Autour d'une naine rouge – le type d'étoiles le plus fréquent et dont la luminosité est faible –, la zone d'habitabilité est si proche de l'astre que les planètes qui se trouveraient sur son bord interne doivent généralement finir par tourner en rotation synchrone. Avec une même face continûment exposée à l'étoile, le climat serait-il vivable ? Une atmosphère pourrait les rendre hospitalières, affirme une étude. De quoi doubler le nombre de planètes habitables autour des naines rouges de la Voie lactée !
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La couverture nuageuse de la TerreTerre joue un rôle important en favorisant l'habitabilité de notre planète. Inversement, celle de Vénus la rend totalement inhospitalière, même si sa proximité avec le SoleilSoleil lui interdit à elle seule l'eau liquideliquide. On ne peut pas exclure qu'un emballement de l'effet de serreeffet de serre similaire à celui de VénusVénus puisse se produire sur des superterressuperterres comme celles que l'on découvre dans la zone d'habitabilitézone d'habitabilité des naines rouges. On sait aussi que Mars serait habitable si sa taille et son champ magnétiquechamp magnétique étaient plus importants, de sorte que la Planète rouge soit capable de retenir durablement une atmosphèreatmosphère.

Les exobiologistes se préoccupent donc depuis un certain temps d'étudier l'effet de l'atmosphère des exoplanètes sur leur habitabilité. Des chercheurs de l'université de Chicago et de l'université Northwestern viennent d'ailleurs de publier un article sur arxiv dans lequel ils abordent la question de l'habitabilité de planètes si proches d'une naine rougenaine rouge qu'elles se retrouvent en rotation synchronesynchrone. Dans cette situation, qui est celle de la LuneLune autour de la Terre, la planète présente toujours la même face à son étoile.


Pourquoi peut-on croire que la vie existe ailleurs dans l'univers ? La réponse d’Hubert Reeves. © Groupe ECP, www.dubigbangauvivant.com, YouTube

Nuages qui refroidissent des exoterres

Comment cette absence de succession des jours et des nuits peut-elle affecter les transports de chaleurchaleur et de matièrematière dans l'atmosphère ? Si d'importantes quantités d'eau liquide existent à un moment de l'histoire de ces exoplanète, à quels phénomènes peut-on s'attendre en présence d'une couverture nuageuse provenant de l'évaporation des océans ?

Pour le savoir, les chercheurs ont réalisé des simulations réalistes du climatclimat de ce genre d'exoplanètesexoplanètes, en tenant compte en 3D du comportement des nuagesnuages et de leur capacité à réfléchir et à absorber les rayonnements issus de l'étoile ou du sol de l'exoplanète. Le nombre de calculs à effectuer est énorme et l'équipe a dû faire travailler durant des mois une grappe de serveursserveurs (que l'on appelle encore une ferme de calcul, ou computer cluster en anglais) comptant 216 ordinateursordinateurs.

Les simulations effectuées n'étaient pas sans rappeler celles réalisées pour étudier le climat terrestre sur de grandes échelles de temps. Elles ont montré que la formation des nuages avait un rôle important dans le refroidissement de certaines exoplanètes en rotation synchrone autour des naines rouges. La conclusion finale des travaux des astrophysiciensastrophysiciens est que le nombre d'exoplanètes habitables dans la Voie lactée a doublé. Elles pourraient être 60 milliards.