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Les scaphandres spatiaux Bibendum, c'est bientôt fini !

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Est-ce la fin des scaphandres spatiaux aux airs de bibendum ? Dans les laboratoires du centre Johnson de la NASA, un groupe d'ingénieurs planchent sur le nouveau scaphandre, celui qui équipera les astronautes de l'après-navette et les emmènera vers la Lune, voire Mars.

Le Russe Charipov en scaphandre Orlan, à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale.

L'habillement des astronautes a bien évolué depuis les premiers âges de l'astronautique. Devenus véritables petits vaisseaux autonomes, ces pièces d'habillement sont à présent dotées de réserves d'oxygène, d'énergie et même de gaz propulseur pour une petite dizaine d'heures. Mais leur masse a aussi évolué en conséquence, et les astronautes qui semblent virevolter avec aisance endossent tout de même près de 135 kg de vêtements protecteurs, appareillage compris. En fait, ces pièces d'habillement sont pratiquement impossibles à revêtir en conditions de pesanteur terrestres.

A terme, les ingénieurs espèrent réduire de moitié le poids des anciens scaphandres prévus pour la marche lunaire lors du programme Apollo, qui avoisinaient les 100 kg. Développer un scaphandre entièrement nouveau est bien plus aisé aujourd'hui qu'à cette époque, où tout se faisait à l'aide de tables à dessin, d'encre de Chine et de règles à calcul. Les procédés modernes de CAO (Conception assistée par ordinateur) permettent de construire toutes les pièces à l'écran, puis de les assembler et les expérimenter virtuellement, déclare en substance Joe Kosmo, qui a participé à la conception des scaphandres des programmes Mercury, Gemini, Apollo, Skylab et Shuttle.

A cette fin, la NASA s'inspirera des deux types existants, le très perfectionné modèle actuellement en service dans l'ISS, permettant une grande autonomie et offrant une importante liberté de mouvements à son utilisateur mais réclamant plus de maintenance, et le "vieux" modèle Orlan, plus économique, utilisé un nombre limité de fois avant d'être abandonné mais moins souple à l'usage. Selon l'astronaute vétéran Jeff Williams, la conjugaison de ces deux réalisations très différentes devrait amener quelque chose d'à la fois économique, souple et fiable. Et de rappeler que la plupart du temps, lorsque des astronautes en sortie extravéhiculaire n'ont pu accomplir un programme jusqu'à son terme, c'était presque toujours suite à une perte de temps provoquée par un manque de souplesse.

Pour arriver à ses fins, la NASA envisage d'expérimenter de nouvelles matières composites, ainsi que les possibilités offertes par l'ultra miniaturisation des composants électroniques pour arriver à produire cette merveille qui, rappelons-le, ne devrait pas dépasser 50 kg dans sa version la plus légère.

L'agence américaine souhaite que le nouveau scaphandre soit utilisable à la fois sur la Station Spatiale, ainsi que lors des missions lunaires et martiennes, et cela simplement en changeant la partie supérieure du vêtement. Ainsi, un seul type de combinaison sera embarqué pour chaque mission, ce qui entraînera non seulement de séreuses économies, mais aussi une simplification des procédures d'apprentissage. Les nouveaux modèles devraient être présentés en 2010 pour une certification en 2012 et une mise en service en 2014, date prévue pour le premier lancement d'Orion, successeur de la navette.

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