Des yeux de diptère Chironomidae diptera vus au microscope et agrandis neuf fois. © Erick Francisco Mesén, Nikon Small World Photography
Sciences

Les plus belles photos de l'infiniment petit récompensées par Nikon Small World Photography

ActualitéClassé sous :Magazine Science , Concours photos , microscopie

Chaque année, le concours Nikon Small Word nous fait découvrir le monde invisible de l'infiniment petit, invisible à l'œil humain. Cette année, le grand prix est attribué à des curieuses étoiles de mer translucides. Saurez-vous trouver ce qui se cache derrière ces photos et vidéos ?

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Les gagnants du Nikon Small World in Motion Competition 2020  Découvrez les réalisations des participants au concours Nikon Small World. Leurs magnifiques vidéos nous dévoilent les beautés cachées du monde microscopique ! 

Les progrès des instruments et des techniques de microscopie rendent chaque année le concours Nikon Small World un peu plus ardu. Pour son image de trichomes, le gagnant Jason Kirk a ainsi capturé 200 images individuelles de la feuille et les a empilées pour créer cette magnifique photographie aux couleurs chatoyantes. Plus d'une centaine d'images prises au microscope ont été récompensées, dont Futura vous offre un aperçu. Ne ratez pas non plus les gagnants de la compétition vidéo Nikon Small in Motion, à voir en bas de la page.

Étoiles de mer ou trichomes de feuilles de chêne ?

Les trichomes sont de petits poils qui tapissent la surface des feuilles pour les protéger de la chaleur, de la pluie ou des insectes. En violet, on aperçoit les stomates, les petits pores qui régulent le flux de gaz dans la plante. Les vaisseaux sont colorés en bleu cyan.

Grossissement : 60x – Auteur : Jason Kirk. © Nikon Small World

Galaxie d’étoiles ou réseau de neurones ?

Cette image montre un dispositif microfluidique où des neurones de souris ont été extraits et cultivés, puis transduits sous l'action d'un virus différent de part et d'autre de l'image. Les deux réseaux de 300.000 neurones chacun sont reliés par les axones (filaments au centre de l'image).

Grossissement : 40x – Auteur : Esmeralda Paric, Holly Stefen. © Nikon Small World

Pince de crabe ou pou de porc ?

Cette pince crochue est l'extrémité de la griffe d'un pou de porc (Haematopinus suis), l'un des plus gros poux existant et qui se nourrit de sang de porc. Les petits tubes en jaune qui courent le long du pou sont des vaisseaux respiratoires (trachées), qui transportent l'oxygène vers les tissus.

Grossissement : 5x – Auteur : Frank Reiser. © Nikon Small World

Tourbillon de plasma ou cellules nerveuses ?

Cette photo montre un amas de cellules nerveuses de ganglion spinal chez un embryon de rat de 16 jours. La cellule elle-même, colorée en jaune-vert au centre de l'image, est entourée de cellules de soutien colorées en rouge. Les petits points bleus correspondent aux noyaux des cellules.

Grossissement : 10x – Auteur : Paula Diaz. © Nikon Small World

Anémones de mer ou intestin ?

Ces étonnantes structures sont des villosités de l'intestin de souris. Ces minuscules tentacules tapissent la paroi de l'intestin pour augmenter la surface de contact et mieux absorber les nutriments. Elles ont ici été colorées en fluorescence bleu et vert.

Grossissement : 63x – Auteur : Caleb Dawson. © Nikon Small World

Feuilles mortes ou aile de papillon ?

Cette image montre les écailles d'une aile de Morpho didius, un grand papillon bleu métallique pouvant atteindre 15 centimètres d'envergure. La technique de coloration fait apparaître ici les écailles en jaune, tandis qu'on voit à gauche une veine de l'aile.

Grossissement : 20x – Auteur : Sébastien Malo. © Nikon Small World

Embryon de chien ou organoïde mammaire ?

Les organoïdes mammaires sont développés à partir de glandes mammaires de souris et servent par exemple pour étudier les tumeurs ou les interactions entre les cellules. Les cellules épithéliales contractiles sont colorées en bleu tandis que les cellules sécrétrices de lait sont en rouge.

Grossissement : 40x – Auteur : Jakub Sumbal. © Nikon Small World

Fibre musculaire ou fil de coton ?

Cet enchevêtrement de fibres représente un tissage de coton vu en rétroéclairage. On distingue, au centre, de minuscules grains de pollen (en jaune) accrochés au fil. On voit ici que le tissage est bien trop lâche pour filtrer efficacement ce pollen.

