Le réchauffement climatique va engendrer la hausse des eaux. Ici, New York après le passage de l'ouragan Sandy. © Sergey, Fotolia

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La hausse des océans n'épargnera pas les grandes puissances mondiales

ActualitéClassé sous :Réchauffement climatique , hausse du niveau de la mer , émissions CO2

Les petits pays insulaires et les communautés côtières sont exposés en première ligne face à l'élévation du niveau de la mer qui n'épargnera évidemment aucun pays, si « puissant » soit-il. Pour les quatre principaux émetteurs de gaz à effet de serre et les grandes puissances économiques mondiales, l'impact économique sera très significatif.

L'élévation du niveau de la mer représente un danger croissant pour les petits pays insulaires et les communautés côtières exposées, mais elle aura également un impact significatif sur les grandes puissances économiques mondiales. En amont de la publication prochaine d'un rapport très attendu des Nations unies sur les océans et le changement climatique, dont l'AFP a obtenu copie en exclusivité, voici un aperçu de ce qui attend la Chine, les États-Unis, l'Union européenne et l'Inde si rien n'est fait, ainsi qu'un rappel de leurs contributions respectives en terme d'émissions de dioxyde de carbone (CO2).

Les grandes villes menacées par la hausse des mers. © Sabrina Blanchard, AFP

La Chine et sa croissance exponentielle

Pays de 1,39 milliard d'habitants, la Chine a émis, en 2017, 10,8 gigatonnes de CO2, soit environ 29 % du total mondial, d'après la base de données EDGAR (Emissions Database for Global Atmospheric Research) de l'Union européenne. Si les émissions de CO2 par habitant de la Chine sont relativement basses, l'effet de la croissance exponentielle de la deuxième économie mondiale devrait avoir une incidence sur l'élévation du niveau de la mer pendant des siècles. Le prochain rapport spécial du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les océans et la cryosphère (les zones gelées de la Terre) met en lumière certains défis imminents.

Shanghai, la ville la plus peuplée de Chine, est située dans un vaste delta, formé par l'embouchure du fleuve Yangtsé. Le rapport du GIEC, dont l'AFP a obtenu un projet de résumé officiel, indique que si les émissions de CO2 demeurent aux niveaux actuels, Shanghai pourrait faire face à une élévation du niveau de la mer de 2,6 millimètres par an dans la deuxième moitié du XXIe siècle, bien au-dessus de ce qui est attendu en moyenne dans le monde. Selon une étude, la valeur des biens menacés devrait atteindre 1.700 milliards de dollars d'ici 2070, et la moitié des protections contre les inondations de la mégapole pourraient être régulièrement inondées d'ici 2100.

La valeur des biens menacés devrait atteindre 1.700 milliards de dollars d'ici 2070

Shanghai n'est pas la seule ville chinoise concernée. Une étude de 2015 a montré que sur les 20 villes les plus exposées au risque d'élévation du niveau de la mer, neuf se situent en Chine. Pourtant, les émissions de la Chine continuent d'augmenter, entraînant des augmentations globales d'une année sur l'autre.

« L'agenda climatique de Pékin ralentit en raison de la situation économique de la Chine, déclare à l'AFP Li Shuo, de Greenpeace International. Lorsque vous rencontrez des difficultés économiques, certaines réglementations environnementales ont tendance à être affaiblies. Il y a toujours dans ce pays un fort désir de construire des centrales au charbon ».

La côte Est des États-Unis pourrait connaître d'importantes inondations 

Les États-Unis, qui émettaient 5,1 gigatonnes de CO2 en 2017, sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la mer, avec son littoral Est très développé et ses immenses métropoles côtières. Selon l'une des études citées dans le rapport du GIEC, sans réduction des émissions au niveau mondial, le niveau de la mer pourrait monter de 1,2 mètre à la fin du siècle, ce qui multiplierait par cinq les étendues inondables de l'est des États-Unis. Une autre étude a averti que New York pourrait devoir affronter un risque accru d'inondation avec une élévation moyenne du niveau de la mer de 1,3 millimètre par an. New York pourrait être exposée à des crues de 2,25 mètres tous les cinq ans à compter de 2030 à 2045. Avant l'ère industrielle, une telle inondation se produisait tous les 500 ans en moyenne.

Une jeune femme marche dans une rue de Miami, inondée par une marée haute saisonnière, le 29 septembre 2015 au sud-est des États-Unis. © Joe Raedle, Getty images North America, AFP, Archives

« Les États-Unis ne sont pas prêts à faire face à une élévation d'un mètre du niveau de la mer d'ici 2100Il suffit de regarder ce qui s'est passé à la suite des ouragans Sandy, Katrina ou à Houston. Ou en Caroline du Nord, déclare à l'AFP Michael Mann, professeur à la Penn State University. Il suffit d'un événement de ce type pour déplacer des centaines de milliers de personnes et détruire des infrastructures gigantesques qui coûtent des milliards de dollars. Nous sommes déjà confrontés à ce problème en raison de l'effet exacerbé des changements climatiques sur les phénomènes météorologiques extrêmes. »

L'Union européenne, vers la neutralité carbone d'ici la fin 2019 ?

