Douleurs, fièvre, courbatures… Quel antalgique privilégier ? © milankubicka, Fotolia
Santé

Aspirine, paracétamol, ibuprofène : comment choisir ?

Question/RéponseClassé sous :antalgique , ibuprofène , aspirine

L'aspirine, le paracétamol, et l'ibuprofène sont les trois types d'antidouleurs sans ordonnance les plus couramment utilisés pour soigner douleurs, fièvre et maux de tête. Lequel est le plus efficace ? Pour quel type de douleur les prendre ? Peut-on les associer ?

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Mal de tête, fièvre, rhume, état grippal, douleurs dentaires, courbatures... Les antalgiques font partie de médicaments les plus vendus en automédication. Pourtant, ils ne sont pas anodins et certains sont même carrément dangereux à trop forte dose ou mal utilisés. Quel que soit le médicament choisi, la première règle est de ne pas dépasser trois à cinq jours de traitement. Si la douleur persiste, consultez votre médecin.

En 1er choix : le paracétamol

Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan...) présente le meilleur bénéfice/risque pour les douleurs courantes (mal de tête, fièvre, douleurs dentaires...), et pour un dosage inférieur à 3 g par jour, soit trois comprimés de 1000 mg espacés toutes les quatre à six heures. En revanche, il est toxique pour le foie ; à forte dose (supérieure à 10 g/j), le paracétamol est même potentiellement mortel. De plus, son association avec l'alcool est fortement déconseillée.

2e choix : l'ibuprofène

L'ibuprofène (Antaréne, Advil, Nurofen, Spedifen...) est intéressant notamment pour les douleurs rhumatismales, l'arthrose, les tendinites, des lombalgies, des sciatiques, car il possède une action anti-inflammatoire qui n'existe pas avec le paracétamol. En revanche, il est déconseillé pour les douleurs dentaires car il peut masquer une potentielle infection. La dose journalière ne doit pas dépasser 800 mg par jour et les prises doivent être espacées de six heures. L’ibuprofène présente cependant des effets indésirables, notamment des troubles intestinaux (nausées, brûlures d'estomac, voire ulcères) et il est déconseillé aux patients souffrant d'insuffisance rénale et chez les personnes âgées.

Il est possible de prendre de l’ibuprofène et du paracétamol en alternance pour renforcer leur action mutuelle. © NPS Studio, Fotolia

3e choix : l’aspirine

Couramment utilisée pour soigner la fièvre ou les douleurs, l'aspirine (Aspégic, Aspro...) est pourtant à proscrire pour ces indications, d'après 60 millions de consommateurs. Ce médicament présente en effet des risques non négligeables d'hémorragies même à dosage réduit en raison de son action anticoagulante. Pour cette même raison, elle ne doit pas être prise durant les règles et elle est déconseillée en cas de rhume ou d'infection virale. En revanche, elle s'avère intéressante à faible dose dans la prévention des troubles cardiovasculaires.

Peut-on associer l’aspirine et l’ibuprofène ou le paracétamol ?

L'aspirine et l'ibuprofène faisant tous deux partie de la classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), il ne faut pas les cumuler afin d'éviter le surdosage. On peut en revanche associer ibuprofène et paracétamol pour les douleurs aiguës (en alternance toutes les trois à quatre heures), ce qui renforce leur efficacité mutuelle et permet donc de diminuer la dose totale. Les seuils maximaux de chacun doivent cependant être respectés.

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