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L’aspartame ne présente pas de risque pour la santé, selon l’Efsa - MAJ

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Mise à jour : certaines voix s'élèvent et ne sont pas d'accord avec ces conclusions. Pour le Réseau Environnement Santé, l'étude de l'Efsa se baserait sur des rapports trop anciens (1973 et 1974) et écarterait des études récentes réalisées sur des modèles animaux.

Publication du 11/12/2013. Selon l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), l'aspartame ne présente aucun danger pour la consommation aux niveaux actuels d'exposition. La polémique autour de l'édulcorant est-elle définitivement réglée ?

L'aspartame sert à donner le goût sucré aux boissons light. Très critiqué, l'édulcorant serait sans danger pour notre consommation. © Suti, www.stockfreeimages.com

Sujet de controverse depuis des années, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient de trancher. Non, l'aspartame ne présente aucun danger pour la santé « aux niveaux actuels d'exposition ». Cette conclusion, obtenue après l'analyse de 112 études et 200 commentaires scientifiques sur la question concernant l'animal et l'Homme, vient confirmer le rapport que l'autorité sanitaire européenne avait publié en janvier dernier.

Cette nouvelle évaluation porte à croire que l'édulcorant et ses produits de dégradation n'ont rien d'alarmant, si la consommation quotidienne ne dépasse pas la dose journalière acceptable, fixée à 40 mg/kg de masse corporelle. Dans ce cas de figure, le rapport détermine qu'on n'observe aucun effet négatif sur les gènes, le cerveau ou le système nerveux. Autrement dit : pas de risque de cancer, de trouble du comportement ou de dysfonctionnement cognitif. Les fœtus ne seraient pas non plus exposés. Le seul danger concerne les personnes atteintes d'une maladie rare, la phénylcétonurie, chez qui la phénylalanine, l'un des métabolites de l'aspartame, représente une menace à des doses trop élevées.

Un éventuel conflit d’intérêt ?

En revanche, le texte de l'Efsa ne fait pas la lumière sur le lien entre le diabète de type 2 et l'ingestion de l'édulcorant. Un sujet pourtant au cœur de la question depuis la parution d'une étude de l'Inserm en février dernier dans l'American Journal of Clinical Nutrition. En substance, les chercheurs français concluaient à une association entre la consommation de boissons light (et donc supplémentées en aspartame) et le trouble métabolique chez la femme. Quel est le point de vue de l'Efsa sur cette question ?

Si l'avis de l'agence européenne semble ferme au regard des conclusions avancées, d'autres restent plus dubitatifs quant à l'impartialité des résultats. En octobre dernier, l'Observatoire de l'Europe industrielle révélait qu'une majorité des experts de l'Efsa entretenaient des liens étroits avec le secteur commercial et pouvaient donc être en conflit d'intérêt.

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