La sonde européenne Venus Express vient de détecter de l'ozone dans l'atmosphère de Vénus, une molécule triatomique dont on ne connaissait jusqu'à présent l'existence que sur Terre et sur Mars.
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Après l'échec de la mission japonaise Akatsuki en décembre dernier, les scientifiques vont devoir se contenter encore longtemps des seules observations réalisées par la sonde européenne Venus ExpressVenus Express pour étudier en détail la deuxième planète du Système solaireSystème solaire. Le retour de la sonde de l'Agence spatiale japonaiseAgence spatiale japonaise dans l'atmosphèreatmosphère de VénusVénus ne sera en effet pas possible avant six ans. Bien que le point brillant de Vénus dans le ciel attire les regardsregards au crépusculecrépuscule, cette planète (tout comme Mercure) est l'une des moins connues, sa proximité au SoleilSoleil et sa couverture nuageuse permanente nous privant d'observations de qualité avec les télescopestélescopes terrestres.

Venus Express, la sonde de l'Esa lancée en novembre 2005, possède toute une batterie d'instruments destinés à nous renseigner sur l'activité tectonique et volcanique de la planète, sa circulation atmosphériquecirculation atmosphérique et l'effet de serreeffet de serre qui a tant fait souffrir les rares sondes qui se sont aventurées à sa surface. L'instrument Virtis (Visible and Infrared Thermal Imaging Spectrometer) a par exemple observé en 2009 d'étranges lueurs nocturnes trahissant la présence de monoxyde d'azotemonoxyde d'azote dans la haute atmosphère. Récemment, Virtis a confirmé l'hypothèse selon laquelle les volcans de Vénus seraient toujours actifs et a permis d'étudier un vortex qui tourne au-dessus du pôle sud.

Vénus au crépuscule au bout du pont Charles à Prague. © <a href="http://montreurdimages.blogspot.com/" title="J-B Feldmann" target="_blank">J.-B. Feldmann</a>

Vénus au crépuscule au bout du pont Charles à Prague. © J.-B. Feldmann

L'ozone, signature de la vie

Cette fois-ci c'est Spicav, un instrument français dont la copie conforme a été placée sur Mars Express, qui a fait une découverte intéressante. Spicav (Spectroscopy for Investigation of Characteristics of the Atmosphere of Venus), le spectromètrespectromètre qui travaille dans l'infrarougeinfrarouge et l'ultravioletultraviolet, a détecté une faible couche d'ozonecouche d'ozone (au moins cent fois moins concentrée que sur TerreTerre) à environ 100 kilomètres d'altitude (quatre fois plus haut que sur Terre). Sur notre planète, la couche d'ozone fait l'objet d'un suivi régulier car elle nous protège d'une grande partie des rayons solaires ultraviolets nocifs pour la vie.

Sa détection sur d'autres planètes pourrait être particulièrement prometteuse. Certains astrobiologistes ont en effet suggéré que la présence simultanée de dioxyde de carbonedioxyde de carbone, d'oxygèneoxygène et d'ozoneozone dans une atmosphère pourrait être un très bon indicateur de la vie. Cette découverte sur la deuxième planète du Système solaire a été réalisée en analysant la lumièrelumière d'une étoileétoile très proche du bord de la planète à travers l'atmosphère vénusienne.

Pour Hakan Svedhem, membre de l'équipe chargée de la mission, « il s'agit là d'une nouvelle preuve des similarités qui existent entre les planètes telluriquesplanètes telluriques du Système solaire que sont la Terre, MercureMercure, Vénus et Mars. Il est donc important d'étudier Vénus pour toutes les comprendre ».