Le plus grand marché unique au monde a produit 3,5 gigatonnes de CO2 en 2017 mais plusieurs États membres se sont engagés à réduire leurs émissions. Lors des récents pourparlers de l'ONU sur le climat, Yvon Slingenberg, directrice de l'action climatique de la Commission européenne, a déclaré à l'AFP qu'elle était confiante que tous les États membres s'engageraient pour la neutralité carbone « avant la fin de l'année ». La neutralité carbone consiste pour un pays à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, qu'il ne peut en absorber via par exemple les forêts et les sols.

L'Europe est moins à risque que les autres puissances économiques en ce qui concerne l'élévation du niveau de la mer, bien que le rapport du GIEC mentionne un risque accru d'inondations dans le delta du Rhin, un axe commercial très important. Mais les températures plus élevées dues aux émissions pourraient ralentir les courants océaniques dans l'Atlantique Nord (Amoc), ce qui entraînerait des tempêtes hivernales plus violentes sur le continent.

Un cimetière des îles Marshall est inondé par la marée haute, en décembre 2008 dans l'atoll de Majuro, dans l'océan Pacifique. © Giff Johnson, AFP, Archives

L'Inde, particulièrement vulnérable à la montée des eaux 

L'Inde a produit, pour sa part, 2,4 gigatonnes de CO2 en 2017. Environ 260 millions de personnes, soit un cinquième des Indiens, vivent dans des régions côtières déjà confrontées à des tempêtes exacerbées par le changement climatique. Le rapport du GIEC note que la mousson indienne estivale, source vitale d'eau pour les ressources agricoles de centaines de millions de personnes, s'est considérablement affaiblie depuis 1950, probablement en raison du réchauffement de l'océan Indien.

Harjeet Singh, chargé des questions climatiques chez ActionAid, une organisation non gouvernementale, a déclaré à l'AFP que l'Inde était particulièrement vulnérable à la montée du niveau de la mer et que des millions de personnes pourraient être déplacées au cours des décennies. « La question est de savoir où ils vont aller, a-t-il déclaré. Nous parlons de l'un des pays les plus peuplés du monde, ce qui signifie que cela finira par entraîner un conflit entre les communautés hôtes et les personnes déplacées. Nous sommes assis sur une bombe à retardement ».

  • Avec le réchauffement climatique, la hausse des océans semble inéluctable et pourrait faire déplacer 280 millions de personnes. 
  • Sur les 20 villes les plus exposées au risque d'élévation du niveau de la mer, neuf se situent en Chine. 
  • La côte Est des États-Unis connaîtra d'importantes inondations et New York pourrait être frappé, dès 2030, par des crues de plus de 2 mètres tous les 5 ans. 
  • L'Union européenne devrait s'engager sur la neutralité carbone d'ici la fin de l'année.
  • Déjà touchée par l'affaiblissement de la mousson, l'Inde est particulièrement vulnérable à la montée des eaux.
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Pour en savoir plus

La hausse des océans pourrait engendrer 280 millions de réfugiés climatiques

Article de Futura avec AFP-Relaxnews, publié le 30 août 2019

Sous l'effet du réchauffement climatique, les océans sources de vie sur Terre, aussi attrayants soient-ils, pourraient devenir une source majeure d'inquiétudes à l'échelle mondiale. Parmi elles, celle de faire de 280 millions de personnes des « réfugiés climatiques » qui devront fuir la montée des eaux. Selon le rapport du Giec, au XXIIe siècle, la hausse des mers et des océans pourrait dépasser plusieurs centimètres par an, soit 100 fois plus qu'aujourd'hui.

Les océans, sources de vie sur Terre, pourraient devenir nos pires ennemis à l'échelle mondiale si rien n'est fait pour donner un grand coup de frein aux émissions de gaz à effet de serre, selon un projet de rapport obtenu en exclusivité par l'AFP.

Les réserves de poissons pourraient décliner, les dégâts causés par les cyclones se multiplier et 280 millions de personnes seraient déplacées à cause de la hausse du niveau des mers, selon ce rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), sur les océans et la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires et sols gelés en permanence), qui sera officiellement dévoilé le 25 septembre à Monaco. Ce document riche de 900 pages est le quatrième rapport spécial de l'ONU publié en moins d'un an. Les précédents, tout aussi alarmants, portaient sur l'objectif de limitation à 1,5 °C du réchauffement climatique, sur la biodiversité et sur la gestion des terres et du système alimentaire mondial.

