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    Acclimater les plantes récoltées dans de lointaines contrées et les sélectionner, augmenter les rendements, élaborer des plants plus résistants aux maladies et améliorer les qualités nutritionnelles..., les variétés ne sont jamais créées au hasard, mais pour répondre à des besoins précis.

    Épis de maïs. © Ulleo, Pixabay, DP
    Épis de maïs. © Ulleo, Pixabay, DP

    Adapter les plantes au milieu

    La plupart des plantes cultivées en France, comme la tomatetomate, la pomme de terrepomme de terre, le maïsmaïs, ou le tournesol, sont originaires de pays lointains, dont les conditions naturelles (climatclimat et sol) sont très différentes. La sélection permet d'acclimater ces plantes à de nouvelles conditions, et c'est grâce à ce long travail que l'on peut cultiver ces espècesespèces en France.

    Par ailleurs, la sélection a permis de créer des variétés adaptées à des milieux ou à des climats particuliers. Ainsi, des variétés mieux adaptées au froid ou à la sécheressesécheresse peuvent gagner de nouvelles zones de culture. Par exemple en France, le maïs poussait uniquement dans le Sud-Ouest jusque dans les années 1950. Il a pu être acclimaté au nord de la Loire, grâce au travail de sélection effectué à partir de populations précoces du haut Languedoc. L'utilisation dans la sélection de variétés tropicales d'altitude peut également améliorer la résistancerésistance au froid de variétés européennes.

    C'est par croisement et hybridation que l'on a pu créer de nouvelles variétés de maïs adaptées aux différentes régions. © GNIS
    C'est par croisement et hybridation que l'on a pu créer de nouvelles variétés de maïs adaptées aux différentes régions. © GNIS

    Développer la productivité

    Le progrès génétiquegénétique, en rendant les plantes plus fertiles et plus résistantes, a permis d'augmenter les rendements : en France, celui du bléblé a plus que triplé en quarante ans. On estime que cet essor est dû pour moitié au progrès génétique et pour moitié à l'évolution des pratiques culturales (traitements, préparation des sols...).

    Créer de nouvelles variétés et préserver l'environnement

    Le respect de l'environnement fait partie du métier des semenciers : ils élaborent des variétés plus résistantes aux maladies pour limiter l'utilisation de produits phytosanitairesproduits phytosanitaires, des variétés plus économes en engrais ou en eau. Ainsi en blé tendre, des variétés ont besoin de moins d'azote que d'autres pour produire des quantités identiques de grains.

    Optimiser la transformation

    Une grande partie des plantes cultivées est transformée avant utilisation : ainsi crée-t-on des variétés de tournesol plus faciles à décortiquer, du blé pour une meilleure panification, de l'orgeorge adaptée aux besoins des brasseurs... Par ailleurs, les produits récoltés doivent être adaptés au transport et à la conservation.

    Pour les différentes utilisations alimentaires, il est nécessaire de créer les variétés les mieux adaptées. Exemple des céréales. © GNIS
    Pour les différentes utilisations alimentaires, il est nécessaire de créer les variétés les mieux adaptées. Exemple des céréales. © GNIS

    Améliorer les qualités nutritionnelles et diététiques des aliments

    Lorsque le besoin apparaît, les qualités nutritionnelles des espèces végétales cultivées peuvent être améliorées par la sélection. Ainsi, à la fin des années 1960, les sélectionneurs sont parvenus à modifier la composition en acides grasacides gras de la graine de colza. Son huile, riche en acides gras insaturés, est désormais l'une des plus diététiques du monde. Les poules ou les vachesvaches nourries avec des variétés de graines de linlin riches en Oméga 3 produisent des œufs ou du lait à haute teneur en cet acide gras. La consommation d'Oméga 3Oméga 3 réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.