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Risque de fausse-couche : les causes

Dossier - La fausse-couche
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On estime le nombre de fausses-couches par an à 20.000 en France. Quels sont les signes d'une fausse-couche ? Quelles en sont les causes, et quels traitements existent ? Comment gérer l'après fausse-couche ?

  
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Le risque de fausse-couche est redouté par toutes les futures mamans, à juste titre puisqu'elle concerne environ un tiers des grossesses. Heureusement, même si elle est fréquente, elle se répète rarement. Mais connaît-on les causes des fausses-couches ?

Quelles sont les causes de fausse-couche ? ©Alexander Raths -Shutterstock

Le risque de fausse-couche en quelques chiffres

On dénombre ainsi chaque année, en France, environ 200.000 fausses-couches. Un chiffre qui fait peur, mais qui ne se ressent pas de façon aussi dramatique dans la réalité : la grande majorité de ces avortements spontanés intervient dans les six premières semaines de grossesse et, dans beaucoup de cas, la patiente n'a même pas eu le temps de réaliser qu'elle était enceinte. Les trois premiers mois sont les plus à risque.

Plusieurs éléments peuvent déclencher une fausse-couche. Dans l'immense majorité des cas, il s'agit d'un événement unique et le fait d'avoir subi une fausse-couche lors de la grossesse précédente ne signifie pas du tout que la femme est plus à risque que la moyenne de faire une autre fausse-couche.

Malformation génétique : les fausses-couches les plus fréquentes

La cause la plus fréquente d'avortement spontané est la malformation génétique de l'embryon. Un problème est survenu au moment de la fécondation et il lui manque du matériel génétique ou, au contraire, il possède trop de chromosomes. Le fœtus n'est pas viable, il cesse d'évoluer, le corps de la femme expulse. Dans ce cas de figure, il y a toutes les chances pour que la prochaine fois soit la bonne.

Une infection de la future maman peut également être à l'origine de la fausse-couche. Elle peut se situer au niveau de l'appareil génital mais il s'agit aussi parfois tout simplement d'une grippe. Là encore : aucune incidence sur la prochaine grossesse.

Aspirine et ibuprofène : déconseillés en début de grossesse

On soupçonne les anti-inflammatoires non stéroïdiens de perturber la nidation de l'embryon dans les tout premiers jours de la grossesse. Mieux vaut donc éviter aspirine et ibuprofène si l'on est en phase de conception. À remplacer, par exemple, par du paracétamol en cas de douleur. Mais il est préférable de consulter son médecin.

Amniocentèse : plus de risques de fausses-couches ?

L'amniocentèse consiste en un prélèvement de quelques millilitres de liquide amniotique, pour recueillir des cellules fœtales et pratiquer un caryotype à la recherche d'anomalies chromosomiques. Cet examen augmente légèrement le risque de fausse-couche, mais beaucoup moins que ce que voudrait la rumeur : des études ont montré que le risque était accru de 1 % environ (le risque de déclencher un avortement après amniocentèse est de 1/200 environ).

Pathologies et tabagisme

Certaines maladies de la mère peuvent déclencher un avortement spontané : diabète, problèmes cadiovasculaires, rénaux... Mais il n'y a là rien de systématique et parvenir à équilibrer la maladie devrait réduire les risques.

Certains comportements comme le tabagisme, la prise d'alcool ou la sous-alimentation augmentent le risque de fausse-couche. Il suffit alors d'adopter une hygiène de vie plus saine.

Durant la grossesse : zéro alcool et zéro cigarette. © Miss media/Fotolia

Grossesse tardive : une grossesse plus à risque

L'âge constitue également un facteur de risque connu : les avortements spontanés sont plus fréquents après 40 ans, probablement parce que les malformations du fœtus sont également plus fréquentes. Les premières grossesses sont également plus dangereuses. 

Causes physiologiques d'une fausse-couche

Dans de rares cas, les causes de cet accident sont plus ancrées et risquent de provoquer des fausses couches à répétition si l'on ne trouve pas de solution.

Une malformation de l’utérus est souvent en cause. Ou alors, le col de l'utérus est parfois relâché, ce qui permet à l'embryon de « glisser » hors de la cavité. Des solutions existent (poser un cerclage autour du col, par exemple), il faut consulter rapidement, pour éviter de revivre cet épisode douloureux.

Le sperme du père peut être en cause. Les spermatozoïdes peuvent présenter un matériel génétique dégradé : l'embryon créé lors de la fécondation ne sera pas viable. Dans ce cas, une simple fécondation in vitro (FIV), où l'on trie les spermatozoïdes normaux et ceux qui sont abîmés, devrait régler le problème.

Les idées reçues sur les causes de fausses-couches

Malgré ce qu'on peut entendre régulièrement, une fausse-couche n'est pas déclenchée par le fait de faire du sport, de porter du poids, de sauter...

La fausse-couche, même lorsqu'elle survient très tôt dans la grossesse, n'est pas un événement anodin dans la vie d'une femme. Il est important d'en parler et de consulter un médecin pour identifier les causes de l'accident et, éventuellement, y remédier.