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Grossesse à risque : un engin de poche pour surveiller le foetus

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Ce petit appareil ne pèse pas plus de cent grammes mais peut écouter en permanence les battements cardiaques du fœtus. Bientôt en vente en Grande-Bretagne, il permettra une surveillance continue.

Le signal provenant des battements du cœur maternel diffère significativement de celui provenant du fœtus. Une analyse de forme par un système électronique peut séparer les deux. Crédits : Monica Healthcare

Voilà quinze ans que cette équipe travaille sur ce sujet et a déjà réalisé plusieurs prototypes. Mais c'est la miniaturisation qui a posé problème. Aujourd'hui, l'appareil a la taille d'un téléphone mobile et pèse seulement cent grammes. Son rôle : surveiller en permanence les battements cardiaques du fœtus. Il sera utilisé pour des grossesses à risque, notamment lorsque la mère présente un syndrome de diabète ou de maladie auto-immune.

Pas plus gros qu'un baladeur, l'appareil peut être mis en œuvre par la femme enceinte elle-même. Crédits : Monica Healthcare

L'appareil, baptisé Monica, fonctionne comme un électrocardiogramme et s'installe sur l'abdomen. Sa sensibilité est très élevée : il mesure une différence de potentiel de 10-8 volt. Mais la grande difficulté est de distinguer le battement de cœur du fœtus de celui de la mère. Pour y parvenir, l'appareil analyse le signal reçu. C'est par sa forme qu'il repère celui émis par le cœur du fœtus et qui n'a ni le même rythme ni la même amplitude que celui provenant du cœur maternel. Une fois la mesure réalisée, l'appareil stocke les données dans sa mémoire interne et elles pourront ensuite être envoyées par liaison sans fil à un ordinateur.

Ce genre d'examen est pratiqué en milieu hospitalier mais réclame du personnel spécialisé. Avec Monica, il est possible de le pratiquer chez soi et beaucoup plus souvent, ce qui permettrait une alerte rapide en cas de danger pour le fœtus. Une partie de l'équipe originelle, issue de l'université de Nottingham, a créé une entreprise privée, Monica Healthcare, pour commercialiser l'appareil. Les tests sont toujours en cours pour vérifier la validité du concept. Le tiers des essais cliniques ont déjà été passés et l'équipe espère une commercialisation dès le mois de juillet 2007.

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