Lorsque les températures descendent, les animaux sauvages mobilisent différentes stratégies pour survire au froid. © PublicDomainPictures, Pixabay, CC0 Creative Commons

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Animaux : 7 stratégies pour survivre au froid

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Si nos animaux domestiques peuvent compter sur nous pour les protéger du froid, la faune sauvage doit généralement se débrouiller par elle-même. Et les stratégies des uns et des autres pour survivre aux températures les plus basses sont variées.

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[EN VIDÉO] Les animaux sauvages face au réchauffement climatique  Même de très légers changements du climat peuvent affecter fortement la biodiversité d’un secteur, voire entraîner la disparition d'animaux. C’est pourquoi le CLS, spécialisé dans la protection de la faune sauvage, s’attache à surveiller au quotidien et par satellite les espèces vulnérables comme le manchot royal ou l’éléphant de mer. Voici en vidéo un aperçu du travail effectué en Arctique. 

Lorsque le thermomètre affiche une température proche de zéro, nous savons que nous aurons froid en sortant de notre maison. Les animaux sauvages ne disposent pas de ce genre de « technologie ». Pourtant comme nous, les vertébrés au moins peuvent compter sur des thermorécepteurs dispersés à la surface de leur peau pour leur indiquer une baisse de température et leur permettre ainsi de survivre au froid.

La fourrure en première ligne

Certains se retrouvent alors un peu démunis. On peut se demander par exemple que deviennent les insectes en hiver. Concernant l'opossum, certaines parties de son corps sont nues. Ainsi lorsque les températures descendent de manière inhabituelle, victime d'engelures, il n'est pas rare qu'il perde un morceau de ses oreilles ou de sa queue. Car bien sûr, pour se protéger du froid, les animaux sauvages - un peu comme nos chiens et nos chats - comptent d'abord sur leur fourrure, ou leur plumage. À l'approche de l'hiver, celle-ci a tendance à s'épaissir. Mais lorsqu'elle fait défaut, la lutte se complique.

Pour le lamantin, pas de fourrure et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, très peu de graisse. Il est de fait particulièrement sensible au froid. Sa solution : trouver des eaux chaudes dans lesquelles passer l’hiver. © extrabrandt, Pixabay, CC0 Creative Commons

La très classique migration

Parmi les stratégies les plus courantes pour survivre au froid, il y a bien sûr aussi la migration. Même s'il s'agit là plutôt d'un moyen d'échapper au froid en allant passer l'hiver dans une région aux températures plus clémentes. C'est ce que font de nombreux oiseaux, finalement plus encouragés par le manque de ressources alimentaires que par l'installation du froid en lui-même.

La solution de la torpeur

Certains animaux bénéficient d'un mécanisme complexe qui leur permet de réguler leur température interne pour la maintenir à un niveau constant tout au long de l'année. Au prix toutefois d'une importante dépense énergétique. C'est pour cela que d'autres préfèrent opter pour une température corporelle plus basse. Ceux qui choisissent l'hibernation, par exemple, comme la marmotte ou la chauve-souris. Pendant ces phases de torpeur, ils vivent comme au ralenti.

Quand le mercure descend, l’ours hiverne. Il trouve un abri pour se protéger, mais n’expérimente pas le même état de léthargie que les animaux qui hibernent. © Xavier Klaussner, Fotolia

Miser sur l’échange de chaleur

La nature a doté d'autres animaux encore de systèmes d'échange de chaleur qui leur permettent de maintenir la température de leur corps malgré des conditions extérieures rudes. Dans les pattes des écureuils, par exemple, artères et veines sont proches. Le sang qui arrive du cœur par les artères peut donc transmettre sa chaleur au sang froid qui remonte des orteils par les veines.

Les secrets des poissons pour survivre au froid

Les poissons ont une chance : la glace flotte sur l'eau. Ainsi ils peuvent généralement nager dessous, dans un environnement un peu protégé. Et ils disposent d'enzymes qui permettent à leurs fonctions physiologiques de se maintenir à des températures plus froides. Dans les régions vraiment rudes, les poissons usent même de sortes de protéines antigel qui se lient aux cristaux de glace dans le sang pour empêcher que celui-ci ne gèle entièrement.

Certaines grenouilles copient le système antigel qui existe aussi chez les poissons. © Mike Wilhelm, Fotolia

De la graisse pour se réchauffer

Chez les mammifères comme chez les oiseaux, lorsque le froid s'installe, on peut aussi observer la formation d'une forme de graisse particulière appelée le tissu adipeux brun. Celui-ci se trouve riche en mitochondries. Ces dernières sont capables de libérer de l'énergie de manière efficace sous forme de chaleur et ainsi, de survivre au froid en réchauffant les corps.

La chaleur du groupe

Les manchots empereur cumulent différentes stratégies. En Antarctique, lorsque les températures atteignent les -40 °C, les manchots profitent d'abord d'une certaine insensibilité au froid grâce à un plumage extrêmement dense et dont la structure agit comme un coupe-vent. La forme de leur corps semble, quant à elle, avoir été modelée pour minimiser la surface d'échange avec l'air froid. Et une belle couche de graisse et un système d'échange thermique artères/veines complètent le tableau. Avant que n'intervienne une dernière arme : la thermorégulation de groupe. Plusieurs centaines d'individus se serrent alors les uns contre les autres pour se réchauffer mutuellement.

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