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Le verre cellulaire en isolation

Dossier - Isolation naturelle : une solution en plein essor
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Les isolants naturels sont des produits sains et faciles à recycler, dit-on. Leurs performances seraient comparables à celles des produits industriels. Qu’en est-il vraiment ?

  
DossiersIsolation naturelle : une solution en plein essor
 

Du verre sous forme de mousse, c'est possible ? Oui, avec le verre cellulaire ! Ce dernier peut être utilisé pour l'isolation de différentes manières. Pourtant, son bilan énergétique est le plus mauvais de tous les isolants naturels.

L'utilisation du verre cellulaire pour l'isolation. © PublicDomainPictures, Pixabay, DP

D'origine recyclée (idéalement) ou naturelle (sable siliceux, feldspath...), le verre cellulaire est fabriqué par cuisson à 1.000 °C. À la matière fondue est ajoutée, après broyage, du carbone en très faible quantité (0,15 %) qui provoque un dégagement interne de CO2.

Le verre cellulaire peut être d'origine recyclée. © Smidom de Thoissey

Le verre cellulaire : avantages et inconvénients

Au refroidissement, ce gaz inerte se retrouve enfermé dans des millions de microcellules, ce qui donne un matériau « moussé » aux propriétés isolantes et dimensionnellement stable. Ses performances thermiques sont très bonnes (λ = 0,035 à 0,048) et son imperméabilité absolue (μ = 0), pour une masse volumique de 110 à 130 kg/m3.

Cycle du verre cellulaire. © Foamglas

On le trouve sous diverses formes, répondant à la plupart des besoins de la construction : bardages, blocs de maçonnerie, coquilles d'isolation, plaques rigides pour murs, parois enterrées, toitures, etc.

Bloc moussé après refroidissement. © Foamglas

Autres atouts du verre cellulaire : sa neutralité d'un point de vue sanitaire et sa réaction au feu. Nu, il est totalement incombustible (M0). Surfacé d'un voile d'aluminium ou de verre, il est classé non inflammable (M1).

Bloc de verre cellulaire servant à créer une barrière étanche entre le sol et les parois maçonnées. © Foamglas

Au chapitre des inconvénients, citons son coût élevé (35 à 45 euros/m2, d'après l'Agenden) et le plus mauvais bilan énergétique de tous les isolants naturels.

Plaques en verre d'aluminosilicate de 450 ou 600 x 600 mm, pour murs ou toitures selon modèle, disponibles en plusieurs épaisseurs de 50 à 180 mm. © Foamglas
Coquilles, coudes et douelles destinés à l’isolation des tuyauteries et équipements véhiculant des fluides à basses ou hautes températures. © Foamglas