On le pressentait, c’est confirmé ce premier avril 2013. Les prévisions saisonnières sont publiées : il n’y aura pas de printemps en France. Il est déjà arrivé que le printemps tarde à venir, mais cette fois-ci, il ne pointera pas le bout de son nez. L’hiver perdurera et le mois de juin connaîtra un brutal saut de température. Détails sur ces prévisions décidément plus que surprenantes...
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Voilà un mois que le printemps météorologique a débuté. Pourtant, à une exception près, aucune journée n'a affiché des températures supérieures aux moyennes saisonnières. Les côtes de la Manche ont subi un épisode neigeux très tardif (mi-mars) et le weekend pascal sera franchement maussade pour toute la France. S'il est déjà arrivé que le printemps tarde à venir, cette année est étrangement particulière. 

« Nous analysons les résultats numériquesnumériques issus des principaux centres de calcul, américains et européens, commente le météorologue Yuri Cane. Ces résultats sont ensuite comparés aux grands cycles climatiques et océaniques en cours (La NiñaLa Niña, El NiñoEl Niño, etc.) afin de les ajuster. » Si l'on en croit les simulations donc, l'hiverhiver persistera jusqu'à début juin. À partir de la deuxième quinzaine de ce mois, l'on devrait subir un saut de température fulgurant et passer directement en saisonsaison estivale.

Pas de printemps pour cette année. Les météorologues prévoient un passage presque instantané de l'hiver à l'été. © www.ontheshow.com

Pas de printemps pour cette année. Les météorologues prévoient un passage presque instantané de l'hiver à l'été. © www.ontheshow.com

Quand l’espace dérègle la météorologie

Françaises et Français s'apprêtent donc à vivre l'hiver le plus long jamais enregistré. Ces prévisions, pour le moins apocalyptiques, sont le résultat d'un concours de circonstances. Bien sûr, le changement climatiquechangement climatique est mis en cause. La fontefonte exceptionnelle de l'Arctique en septembre 2012 a modifié la circulation atmosphériquecirculation atmosphérique en haute troposphèretroposphère. Le courant-jetcourant-jet (jet stream), normalement horizontal et d'axe ouest-est, s'est transformé en véritable sinusoïde, favorisant un axe nord-sud. Cette configuration atmosphérique génère des incursions des fronts polaires, avec des vaguesvagues de froid sur l'Europe, et particulièrement sur l'Angleterre et la France.

Le courant-jet était déjà modifié par la fonte de l'ArctiqueArctique, mais la pluie de météorites qui s'est produite en février non loin de l'Oural a complètement perturbé la composition de l'atmosphèreatmosphère. Lors de son explosion, la météorite a dégagé une énergieénergie équivalant à 500 kilotonnes de TNTTNT, soit une trentaine de fois l'énergie estimée de la bombe atomique tombée sur Hiroshima en août 1945. L'explosion a libéré une incroyable concentration d'aérosolsaérosols en haute atmosphère. Ceux-ci, au même titre que les éruptions volcaniqueséruptions volcaniques majeures (celle du Pinatubo notamment), renvoient une grande partie du rayonnement solairerayonnement solaire vers l'espace. Les aérosols émis par la météorite ont donc favorisé le prolongement des températures hivernales. La dernière météorite connue pour avoir modifié le climatclimat de la sorte remonte à 66 millions d'années, et avait décimé les dinosauresdinosaures.

L’Australie en cause

Tandis que l'hémisphère nordhémisphère nord était en hiver, certains pays de l'hémisphère sudhémisphère sud vivaient un été presque insoutenable. En effet, l'Australie affichait une caniculecanicule record, les températures étant par endroit supérieures à 50 °C. Les autochtones ont sué durant plus d'un mois. La duréedurée excessive de cet épisode a aussi eu des impacts majeurs sur la prolongation de l'hiver en France. Du fait de sa persistance, cette vague de chaleurchaleur a modifié la circulation atmosphérique à l'échelle mondiale. Cette canicule était telle que les glaciers du Groenland ont connu une accélération de fonte record pour cette période. Cela a amplifié l'incursion des fronts polaires vers les moyennes latitudeslatitudes dans l'hémisphère. Une histoire de conservation de l'énergie...


La tempête de sable en Australie s'est produite début janvier 2013, en plein pic de canicule. Ces aérosols ont été pris dans la circulation atmosphérique méridienne et auraient contribué au prolongement hivernal en France. © Nelson Stardein, YouTube

Concours de circonstances oblige, durant son niveau maximum de canicule, l'Australie a été confrontée à la plus grosse tempête de sable du siècle. Ces aérosols pris dans la circulation atmosphérique se sont accumulés dans l'hémisphère nord. Quelque 15 millions de tonnes de sablesable par km3 d'airair circulent actuellement au-dessus de nos têtes. Les climatologuesclimatologues redoutent que ces tonnes de sable retombent à partir de juin sur nos terresterres. Une canicule foudroyante devrait alors se produire en France. Ceci entraînerait une fonte radicale des glaciersglaciers, qui ne réguleraient donc plus la température. Les climatologues prévoient que d'ici avril prochain, il n'y aura plus une seule trace de glace dans notre pays.