Selon Météo France, 2018 serait l'année la plus chaude jamais enregistrée en France. Les données récoltées par le Service Copernicus changement climatique classent l'année 2018, 4e au palmarès mondial. Ci dessus, carte des anomalies des températures observées en 2018 par rapport à la période 1981-2010. © Copernicus Climate Change Service, ECMWF

Planète

2018 a été l’année la plus chaude en France et la 4e année dans le monde

ActualitéClassé sous :météorologie , climatologie , température

Sur le front de la lutte contre le réchauffement climatique, les nouvelles en ce début d'année ne sont toujours pas bonnes. En France, 2018 n'est ni plus ni moins que l'année la plus chaude jamais enregistrée. Dans le monde, elle se classe en 4e position. Les concentrations en CO2 atmosphérique, quant à elles, continuent d'augmenter.

13,9 °C : c'est la température moyenne enregistrée en France en 2018, selon Météo France. Un record absolu pour notre pays. Au niveau mondial, la situation ne semble pas bien meilleure. Le Copernicus Climate Change Service (le programme d'observation de la Terre de l'Union européenne) annonce en effet une température moyenne sur l'année de 14,7 °C. C'est seulement 0,2 °C de moins qu'en 2016, l'année la plus chaude jamais enregistrée. C'est aussi plus de 0,4 °C de plus que la moyenne sur la période 1981-2010. Cela place 2018 en 4e position au palmarès des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Des chiffres qui tombent très tôt après que 2018 a tiré sa révérence. Car le programme Copernicus traite quotidiennement des millions d'observations terrestres, maritimes, aériennes et satellites à l'aide d'un modèle mathématique. Un peu à la manière de ce qui est mis en oeuvre pour établir les prévisions météo. De quoi fournir une estimation précise des températures enregistrées à tout moment.

Évolution de la température moyenne par année à la surface de la Terre de 1880 à 2018. © Service Copernicus changement climatique, NOAA

De plus en plus de CO2 dans l’atmosphère

Selon le service Copernicus, le réchauffement le plus marqué est à imputer à l'Arctique. En Europe, à l'exception de février et de mars qui se sont révélés relativement froids, les températures ont dépassé la moyenne sur tous les mois de l'année. En mars prochain, l'Organisation météorologique mondiale publiera son propre état des lieux. Mais tout laisse à penser qu'il confirmera ces chiffres.

D'autant que les données recueillies par Copernicus révèlent aussi une augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. Pour 2018, le taux de croissance moyen de la grandeur appelée XCO2 -- concentration moyenne pour toute la colonne d'air au-dessus d'un point donné -- est ainsi estimé à 2,5 ± 0,8 parties par million. En 2017, il s'élevait à 2,1 ± 0,5 ppm.

Pour en savoir plus

2011 : année la plus chaude depuis 1900 en France

En France, 2011 a été l'année la plus chaude depuis le début du XXe siècle. Elle a dépassé de 1,5 °C la température moyenne de la période 1971-2000. Elle s'est en plus accompagnée d'une sécheresse importante. Des résultats qui confirment la tendance au réchauffement.

Article de Bruno Scala paru le 28/12/2011

Météo France vient d'annoncer, avant même le 31 décembre que 2011 serait l'année la plus chaude jamais enregistrée en France depuis que des relevés de températures sont effectués régulièrement, soit depuis le début du XXe siècle. Même 2003, année de la canicule, ne fait pas le poids face à au douze derniers mois qui viennent de s'écouler.

Ces déclarations confirment l'annonce de l'organisation météorologique mondiale. Pendant le sommet de Durban, l'OMM avait en effet présenté son bilan provisoire de l'année, indiquant des records de températures. Selon elle, 2011 - pourtant accompagnée d'un épisode La Niña - entrait dans le top 10 des années les plus chaudes depuis 1950.

Ainsi, en France métropolitaine, la température moyenne a été de 13,6 °C au cours des douze derniers mois, ce qui correspond à une anomalie positive de 1,5 °C par rapport à la moyenne calculée sur la période 1971-2000. À titre de comparaison, pour 2003, l'anomalie était de +1,3 °C.

Anomalies de température au cours des mois de l'année 2011, par rapport à la moyenne des mois respectifs au cours de la période 1971-2000. © Idé

L'année 2011 : chaude et sèche

Les mois qui ont le plus contribué à cette chaleur globale sont avril, novembre et mai avec des anomalies respectives de 4, 3 et 2,4 °C (par rapport aux mois respectifs de la période 1971-2000). Décembre devrait également intégrer cette élite puisque les valeurs provisoires semblent s'orienter vers une température de 3 °C supérieure à la moyenne. En revanche, juillet a été un mois plutôt froid avec une anomalie négative de 1,3 °C. C'est d'ailleurs le seul mois qui présente une température inférieure à la moyenne.

En outre, 2011 fut plutôt sèche. Le printemps a en effet été le plus sec depuis 1959. De fortes disparités résident néanmoins d'une région à l'autre. Si l'ouest et le nord de la France présentent une pluviométrie globale nettement inférieure à la période 1971-2000, il en va différemment pour les régions du sud est qui ont connu des précipitations égales ou supérieures à la moyenne. 

Et les quatre derniers jours de décembre devraient confirmer la tendance...

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi

Le bulletin météo de 2050 prévoit de fortes chaleurs  À quoi pourrait ressembler le bulletin météo en 2050 ? En partenariat avec l’Organisation Météorologique Mondiale, une simulation avait été réalisée à l'occasion de la COP 20, en 2014, et diffusée par Météo France. Les études menées depuis n'ont guère changé les prédictions.