Le trou dans la couche d’ozone n’a jamais été aussi petit

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À une quinzaine de kilomètres au-dessus de nous, dans la stratosphère, la couche d’ozone forme un écran qui nous protège des rayons ultraviolets. Et chaque année, à la fin de l'hiver -- celui de l'hémisphère sud --, avec le retour du soleil, il se forme un trou dans cette couche d’ozone, au-dessus de l'Antarctique. Un trou dont les chercheurs surveillent l'ampleur à partir de l'espace et grâce à des ballons-sondes.

Le 8 septembre 2019, le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint son maximum annuel. © Nasa

Traditionnellement, il atteint, fin septembre, une superficie maximale de l'ordre de 21 millions de kilomètres carrés. Mais cette année, il est arrivé à son maximum dès début septembre. Un maximum de seulement un peu plus de 16 millions de kilomètres carrés. Il s'est ensuite stabilisé à un minimum de quelque 10 millions de kilomètres carrés. Et, malgré ce trou, aucune partie de l'atmosphère ne s'est retrouvée entièrement dépourvue d'ozone.

Une excellente nouvelle qui ne doit cependant pas, selon les chercheurs de la Nasa, laisser penser qu'elle est le signe d'un rétablissement de la couche d'ozone. Le phénomène serait plus lié à des conditions météorologiques exceptionnelles. Une augmentation des températures stratosphériques et un affaiblissement du vortex polaire antarctique.

Des conditions météorologiques telles que celles qui ont conduit à limiter cette année le trou dans la couche d’ozone ont déjà été enregistrées en 1988 et en 2002. Mais les chercheurs ignorent encore quelle en est l’origine. Ici, en time-laps, une sonde montant au-dessus du pôle Sud et destinée à mesurer l’épaisseur de la couche d’ozone très haut dans l’atmosphère. © Robert Schwarz/University of Minnesota