Le risque est important pour le bébé de rhésus positif lors d’une seconde grossesse d’une femme de rhésus négatif. C'est l'incompatibilité rhésus. © Syda Productions, Shutterstock

Santé

Incompatibilité rhésus : quels risques pendant la grossesse ?

Question/RéponseClassé sous :grossesse , incompatibilité rhésus , rhésus négatif

Lorsque la mère est de rhésus négatif et le bébé de rhésus positif, elle peut fabriquer des anticorps contre les cellules fœtales, s'il ne s'agit pas de son premier enfant. Il existe un risque que la grossesse n'aille pas à son terme, si rien n'est fait. Zoom sur l'incompatibilité rhésus.

En début de grossesse, le groupe rhésus de la maman doit être connu. L'incompatibilité rhésus concerne des femmes dont le groupe sanguin est de rhésus négatif (A-, B-, O- ou AB-), mais dont le bébé est de rhésus positif (A+, B+, O+ ou AB+). Les globules rouges de rhésus positif possèdent des antigènes Rh, tandis que le rhésus négatif correspond à l'absence d'antigène.

Rhésus négatif pour la maman, rhésus positif pour le bébé

Lors de la première grossesse, il n'y a pas de risque pour le bébé car les deux sangs sont séparés par le placenta. Les risques concernent la grossesse suivante. Pendant le premier accouchement, ou lors d'une IVG, d'une grossesse extra-utérine ou d'une fausse couche, des cellules fœtales peuvent en effet passer dans le sang de la mère. Celle-ci fabrique alors des anticorps (des agglutinines irrégulières) contre les cellules de rhésus positif, reconnues comme étrangères.

Lors de la grossesse suivante, si le fœtus est encore de rhésus positif, les anticorps de la mère passent dans le placenta et vont détruire les globules rouges du fœtus, entraînant une anémie hémolytique. Le risque est élevé pour le fœtus, qui peut ne pas survivre. Le diabète gestationnel et l'hypertension augmentent le risque de complications pour la mère et l'enfant.

Prévention lors d'une incompatibilité rhésus

Pour éviter les problèmes liés à une incompatibilité rhésus :

  • une recherche d'agglutinines irrégulières est effectuée chez la femme enceinte,
  • une injection d'immunoglobulines anti-D est administrée après chaque accouchement (ou IVG ou fausse couche) pour neutraliser les globules rouges de rhésus positif et éviter la production des agglutinines irrégulières. Ceci vise à protéger les futurs bébés,
  • une injection d'immunoglobulines anti-D peut avoir lieu lors du troisième trimestre de grossesse.
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