Santé

Grossesse : les phtalates augmenteraient le risque de fausse couche

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Les phtalates, présents dans les emballages plastiques, les produits de beauté et des produits de consommation du quotidien, pourraient augmenter le risque de fausse couche. C'est ce que suggère une nouvelle étude inquiétante sur l'impact de ce composé chimique sur la santé.

Mieux vaut éviter les produits contenant des phtalates pendant la grossesse. © menz11stock, Shutterstock.com

Une récente étude, au cours de laquelle 300 femmes ont été suivies, montre qu'il existe un lien entre certains phtalates et les fausses couches, surtout pendant la période allant de cinq à 13 semaines de grossesse. Les États-Unis ont déjà interdit l'utilisation de six types de phtalates dans les produits et objets destinés aux enfants mais d'autres sont toujours ajoutés à la composition de savons, de shampoings, de revêtements de sol et de peintures.Des recherches précédentes avaient montré que l'exposition au long cours à certains phtalates pouvait entraîner des troubles de santé et des fausses couches sur des animaux de laboratoire.

Pour mener leurs recherches, des scientifiques ont demandé des échantillons urinaires à 132 femmes ayant subi une fausse couche et à 172 autres femmes enceintes en bonne santé ; toutes les participantes résidaient en Chine. Leurs données, publiées dans la revue Environmental Science & Technology, associaient de forts taux de trois phtalates à la perte du fœtus. Même si ces résultats ne sont pas suffisants et que de plus amples recherches sont nécessaires, il est tout de même conseillé aux femmes enceintes et à celles qui tentent de concevoir d'éviter ces trois phtalates :

  • le diéthyle phtalate (DEP) ;
  • le di-isobutyle phtalate (DiBP) ;
  • le di-n-butyle phtalate (DnBP).
Formule d’un phtalate. Les phtalates se retrouvent dans différents objets du quotidien : plastiques, emballages, revêtements de sol, rideaux de douche, peintures ou vernis, dispositifs médicaux… © Jü, Wikipedia, DP

Un lien entre phtalates et naissances prématurées

En 2013, une autre étude, menée au Women's Hospital de Boston, aux États-Unis, avait associé les phtalates à la naissance d'enfants prématurés. Les chercheurs avaient analysé les urines de 130 femmes qui avaient accouché avant leur terme pour les comparer à celles de 352 autres femmes arrivées à terme, qui servaient de groupe témoin.

Les résultats ont montré un fort lien entre les naissances prématurées et l'exposition aux composants chimiques précités pendant la grossesse. Les chercheurs avaient noté que leurs résultats méritaient d'être pris au sérieux et suivis d'actions pour réduire l'exposition au phtalate chez la femme enceinte à travers le pays.

Le principal auteur de cette étude, Kelly K. Ferguson, de l'University of Michigan School of Public Health, a poursuivi ses recherches en 2014 et est arrivée à la conclusion que ces produits causaient aussi du stress oxydatif capable d'endommager l'ADN et certains lipides.

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