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De l'utilité des papillons pour la biodiversité et l'écosystème

Dossier - Les métamorphoses du papillon
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Ce dossier propose une approche d’une partie du monde des insectes : les papillons. Ceux-ci représentent, avec 200.000 espèces environ répertoriées au monde, le cinquième du nombre total des espèces d’insectes connues sur Terre. Après la lecture de ce dossier vous serez incollable sur les papillons.

  
DossiersLes métamorphoses du papillon
 

Avec les abeilles - domestiques et sauvages - les papillons sont les principaux agents pollinisateurs des plantes cultivées et sauvages.

Bombyx mori (Linnaeus, 1758). © Nicola Dal Zotto - Shutterstock

Le bombyx du mûrier Bombyx mori L., 1758 (Bombycidé) - dont la chenille est le ver à soie - est le seul insecte (avec l'abeille) domestiqué par l'Homme ; il n'existe plus dans la nature à l'état sauvage. D'autres papillons, tels le bombyx de l'ailante Samia cynthia (Drury, 1773) ont été élevés pour la production de la soie (Pro Natura, 2005).

Le rôle des insectes pollinisateurs

Une grande majorité des plantes en Europe certaines étant indispensables à la survie de l'Homme doivent leur survie, et leur production de graines, fruits et légumes aux insectes pollinisateurs (Straub, 2010). De nombreuses espèces d'Hétérocères participent également à la pollinisation, ils repèrent les fleurs la nuit à la vue et au parfum qu'elles émettent. La pollution lumineuse nocturne peut être néfaste aux papillons et autres insectes nocturnes : ils sont attirés par les phares des voitures et écrasés par celles-ci, et par les lampadaires ou les monuments éclairés et deviennent alors des proies faciles pour les chauves-souris (Pro Natura, 1987). 

Certaines fleurs comme celles des silènes sont pollinisées par les papillons (Rameau, Mansion, &  Dumé, 1989).

Silène dioïque (Silene dioica (L.) Clairv.). © Bernard Schmeltz

Les défoliateurs au service de l'écosystème

En forêt, la consommation du feuillage par les chenilles, et autres défoliateurs, « agit sur l'écosystème :

  • en augmentant le flux lumineux qui pénètre dans le sous-bois et en augmentant le taux de photosynthèse des arbres (Collins, 1961) ;
  •  en réduisant la compétition entre les végétaux et en favorisant la croissance des arbres jeunes qui étaient dominés par des arbres âgés (Collins, 1961 ; Berryman, 1973), cités par Dajoz, 1998) ;
  • en accroissant la vitesse de circulation des éléments minéraux ; 
  • en stimulant l'activité des organismes décomposeurs qui reçoivent une litière plus abondante par l'intermédiaire des déjections d'insectes » [Dajoz, 1998]. Dajoz rajoute : « De nombreux travaux montrant l'importance des déjections des chenilles viennent à l'appui de cette théorie ».

Les forêts deviennent, avec leurs lisières et leurs clairières, les derniers refuges des insectes chassés des plaines céréalières, devenues totalement hostiles (Natura 2000, Ca 2004).