Débutée en février 2010, avec la signature du contrat, la construction du satellite d’océanographie Jason-3 se poursuit chez Thales Alenia Space, à Cannes. Il sera lancé au printemps 2015 par un Falcon 9 de SpaceX.
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Jason-3 est un satellite d'océanographie opérationnelle réalisé dans le cadre d'une coopération quadripartite entre les deux organisations météorologiques Eumetsat et NOAANOAA, qui dirigent le programme, ainsi que le Cnes et la NasaNasa. Ce satellite assurera la continuité des mesures de topographie océanique à la suite de Topex/Poseidon, et de Jason 1 et 2.

Cette continuité est garantie au moins jusqu'en 2022, et certainement ad vitam aeternam puisque que cette mission est intégrée dans Copernicus, le programme d'observation de la Terreobservation de la Terre de l'Union Européenne et dont le premier satellite (Sentinel 1A) vient d'être lancé. Depuis les premières études de Topex-PoseidonTopex-Poseidon, en 1992, les scientifiques disposent aujourd'hui de 22 années de topographie de l'océan Elle montre une augmentation du niveau global de la mer de 3,3 mm par an.

Une plateforme Proteus autour de laquelle est construit le satellite Jason-3. © Rémy Decourt

Une plateforme Proteus autour de laquelle est construit le satellite Jason-3. © Rémy Decourt

L'altimétrie pour mieux comprendre les effets du changement climatique

Les mesures altimétriques fournissent des informations sur la topographie dynamique de l'océan, ce qui permet d'en déduire les phénomènes profonds. Des courants océaniques aux variations de salinitésalinité et aux maréesmarées en passant par la hauteur des vaguesvagues et la vitessevitesse des ventsvents, l'altimétrie est à la base d'une multitude d'applicationsapplications qui font de l'océanographie opérationnelle un outil très précieux pour comprendre le changement climatiquechangement climatique.

Construit par Thales Alenia Space autour de la plateforme ProteusProteus, Jason-3 emportera l'altimètre Poseidon-3B qui constitue l'élément clé de ce programme. Il emportera également le système Doris pour l'orbitographieorbitographie de précision, un radiomètreradiomètre micro-ondes, la charge utile de localisation GPSP (un système de positionnement utilisant les satellites du GPSGPS) et un ensemble de réflecteurs à laserlaser.

Novembre 2013. Le satellite a pris forme. Ses panneaux solaires lui manquent encore, ainsi que certains de ses instruments, mais le système de localisation GPSP est, lui, installé. Il est visible ici à droite, sous son emballage de protection. © Rémy Decourt

Novembre 2013. Le satellite a pris forme. Ses panneaux solaires lui manquent encore, ainsi que certains de ses instruments, mais le système de localisation GPSP est, lui, installé. Il est visible ici à droite, sous son emballage de protection. © Rémy Decourt

Le satellite sera placé sur la même orbiteorbite que Jason-2, à une altitude de 1.336 km et avec une inclinaison de 66°, ce qui permettra une couverture presque totale de toutes les étendues océaniques libres de glaces.

Aujourd'hui en séquence AIT (Assemblage, Tests, Intégration), le satellite doit subir cet été des tests thermiques qui seront suivis, dès la rentrée, d'essais de compatibilité électromagnétiquecompatibilité électromagnétique. S'enchaîneront alors les séquences de performances finales et, en novembre, la revue de qualification avec le Cnes et Eumetsat. Si tous les voyants sont au vert, la campagne de lancementcampagne de lancement débutera en février 2015 en vue d'un lancement au printemps 2015 sur un lanceur Falcon 9 de SpaceXSpaceX.