Santé

Autosurveillance glycémique et traitement du diabète

Dossier - Tout savoir sur le diabète
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Maladie de plus en plus présente de par le monde, le diabète est souvent pris à la légère par la plupart des patients. Pourtant, il peut conduire au coma, voire à la mort. Présentation de ce fléau, de ses causes et de ses complications.

  
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Que ce soit pour le diabète de type 1 ou le diabète de type 2, l'autosurveillance glycémique permet d'adapter les doses d'insuline et demeure un acte incontournable dans la prise en charge du diabète pour un meilleur traitement.

En cas de diabète, un contrôle régulier est nécessaire afin de maintenir l'équilibre glycémique du patient, de diminuer le risque de complications vasculaires micro- et macroangiopathiques ainsi que pour éviter les complications métaboliques aigües.

L'autosurveillance glycémique est essentielle dans la prise en charge du diabète. Quant au traitement, il est notamment conseillé de faire du sport. © ClaudioValdes, Shutterstock

Comment surveiller sa glycémie ?

Composé d'un lecteur de glycémie, d'électrodes et de bandelettes (ou capteurs), le dispositif d'autosurveillance permet le dosage à domicile du taux de sucre dans le sang capillaire, grâce à un autopiqueur. Le patient (ou son entourage) est ainsi capable de surveiller lui-même sa glycémie.

L'autosurveillance glycémique et la surveillance du taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) sont ainsi les principaux éléments de ce contrôle, qui doit être systématique et pluriquotidien dans le cas du diabète de type 1, mais qui reste limité à certains patients dans le cas du diabète de type 2.

Un lecteur de glycémie est utilisé à domicile par les patients diabétiques afin de surveiller leur taux de glucose dans le sang. © National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases, National Institutes of Health

Les modalités de l'autosurveillance glycémique varient selon le type de diabète :

  • concernant les patients atteints du diabète de type 1, une autosurveillance glycémique (ASG) est nécessaire au moins quatre fois par jour, selon la Haute autorité de santé. Avant les repas, l'objectif glycémique est de 70 à 120 mg/dl (ou mmol/l, selon l'unité d'affichage du lecteur de glycémie), tandis que le taux postprandial (deux heures après le repas) doit être inférieur à 160 mg/dl.

  • Les modalités de l'autocontrôle glycémique des patients atteints du diabète de type 2 sont cependant plus complexes, et la fréquence de l'ASG varie entre quatre fois par jour et deux fois par semaine (voir image ci-dessous). L'objectif glycémique avant les repas est également de 70 à 120 mg/dl, alors qu'en postprandial, il ne doit pas dépasser les 180 mg/dl.

  • Pour le diabète gestationnel, au moins quatre ASG par jour sont nécessaires. Le taux de glucose à jeun doit rester inférieur à 95 mg/dl, et inférieur à 120 mg/dl en postprandial. 
Indications et modalités de l’autosurveillance glycémique (ASG) pour les personnes atteintes du diabète de type 2. © « Bon usage des dispositifs médicaux », Haute autorité de santé

La surveillance du taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c)

Le contrôle du taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) dans le plasma veineux permet d'estimer l'équilibre moyen des glycémies des deux à trois mois précédents le prélèvement, et se dose quatre fois par an.

  • Pour le diabète de type 1, l'HbA1c doit être maintenu à moins de 7 ou 7,5 %. Il est alors important de faire attention au risque d'hypoglycémie.

  • Concernant le diabète de type 2, l'objectif varie de moins de 6,5 % (pour la monothérapie orale) à moins de 7 % en trithérapie orale ou sous insuline. Outil précieux d'éducation, l'ASG sensibilise également le patient à l'importance de la diététique et d'un exercice physique régulier.

Quel traitement pour le diabète ?

Alimentation équilibrée, exercice physique... Tels sont les meilleurs ingrédients existants pour traiter le diabète de type 2, qui ne requiert pas forcément des apports d'insuline. Si la maladie évolue, une prise de médicaments sera alors nécessaire, de même qu'une visite chez un médecin.

Première cause de cécité acquise, d'insuffisance rénale terminale et d'amputation de membre non-traumatique, le diabète de type 2 est également responsable de 25 à 35 % des accidents cardio-vasculaires coronaropathies et autres complications liées à l'hyperglycémie chronique. Ces éléments font de cette maladie une priorité en matière de santé publique.

Le traitement du diabète de type 1 nécessite quant à lui une administration régulière d'insuline à l'aide de stylos injecteurs, de pompes à insuline portables ou implantables.

En novembre 2008, des chercheurs français ont découvert grâce à des tests effectués sur des souris diabétiques une nouvelle voie utilisée par l'organisme pour l'assimilation du glucose par les cellules (voir notre article Apeline : vers un nouveau traitement du diabète ? pour en savoir plus). Un espoir dans la recherche puisqu'il s'agit d'une « voie de secours » faisant appel à l'apeline, hormone secrétée par la graisse qui utilise une porte d'entrée différente de celle de l'insuline. L'augmentation de la production de cette hormone dans l'organisme permettrait ainsi de retarder la survenue du diabète. Les chercheurs découvriront alors prochainement l'efficacité de cette hormone sur l'Homme.