L’aspartame affecte-t-il la santé ? L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa), a enquêté et conclu à l’absence de danger. Cette étude met fin aux incertitudes concernant cet édulcorant, pourtant accusé depuis de nombreuses années de presque tous les maux.
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De nombreuses études ont mis en doute l'innocuité de l'aspartame. La dernière en date par exemple dénonçait le risque de naissances prématurées chez les consommatrices de boissons édulcorées. Cependant, les différentes agences sanitaires doutaient de la pertinence des tests statistiques utilisés. Qu'en est-il vraiment ?

Afin de trancher sur la question, l'Efsa a lancé un appel public en mai 2011 au cours duquel plus de 600 données scientifiques ont été recueillies. Plus récemment, l'agence a initié une nouvelle consultation publique et a obtenu 200 commentaires qui ont tous été pris en considération. « Ce travail d'investigation représente l'une des évaluations des risques associés à l’aspartame les plus exhaustives jamais entreprises », raconte Alicja Mortensen, présidente du groupe scientifique de l'Efsa sur les additifs alimentaires.

L'aspartame est un dipeptide utilisé pour donner ungoût sucré.© Benjah-bmm27, <em>Wikimedia Commons</em>, DP

L'aspartame est un dipeptide utilisé pour donner un goût sucré.© Benjah-bmm27, Wikimedia Commons, DP

Aucun risque de cancer et de troubles cérébraux

Selon les experts de l'Efsa, la dose journalière acceptable d'aspartameaspartame de 40 mg par kgkg de poids corporel et par jour est sans risque pour la santé humaine. Seule exception, les patients souffrant de phénylcétonurie, une maladie génétiquemaladie génétique rare et grave due à un trouble du métabolismemétabolisme. Leur organisme est incapable de dégrader la phénylalanine, un acide aminéacide aminé contenu dans l'aspartame, et doivent s'abstenir d'en consommer. Les experts recommandent donc aux personnes concernées de bien lire les étiquettes des produits pour vérifier qu'ils ne contiennent pas d'aspartame.

D'après l'analyse de l'Efsa, la consommation d’aspartame n'augmenterait pas les risques de dommages génétiques, de cancercancer ou de troubles cérébraux. Par ailleurs, elle n'affecterait pas le comportement et les fonctions cognitives à la fois chez l'enfant et chez l'adulte. Enfin, l'exposition à la phénylalaninephénylalanine n'entraînerait aucun risque pour le développement du fœtusfœtus au cours de la grossesse.