À l'origine du développement industriel du Limousin au XIXe siècle, cette activité couvre deux grands domaines de production : la porcelaine art de la table et objets décoratifs d'une part, la porcelaine sanitaire et éléments de construction d'autre part, pour un chiffre d'affaires de 362 M€.

Porcelaine de Limoges décor chasse. © Ajale, Pixaby, DP

Porcelaine de Limoges décor chasse. © Ajale, Pixaby, DP

Image du site Futura Sciences

Effectifs porcelaine et céramique

Cette activité ancienne a généré une filière industrielle complète qui regroupe :

- des porcelainiers,
- des fabricants de matériels de production
- des fournisseurs de matériaux, de chromos et de produits semi-finis.

Image du site Futura Sciences

Musée A Dubouché -  Limoges

La porcelaine de table, est essentiellement une activité exercée par des petites entreprises. Dans un contexte concurrentiel difficile, cette industrie exportatrice, est décalée face à l'évolution des modes de vie. Le positionnement haut de gamme des produits, induit par des coûts de fabrication élevés, s'appuie sur l'image positive de Limoges. Industrie de main-d'œuvre qualifiée, elle devra se moderniser pour abaisser les coûts de production.

Image du site Futura Sciences

Manufacture du Comte d'Artois, 1785 Musée national A.Dubouché

Quelques entreprises se fabriquent des objets pour l'équipement : poignées de portesportes, plaques de propreté, boutons de tiroirs, etc. La porcelaine sanitaire est représentée par deux établissements importants : Allia et Jacob Delafon (Kohler). Elle emploie environ 350 salariés.

Céramiques techniques : le tiers de la recherche publique nationale dans ce secteur est situé à Limoges et les coopérations entre les laboratoires, les écoles d'ingénieurs et les entreprises régionales et nationales se développent. Pour les spécialistes des céramiques techniquescéramiques techniques, il s'agit d'élaborer des matériaux nouveaux dans des technologies de la santé, de l'énergieénergie, des communications, ainsi que pour des utilisations dans l'habitat, et de développer des compétences dans les nanomatériaux.

Image du site Futura Sciences

Céramiques techniques © EPFL Lausanne -  section matériaux

La création du Pôle européen de la céramiquecéramique et la mise en chantier du Centre européen de la céramique, (>23 millions d'euros), ont pour effet de positionner ce pôle au sein de réseaux internationaux se consacrant au RED sur les matériaux et les céramiques en particulier.

Formation supérieure

ENSIL, Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Limoges, forme des ingénieurs dans quatre spécialités :
- Eau et Environnement
- Électronique, Télécommunications et Instrumentation
- MécatroniqueMécatronique
- Traitements de Surface, des Matériaux et Environnement.
ENSCI, Ecole Nationale Supérieure de Céramiques Industrielles, forme en 3 ans, en liaison avec le milieu industriel, des ingénieurs pour les industries de la céramique, du verre et des liants hydrauliquesliants hydrauliques.

Recherche et transferts technologiques (3 exemples)

CITRA Centre d'Ingénierie et de Traitements de Surface Avancés -
Le CITRA est un pôle de ressources technologiques.
CRAFT Centre de Recherche sur les Arts du FeuFeu et de la TerreTerre - Il a, entre autres, pour objectifs de sensibiliser les artistes à l'utilisation des matériaux céramiques dans leur démarche
CTTC Centre de Transfert des Technologies Céramiques -
Il a pour vocation de transformer les résultats de la recherche fondamentale en produits industriels adaptés aux besoins de chaque entreprise.

Données : http://www.industrie-limousin.org/

La recherche dans le domaine de la céramique

Tout a commencé avec la pâte à porcelaine.Pour obtenir cette finesse, cette blancheur translucidetranslucide et cette duretédureté à l'image d'un coquillage " Porcella " évoqué par Marco Polo, la pâte à porcelaine se compose de trois roches :
le kaolin (50 %), élément de base apportant blancheur et plasticitéplasticité

Image du site Futura Sciences

Kaolin


Image du site Futura Sciences

Kaolinite au MEB

 
On voit bien sur cette image la structure argileuse en plaquetteplaquette de ce mineral le quartzquartz (25 %), élément dégraissant permettant la tenue au four. 

Image du site Futura Sciences

Quartz

le feldspath (25 %), élément fondant nécessaire à la vitrificationvitrification

Image du site Futura Sciences

Feldspath

Broyées, tamisées, délayées, malaxées, reposées, elles servent à préparer :

- la pâte liquideliquide dite barbotinebarbotine pour le coulage,
- la pâte plastiqueplastique pour le calibragecalibrage,
- la pâte atomisée pour le pressage.

Les étapes de façonnage traditionnel sont le modelage, le coulage, le calibrage, le garnissage puis le séchage.

Image du site Futura Sciences

Four porcelaine Montjovis Limoges - © Ministère de la  culture


Evolution technologique dans le pressage : la pâte séchée (poudre) additionnée d'un liant est injectée sous pressionpression entre les moules composant les deux faces de la pièce.

Le feu : Après le charboncharbon, les fours actuels, tunnels et cellules, sont chauffés au gaz naturelgaz naturel, combustiblecombustible idéal pour une meilleure maîtrise du feu.

Image du site Futura Sciences

Plan du four au niveau de la sole du laboratoire
Image du site Futura Sciences

Plan au niveau de la sole du globe niveau 2

Un ancien four transformé avec l'usine attenante en logements ! Le four Montjovis à Limoges. Ces documents vous donneront une bonne idée des «monuments » utilisés pour les cuissons de porcelaine dans les usines de l'époque.

Les étapes :

Façonnage des pièces
première cuisson à 980 degrés, le dégourdi ou biscuit;
l'émaillage ;
l'engazettage ;
seconde cuisson à 1 400 degrés, la cuisson grand feu.
Tri de qualité (1er choix etc)
La couleurcouleur : Selon les procédés, une ou plusieurs cuissons supplémentaires seront nécessaires pour que les couleurs vitrifiables ou les métauxmétaux précieux adhèrent à l'émailémail.
Différents procédés de décoration : aux pinceaux, décalcomanie, incrustation et autres (tampons, éponge, saupoudrage, lustrage, pâte sur pâte... taille douce, simili, pigmentationpigmentation, pulvérisation, sablage).
L'estampillage : Afin d'éviter toute confusion avec la Manufacture de Sèvres, en 1766, un arrêt royal impose à toute manufacture de porcelaine de peindre, graver ou imprimer une marque de fabrique.

Quelques vieux bâtiments de la ville sont classés en témoignage de ce glorieux passé :

Image du site Futura Sciences

Moulin © Ministère de la culture

Moulin à farine Pabot, puis laminoirlaminoir appelé moulin de la Monnaie, puis forge anglaise Parant, puis minoterie, puis usine de porcelaine et usine de préparation de produit minéralminéral (moulin à kaolin) Parant, puis blanchisserie industrielle, actuellement magasin de commerce, établissement de danse et maison  14e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 2e et 3e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle. 

Image du site Futura Sciences

Scierie © Ministère de la culture


Scierie et usine de meubles Laroudie et Rougerie Frères, puis de la Société Industrielle du Meuble en BoisBois Massif, puis entrepôt commercial Mondeux, puis usine de porcelaine Fontanille et Marraud, actuellement théâtre 4e quart 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle...