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Isolation à la laine de plume

Dossier - Isolation naturelle : une solution en plein essor
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Les isolants naturels sont des produits sains et faciles à recycler, dit-on. Leurs performances seraient comparables à celles des produits industriels. Qu’en est-il vraiment ?

  
DossiersIsolation naturelle : une solution en plein essor
 

L'isolation à la laine de plume affiche de très bonnes performances thermiques. Cependant, elle coûte plus cher que la laine de mouton.

Que penser de l'isolation à la laine de plume ? © Zanzibarski, Pixabay, DP

En isolation, la plume ne s'emploie pas seule mais associée à la laine de mouton. Dans une proportion de 70 % pour la première et de 10 % pour la seconde.

À la ferme pédagogique de Roquebillière (Alpes-Maritimes). © environnement.ecoles.free.fr

Les 20 % restants sont réservés au liant, des fibres polyester thermofusibles. Originaires du sud-ouest de la France, les plumes sont lavées et stérilisées à 150 °C, puis débarrassées des micro-organismes allergènes par traitement insecticide homologué (un label dédié aux textiles).

Avec un lambda de 0,040 à 0,042, selon la destination (mur ou toiture), ce matériau affiche d'excellentes performances thermiques. Plume de canard ou d'oie oblige, ses qualités hygrométriques sont à l'avenant et il possède un bon coefficient d'absorption du bruit : - 39 dB pour une cloison sèche incorporant 40 mm d'isolant.

Laine de plume en rouleau. © Iso-Techna

La laine de plume coûte plus cher que son homologue ovine (20 à 25 euros/m2)* pour des domaines d'application similaires.

* Source Ageden (espace Information énergies de l'Isère) : www.ageden38.org.

Panneaux de laine de plume en pose murale et sous rampant. © Batiplum

Quelques valeurs indicatives

© DR

Laine de plume : récupération ou dérive industrielle ?

Lauréate (à travers la marque Batiplum) du Palmarès national de l'innovation 2002, catégorie « entreprise et respect de l'environnement », l'isolation à la laine de plume ne manque pas d'atouts. Mais quid des volatiles ? Si les plumes sont récupérées sur des oiseaux d'élevage destinés de toute façon à la consommation, il n'y a guère à redire. Le hic réside dans la crainte d'une production intensive qui s'effectuerait au mépris des règles élémentaires de l'écologie...