Selon ce quatrième opus, qui compile les données scientifiques existantes et est vu comme une référence, la hausse du niveau des océans pourrait à terme déplacer 280 millions de personnes dans le monde, et ce dans l'hypothèse optimiste où le réchauffement climatique serait limité à 2 °C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Un fermier aide son troupeau à traverser une voie submergée en Inde, près de Jamkhandi Taluk dans l'État du Karnataka (sud), le 11 août 2019. © STR, AFP

Une hausse prévisible du nombre de cyclones

Avec l'augmentation prévisible de la fréquence des cyclones, de nombreuses mégapoles proches des côtes mais aussi de petites nations insulaires seraient frappées d'inondation chaque année à partir de 2050, même dans les scénarios optimistes.

« Quand vous observez l'instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l'océan », s'inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.

La fonte du permafrost et une diminution des réserves de poissons

Le rapport prévoit en outre que 30 % à 99 % du permafrost, couche du sol gelée en théorie toute l'année, fonde d'ici 2100, si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel.

Des phénomènes pourraient aussi mener à une diminution des réserves de poissons

Le permafrost de l'hémisphère Nord va libérer sous l'effet du dégel une « bombe carbone » faite de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4), accélérant le réchauffement. Des phénomènes, déjà en cours, pourraient aussi mener à une diminution continue des réserves de poissons, dont dépendent de nombreuses populations pour se nourrir. Les dommages causés par les inondations pourraient être multipliés par 100, voire jusqu'à 1.000 d'ici 2100. La fonte des glaciers provoquée par le réchauffement climatique va donner trop d'eau douce, puis trop peu, à des milliards de personnes qui en dépendent, pointe aussi un « résumé pour décideurs » provisoire qui sera discuté ligne par ligne par les représentants des pays membres du Giec, réunis à Monaco à partir du 20 septembre.

Selon le rapport, les hausses des niveaux de la mer au XXIIe siècle « pourraient dépasser plusieurs centimètres par an », soit environ cent fois plus qu'aujourd'hui. Si l'augmentation des températures est de 2 °C en 2100, ce sera le début d'une « course en avant » dans la montée des mers, avertit Ben Strauss.

La publication de ce rapport arrivera après la tenue à New York le 23 septembre d'un sommet mondial pour le climat convoqué par le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Il veut obtenir des engagements plus forts des pays pour réduire leurs émissions de CO2 alors qu'au rythme actuel, elles conduiraient à un réchauffement climatique de 2 à 3 °C d'ici la fin du siècle.

Les experts craignent que la Chine, les États-Unis, l'Union européenne et l'Inde - les quatre principaux émetteurs de gaz à effet de serre -, arrivent avec des promesses qui ne soient pas à la hauteur des enjeux.

Des catastrophes qui pourraient devenir de plus en plus fréquentes. Ici un commerçant tente de sauver sa marchandise dans un centre commercial du quartier d'Eminonu à Istanbul, le 17 août 2019. © Ozan Kose, AFP

La montée des eaux va dévorer les côtes et des villes

Ainsi, outre Atlantique, fait observer Michael Mann, directeur du Earth System Science Center à l'université de Pennsylvanie, « les techno-optimistes pensent toujours qu'on peut trouver des moyens de résoudre ce problème », alors même que « les États-Unis ne sont pas prêts à affronter une augmentation d'un mètre du niveau de la mer d'ici 2100 » pour certaines de leurs villes comme New York et Miami.

Des quatre grandes régions économiques représentant près de 60 % des émissions issues des combustibles fossiles, aucune ne semble prête à annoncer des objectifs plus ambitieux pour réduire les émissions de leurs économies.

Donald Trump met à bas la politique climatique de son prédécesseur Barack Obama et souhaite que les États-Unis quittent l'Accord de Paris de 2015. Un Accord qui vise à maintenir l'augmentation moyenne de température bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, et autant que possible à 1,5 °C. L'Inde est de son côté en train de développer rapidement l'énergie solaire mais continue d'accroître ses capacités charbonnières. L'Union européenne tend vers un « objectif de neutralité » carbone à atteindre pour 2050 mais plusieurs États membres rechignent à s'engager.

De grandes villes côtières chinoises sont très vulnérables à la future élévation du niveau de la mer

La Chine, qui émet presque autant de CO2 que les États-Unis, l'Union européenne et l'Inde combinés, envoie des signaux contradictoires. « L'attention de Pékin s'éloigne progressivement des enjeux environnementaux et du changement climatique », déclare Li Shuo, analyste de Greenpeace International. Il l'explique par l'inquiétude suscitée par le ralentissement de l'économie chinoise et la guerre commerciale avec les États-Unis. Shanghai, Ningbo, Taizhou et une demi-douzaine de grandes villes côtières chinoises sont très vulnérables à la future élévation du niveau de la mer, qui devrait monter d'un mètre par rapport au niveau global de la fin du XXe siècle en cas de maintien des émissions de CO2.


