climatique anthropique. Et aujourd’hui, des chercheurs signalent que l’océan Austral pourrait bien être plus efficace encore en la matière qu’ils ne le pensaient jusqu’alors.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Top 5 des chiffres fous sur l'océan Les océans recouvrent 72% de la surface de la planète et représentent 97% de l’eau sur Terre. null

L'océan Austral est connu des scientifiques pour son efficacité à absorber de la chaleurchaleur et du dioxyde de carbone (CO2) en excès dans notre atmosphèreatmosphère. Il joue ainsi un rôle important de régulateurrégulateur de notre climatclimat. Plus encore dans le contexte de réchauffement climatique anthropique que nous vivons. Et aujourd'hui, des chercheurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR, États-Unis) rapportent même que l'océan Austral pourrait s'avérer encore plus efficace en la matièrematière que ce qu'ils avaient imaginé jusqu'alors.

Le saviez-vous ?

Les mesures du CO2 et des propriétés associées dans l’océan suggèrent que 40 % de tout le CO2 produit par les activités humaines et stocké au fond des eaux a été absorbé par l’océan Austral. Le mécanisme est simple. L’eau froide de l’océan profond a tendance à être transportée vers la surface. Une fois en contact avec l’atmosphère, elle absorbe du CO2 avant de plonger à nouveau.

Cette conclusion, ils la tirent de mesures effectuées depuis des avions de recherche au cours de la décennie écoulée. D'un travail sur les modèles atmosphériques, également. Le tout venant compléter des mesures faites à la surface des océans. Des mesures déjà disponibles, mais trop parcellaires pour donner une image précise des échanges de CO2 qui se produisent entre l'atmosphère et la mer.

Les données recueillies pendant les campagnes aériennes, quant à elles, ont permis de capturer le gradientgradient vertical de CO2. Les chercheurs racontent même comment ils ont pu voir les concentrations en CO2 diminuer de manière sensible à chaque fois que leur avion plongeait près de la surface de l'océan. Faisant apparaître des turbulencesturbulences, preuves d'un contact étroit entre l'airair et l'eau.

Mieux comprendre les puits de carbone

Travailler sur plusieurs campagnes réparties sur différentes périodes de l'année, le tout sur un intervalle de dix ans, a finalement permis aux chercheurs de reconstruire une image claire de la quantité de CO2 que l'océan Austral absorbe ou libère. Selon eux, l'absorptionabsorption est beaucoup plus importante en été. Grâce probablement à la prolifération du phytoplancton. Globalement, sur une année, les chercheurs estiment que l'océan qui borde l'AntarctiqueAntarctique n'absorbe pas moins de deux milliards de tonnes de CO2.

Mieux comprendre le positionnement et le fonctionnement des puits de carbone répartis sur notre Planète apparaît aujourd'hui crucial. Cela pourrait aider à mieux prévoir le réchauffement climatiqueréchauffement climatique à venir d'une part. Et d'autre part, à évaluer l'impact des mesures de réduction de nos émissionsémissions de gaz à effet de serre.

Les chercheurs du National Center for Atmospheric Research suggèrent ainsi qu'un programme régulier d'observations aériennes au-dessus de l'océan Austral pourrait, par exemple, aider à comprendre si la capacité de la région à absorber du carbone est en train de changer sous l'effet du réchauffement climatique. Ils avancent même que la méthode pourrait fournir des informations importantes dans d'autres régions du globe.