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Sauge

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La sauge serait efficace contre l’asthénie. © F. Le Driant / FloreAlpes.com

Originaire des régions méditerranéennes, la sauge officinale appartient à la famille des lamiacées. Son huile essentielle est particulièrement riche en flavonoïdes. Elle aurait un effet antispasmodique puissant sur l'appareil digestif.

Cette plante vivace de 70 cm de haut, est fortement ramifiée. Ses fleurs violette, rouge-violet voire blanches, sont groupées en épis terminaux. Son usage est connu depuis l'Antiquité et de nos jours, elle est cultivée dans de nombreux pays.

La sauge limiterait la plaque dentaire

Les cétones contenues dans son huile essentielle lui confèrent des propriétés bactéricides et antifongiques. La sauge serait également efficace pour prévenir le développement de la plaque dentaire. Elle agirait aussi sur la production d'oestrogènes. Connu de longue date, cet effet est aujourd'hui encore mal expliqué. 

La sauge est utilisée dans la prise en charge de différents problèmes digestifs : ballonnements épigastriques, digestion lente, renvois, flatulences. Elle semblerait efficace contre l'asthénie consécutive à une maladie infectieuse, et contre l'hypersudation nocturne, notamment lorsqu'elle est liée à la ménopause.

Utilisée par voie externe, la sauge est anti-infectieuse et cicatrisante. Elle est ainsi appréciée contre les aphtes, les gingivites, l'amygdalite et l'ulcère de jambe. La sauge est également ajoutée comme désinfectant, aux cataplasmes et dans certains bains contre les maladies de la peau d'origine mycosique. Enfin et pour des raisons encore mystérieuses, elle interviendrait dans la production de certains médiateurs chimiques indispensables au bon fonctionnement du cerveau.

Source : Plantes médicinales, Gründ

Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.