Concept d'artiste d'un astronaute dans la combinaison spatiale xEMU mettant en place une expérience scientifique sur la surface lunaire. © Jason Roberts, Nasa

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La Nasa a dévoilé les combinaisons des astronautes qui marcheront sur la Lune

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Dans le cadre de la mission Artemis, prévue en 2024, les futurs astronautes équipés de nouvelles combinaisons devraient évoluer plus librement sur la Lune. Présentées mardi par la Nasa, ces combinaisons déclinées en deux modèles, plus légères et plus ergonomiques, et adaptées à l'environnement, seront unisexes et conviendront à toutes les tailles.

Moins de rigidité pour des mouvements plus fluides, les combinaisons que mettront les astronautes américains pour marcher sur la Lune dans plusieurs années dans le cadre du programme Artemis ont été présentées mardi par la Nasa. Ce sont encore des prototypes qui n'ont pas été testés dans l'espace et dont la conception doit être finalisée. Le retour d'humains sur la Lune est officiellement prévu pour 2024 avec la mission Artemis 3, même si ce calendrier reste incertain en raison de retards et de problèmes de financement. Les combinaisons ne devraient pas être prêtes avant 2023.

Devant un immense drapeau américain au siège de l'agence spatiale américaine à Washington, des ingénieurs ont enfilé les combinaisons devant la presse. Les précédentes combinaisons pour marcher sur la Lune dataient des missions Apollo (1969-1972). Ce sont de véritables minivaisseaux spatiaux fournissant de l'oxygène à l'astronaute, recyclant l'air, régulant la température interne et protégeant des radiations. Les ingénieurs de la Nasa travaillent depuis des années à une version améliorée, en particulier pour l'élimination du dioxyde de carbone.

Il y aura deux combinaisons, l'une pour marcher sur la Lune, l'autre pour le trajet Terre-Lune

Il y aura en fait deux combinaisons : l'une pour marcher sur la Lune, blanche avec des bandes bleues et rouges, baptisée « xEMU » (acronyme anglais d'Unité mobile d'exploration extravéhiculaire). Et l'autre pour le trajet entre la Terre et la Lune, plus légère et de couleur orange, baptisée « Orion Crew Survival Suit », soit la combinaison de survie pour l'équipage de la capsule Orion.

L'ingénieure de la Nasa spécialisée sur les combinaisons, Kristine Davis, dans la future combinaison xEMU, à Washington le 15 octobre 2019. © Andrew Caballero-Reynolds, AFP

Des combinaisons unisexes et conçues pour toutes les tailles

La combinaison xEMU sera plus flexible, ont démontré les ingénieurs de la Nasa. « Souvenez-vous, durant les années Apollo, Neil Armstrong et Buzz Aldrin sautillaient comme des lapins sur le sol lunaire. Désormais, nous pourrons marcher sur le sol lunaire », a expliqué Jim Bridenstine, l'administrateur de la Nasa. Et comme l'ingénieure Kristine Davis l'a montré, les astronautes auront les bras beaucoup plus libres de leurs mouvements. Ils pourront atteindre au-dessus de leur tête, ce qui n'était pas possible avec les combinaisons d'Apollo. Et ils pourront se baisser facilement pour ramasser des pierres lunaires, sans risquer de perdre l'équilibre et de tomber. Autre grande innovation, la nouvelle combinaison est conçue pour convenir à toutes les tailles, et pour les hommes comme les femmes.

Pour en savoir plus

Vers des combinaisons spatiales plus confortables

Article de Rémy Decourt paru le 06/09/2013

Engoncés dans leurs combinaisons spatiales, les astronautes en activité extravéhiculaire sont protégés du vide de l'espace mais au prix d'efforts physiques importants. D'où l'idée de l'entreprise italienne Dainese, associée à une équipe du MIT, de rendre ces combinaisons plus confortables.

Pour protéger les astronautes du rayonnement spatial, des amplitudes thermiques et de lui permettre de respirer, les combinaisons spatiales sont constituées de plusieurs couches. Cela rend leur structure encombrante et rigide avec un risque important de provoquer des traumatismes physiques. Il n'aura échappé à personne que les combinaisons spatiales actuelles handicapent les astronautes lors de leurs activités extravéhiculaires et limitent leur dextérité de sorte que chaque mouvement, anodin sur Terre, devient un gros effort vite dans l'espace.

Dainese, une société italienne spécialisée dans l'équipement des motards, s'est saisie du problème, espérant des retombées possibles pour la confection de ses propres combinaisons terrestres. Son centre technologique associé au professeur Dava Newman de l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) travaillent au développement de protections à placer dans la sous-combinaison des astronautes.

Non, cette photo ne date pas du début de la conquête spatiale. Elle a été acquise il y a quelques jours lors de la sortie dans l'espace du cosmonaute russe Alexander Misurkin. Tel qu'on le voit ici, engoncé dans sa combinaison, on comprend mieux la difficulté qu'a ce cosmonaute à travailler sans contrainte physique. © Nasa

Cette sous-combinaison est destinée à contrôler la température corporelle de l'astronaute de façon à le maintenir à la bonne température. Tournant autour de la Terre à quelque 27.000 kilomètres par heure, il passe du jour à la nuit toutes les 90 minutes environ. Dans l'ombre, la température chute rapidement à -100°C tandis qu'au Soleil, elle remonte, tout aussi vite, pour atteindre plus de 100 degrès.

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