COP 21 : la hausse du niveau de la mer menace les populations

Article de Marie-Céline Ray, paru le 3 juin 2017

En 2015, les accords de Paris signés lors de la COP21 ont donné l'objectif de limiter à 2 °C l'élévation des températures par rapport à l'ère préindustrielle (voire, si possible, à 1,5 °C). Les 195 États signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre mais, le 1er juin 2017, le président des États-Unis Donald Trump annonçait que son pays se retirerait de cet accord signé par son prédécesseur. Pourtant, l'enjeu est de taille : à cause du changement climatique, le niveau de la mer continue de monter. Au fil des décennies et des siècles, de plus en plus d'habitants de la planète seront menacés, en particulier dans les îles et les grandes villes du littoral.

Article paru le 8 décembre 2015

Réchauffement climatique oblige, le niveau des mers monte : au cours du 20e siècle, l'élévation était en moyenne de 1,8 mm/an mais elle s'est accélérée à partir de 1990. Certaines estimations tablent sur un à trois mètres d'élévation du niveau des mers d'ici 2100, et des scénarios les plus alarmistes parlent même de six mètres, mais le GIEC, lui, en reste à un mètre au maximum, l'incertitude principale venant de la vitesse de fonte des inlandsis antarctique et groelandais. De plus, cette hausse n'est pas uniforme sur le globe terrestre et certaines régions du monde seraient plus touchées que d'autres : ainsi, depuis 1990, le niveau de la mer a monté trois à quatre fois plus vite que la moyenne mondiale dans le Pacifique tropical ouest, le nord de l'Atlantique et le sud de l'océan Indien.

La hausse à court terme vient du réchauffement des eaux superficielles de l'océan, la hausse des températures provoquant une dilatation, légère mais significative. Sur le long terme, la fonte des glaces d'eau douce a un impact prépondérant, à commencer par celle de l'Antarctique. D'après une étude récente parue dans Science Advances, à l'échelle des millénaires, la combustion de toutes les ressources fossiles de la Terre engendrerait un réchauffement tel que la totalité de la glace de l'Antarctique fondrait.

L’Asie sera particulièrement touchée par la hausse du niveau des mers. Les pourcentages de populations touchées sont estimés en prenant en compte les populations recensées en 2010. © idé

60 mètres de plus dans 10.000 ans ?

Les conséquences seraient importantes pour les populations littorales, mais aussi celles des grandes métropoles mondiales. Ainsi, en 10.000 ans, New York, Londres, Rome et Tokyo seraient sous les eaux à cause d'une élévation du niveau des mers qui atteindrait 60 mètres. Cette étude évalue la hausse du niveau de la mer à environ trois mètres par siècle durant le premier millénaire, pour atteindre 60 mètres en 10.000 ans.

Mais la glace de l'Antarctique n'est pas la seule à provoquer la hausse du niveau des mers : les glaciers seraient aussi responsables du tiers de la montée des océans. Une étude parue en 2013 dans Science avait analysé les données obtenues à partir des satellites Grace et IceSat entre 2003 et 2009. Elles ont révélé que 260 gigatonnes ont été perdues par les glaciers chaque année entre 2003 et 2009, correspondant à une hausse de 0,72 mm par an. Sur cette même période, les mers se sont élevées de 2,5 mm par an. Les régions qui contribuaient le plus à la hausse du niveau des mers étaient l'Arctique canadien, l'Alaska, les glaciers périphériques de la calotte groenlandaise et la Patagonie.

Plus le réchauffement climatique est important, plus la mer monte... © idé

Des milliers d’îles menacées de disparition dans le monde

Particulièrement vulnérables à cette hausse du niveau marin : les îles, y compris les îles françaises. D'après une étude de 2013 parue dans Nature Conservation, des dizaines d'îles françaises seraient menacées d'ici 2100. En effet, si le niveau des mers monte d'un mètre en 2100, 6 % des îles françaises disparaîtront ; et s'il monte de trois mètres, cette proportion sera de 12 %... 300 espèces pourraient aussi disparaître en même temps. Les régions de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie seraient particulièrement touchées car elles concentreraient les deux tiers des îles submergées.

Comme la France possède 2.050 îles de plus d'un hectare, situées dans tous les océans, en extrapolant ces résultats au monde entier, les chercheurs du CNRS estiment que la Terre perdrait 10.000 à 20.000 îles sur les 180.000 qu'elle compte. Les Philippines, l'Indonésie et les Caraïbes seront les régions les plus vulnérables.

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