Grossissement : 10x – Auteur : Felice Placenti. © Nikon Small World

Mouvement des vagues ou foyer de micro-organismes ?

Le premier prix de la compétition vidéo est attribué cette année à Fabian Weston pour sa vidéo de microfaune dans l'intestin d'un termite. Ces micro-organismes jouent un rôle essentiel dans la digestion de cellules végétales telles que le bois, et contribuent à la nutrition des termites.
 

Grossissement : 10x, 20x, 40x – Auteur : Fabian Weston. © Nikon Small in Motion

Mousse gonflable ou microtumeur ?

Cette vidéo montre une microtumeur humaine en train de grossir et de former des métastases. Les cellules ont été placées sur une plateforme microfluidique dans un environnement contrôlé puis photographiées toutes les 15 minutes durant 10 jours pour donner cette vidéo de 17 secondes.
 

Grossissement : 10x – Auteurs : Stephanie Hachey, Christopher Hughes. © Nikon Small in Motion

Pour en savoir plus

Nikon Small World : les plus belles vidéos du monde de l’infiniment petit

Article de Nathalie Mayer publié le 17/09/2020

Le monde qui nous entoure cache des beautés que nous ne soupçonnons pas. Mais les participants au concours Nikon Small World sont là pour nous les dévoiler. Aujourd'hui, des microgouttelettes coalescentes, une larve de ver marin, des cellules d'oignon, un ver noir et le neurone d'un rat. Le tout en vidéo, pour nous émerveiller un peu plus encore.

Il y a 45 ans, Nikon lançait une compétition internationale ouverte à tous. Seule condition : disposer d'un microscope et d'un appareil photo pour capturer la beauté et la complexité du monde qui nous entoure. En 2011, le géant de l'image a ajouté une nouvelle catégorie à la compétition - baptisée Small World in Motion -, celle qui récompense depuis, chaque année, les plus belles vidéos du monde microscopique.

Cette année, Kazi Rabbi et Xiao Yan (université de l'Illinois, États-Unis) remportent le premier prix avec leur vidéo de microgouttelettes coalescentes. Des microgouttelettes constituées à 80 % d'eau et à 20 % d'éthanol. Des images envoûtantes qui illustrent un domaine de la recherche - celui de l'étude des interactions entre les surfaces et les gouttelettes - habituellement peu glamour, mais pourtant d'une importance grandissante dans le contexte actuel.

« Empêcher les tuyaux de geler en hiver rendrait votre unité de climatisation plus efficace », explique Kazi Rabbi dans un communiqué« Si nous pouvons développer des surfaces et des matériaux qui repoussent mieux les liquides, nous pouvons créer des appareils, des systèmes d'alimentation et d'autres technologies qui nécessitent moins d’énergie pour fonctionner. Cela pourrait conduire à un avenir plus durable. »

Et parmi les mentions honorables, la danse hypnotique des algues vertes (Volvox) proposée par Massimo Brizzi (Italie). © Nikon Small World in Motion

Éveiller la curiosité

Pour produire la vidéo gagnante, les chercheurs ont eu recours à la microscopie en lumière transmise. Pour contrôler la génération et la croissance des microgouttelettes, ils ont dû utiliser un distributeur de microgouttelettes à fréquence contrôlée et une caméra à grande vitesse interfacée avec une lentille microscopique. Beaucoup d'efforts pour un résultat étonnant !

La microscopie crée de superbes images

Pour le deuxième prix de la compétition Small World in Motion 2020, autre sujet : celui du plancton et de son environnement. Et c'est une vidéo fascinante de Richard Kirby (Royaume-Uni) qui est récompensée. Elle montre une larve de ver phoronide, un ver marin en fer à cheval. Un sujet qui peut être très difficile à capturer en raison de sa nature délicate. « La microscopie crée de superbes images qui attirent la curiosité du public et contribuent à une meilleure compréhension de la vie et du rôle que ces organismes méconnus jouent dans nos écosystèmes », a commenté le chercheur.

La 3e place est attribuée à une vidéo saisissante montrant la diffusion cytoplasmique dans des cellules d'oignon. La 4e place revient à Martin Kaae Kristiansen (Danemark) pour sa vidéo captivante d'un ver noir (Lumbriculus variegatus) affichant des mouvements péristaltiques. Et ce sont Andrew Moore et Pedro Guedes-Dias (États-Unis) qui décrochent la 5e place pour leur vidéo fascinante de l'actine fluorescente exprimée dans un neurone de l’hippocampe d'un embryon de rat.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !