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L'eau salée : mers et océans

Dossier - L'eau est-elle encore bleue ?

Pourquoi l'eau nous est-elle nécessaire, à nous autres, humains ? Pourquoi peut-elle être si dangereuse lorsqu'elle est infectée ? Tantôt amie, tantôt ennemie, l'eau est une richesse précieuse. Découvrez ses différentes facettes dans ce dossier.

  
DossiersL'eau est-elle encore bleue ?
 

De quoi est composée l'eau de la mer ? et celle de l'océan ? Pourquoi cette eau est-elle salée ? De quoi dépend la salinité de l'eau ? La réponse à toutes ces questions dans cette page.

Dans les régions où il y a des évaporations élevées, l'eau de la mer devient plus salée, tandis que la salinité chute dans les régions plus fraîches, en raison de la fonte des glaces.

De quoi est composée l'eau salée des océans ? © EpicStockMedia, Shutterstock

La densité de l'eau de mer dépend davantage de la salinité que de la température. Cette densité est également plus sensible à la température que celle de l'eau douce. L'eau de mer froide est environ 2,40 % plus dense que l'eau douce froide ou chaude.

Composition de l'eau de l'océan et températures

Composition de l'eau océanique. © DR, reproduction et utilisation interdites

Un phénomène particulier lié aux températures de l'eau. En effet, au cours de l'année, la température change dans nos régions et l'eau froide est plus dense que l'eau chaude. Ceci a une conséquence : le brassage de l'eau en profondeur.

Température des eaux salées

Ainsi, par exemple :

  • la température de la Méditerranée est de 13 degrés en profondeur et quand l'eau de surface devient plus froide, elle plonge, ce qui provoque un mélange des eaux.

  • la température du lac Léman est de 6 degrés en profondeur et si l'hiver est assez froid toute l'eau du lac se retrouve à cette température ce qui permet un brassage complet de l'eau.

  • dans le nord de l'Atlantique, l'eau se refroidit et finit par plonger, c'est ce qui se passe au large de la Norvège avec l'eau chaude de ce qui reste du Gulf Stream et ce phénomène est le moteur de la circulation océanique (voir page 3 de ce dossier).

La répartition de la salinité en surface est moins zonale que celle de la température. Le caractère zonal de la distribution de la température est dû à l'ensoleillement, donc à la latitude. Le premier facteur qui détermine la salinité est le bilan évaporation-précipitation qui est moins zonal que l'ensoleillement (forte influence des climats continentaux). Ainsi, la très forte évaporation au niveau des anticyclones subtropicaux (Açores) apparaît nettement dans la distribution de salinité de surface.

Eau salée : salinité des mers et océans

Inversement, les précipitations abondantes font que la salinité est plus faible au voisinage de l'équateur. D'autres phénomènes ont des effets visibles, comme l'apport des grands fleuves, en particulier dans l'océan atlantique, qui reçoit les eaux des plus grands fleuves de la planète (Amazone, Niger, Congo).

Carte du monde de l'évaporation moins les précipitations. © DR, reproduction et utilisation interdites

La salinité chute dans les régions plus fraîches, en raison de la fonte des glaces. La salinité des océans est en moyenne de 35 grammes de sel par litre (Pacifique). Sauf régionalement, elle varie peu :

  • Mer Baltique : 7 grammes de sel par litre 
  • Océan Indien : 36,5 grammes de sel par litre 
  • Océan Atlantique : 36,5 grammes de sel par litre 
  • Mer Méditerranée : 38,5 grammes de sel par litre 
  • Mer Rouge : 39,7 grammes de sel par litre 
Salinité et bilan E-P en fonction de la latitude. © DR, reproduction et utilisation interdites