Du 25 au 28 février 2013, la grand-messe annuelle de la mobilité rassemblait plus de 1.500 exposants venus présenter leurs nouvelles technologies et nouveautés essentiellement dans le domaine de la téléphonie mobile et des tablettes. © Mobile World Congress

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Mobile World Congress : des phablets, de nouveaux OS et des innovations

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Le Mobile World Congress 2013 s'est tenu du 25 au 28 février à Barcelone. Le salon de la téléphonie mobile et des tablettes rassemblait 1.500 exposants. Durant une semaine, les principaux acteurs du marché ont égrainé les annonces. Futura-Sciences revient sur les nouveautés qui vont marquer l'année 2013.

Alors que le Mobile World Congress, le salon annuel consacré aux tablettes et aux smartphones qui se tenait à Barcelone du 25 au 28 février, ferme ses portes, Futura-Sciences fait le tour des technologies qui ont marqué le salon. Mis à part Apple, qui s'est fait remarquer par son absence, et Google qui n'était présent que dans les terminaux Android, tous les autres constructeurs et accessoiristes ont pu déballer leurs nouveautés. Certaines d'entre elles vont transformer le visage de la mobilité cette année.

Premier constat : en 2013, les smartphones vont vraiment avoir du mal à tenir dans la poche. C'est le monde à l'envers ; alors qu'auparavant, l'objectif était de faire des concentrés de technologie, on parle désormais de « phablets ». La phablet est la contraction de phone et tablet, autrement dit entre le téléphone et la tablette. Et c'est vraiment de cela qu'il s'agit, avec des écrans mesurant entre 5 et 8 pouces de diagonale, soit entre 13 et 21 cm. Bien évidemment, ces smartphones-tablettes qu'il est difficile à appliquer d'une main à l'oreille ne peuvent décemment être utilisés comme téléphone qu'avec un micro-casque ou en fonctionnant sur haut-parleur.

Samsung et son Galaxy Note 8, sa phablet 8 pouces

Le plus gros stand du salon était sans conteste celui du constructeur le plus imposant, Samsung. Parmi sa multitude d'annonces, on retiendra le fait qu'il souhaite doubler les ventes de ses tablettes pour atteindre les 40 millions d'unités vendues en 2013. Le coréen a également dévoilé son nouveau smartphone-tablette, le Galaxy Note 8. Le terminal dispose d'un S-Pen, c'est-à-dire un stylet pour prendre des notes sur l'écran tactile de 8 pouces affichant une définition décevante de 1.280 x 800 pixels. Pour le moment, on ne connaît pas le prix de l'appareil. Le coréen a également annoncé qu'il allait lancer son smartphone Galaxy S4 le 14 mars à New York.

Mesurant 13,58 cm de largeur pour 21,08 cm de hauteur et moins de 8 mm d’épaisseur, le Galaxy Note 8 s’érige en concurrent direct de l’iPad mini d’Apple sorti en octobre, avec la téléphonie en plus. © Samsung

Le constructeur Asus débarque également sur ce marché des phablets avec son Fonepad doté d'un écran 7 pouces vendu au prix attractif de 219 euros. Enfin, parmi les autres candidats-phablets, ZTE se distingue avec un puissant Grand Memo pourvu de la 4G et d'un écran de 5,7 pouces.

Huawei, la prétention de la rapidité

Durant le salon, le groupe chinois Huawei a largement donné dans le superlatif. À en croire Richard Yu, le patron de la division mobile du constructeur, son nouveau smartphone, l'Ascend P2, serait le plus rapide du marché, le plus autonome et le plus rapide à charger. Illustration à l'appui, il a montré qu'il faisait bien mieux que les meilleurs. Avec la possibilité de télécharger des données en 4G/LTE avec un débit maximal de 150 Mbits/s, il fait donc mieux que le Samsung Galaxy S3 LTE et ses 100 Mbits/s et délivre 30 % d'autonomie de plus que lui.

Et comme son téléphone est le meilleur, Huawei compte devenir le plus grand vendeur de smartphones d'ici cinq ans. Il faut noter qu'au quatrième trimestre 2012, le chinois occupait la troisième place sur ce marché.

Plus fort que les meilleurs, selon son constructeur, l’Ascend P2 d'Huawei sera vendu 399 euros durant le deuxième trimestre 2013. © Huawei

De nouveaux OS pour mobiles et tablettes débarquent

C'était attendu, Mozilla devait marquer le salon avec sa présentation officielle de Firefox OS, son système d'exploitation libre pour mobiles. Doté d'un noyau Linux et de pilotes équivalents à ceux d'Android, Firefox OS repose sur le langage HTML5 pour faciliter le travail des développeurs pour la création d’applications. Firefox OS attire les constructeurs. Ainsi, ZTE, Sony, Alcatel, LG et Huawei comptent créer des smartphones bon marché animés par le système. Et les opérateurs sont également prêts à l'accueillir, puisque les applications payantes du Firefox Market seront facturées au client directement par l'opérateur, contrairement aux méthodes de Google et d'Apple. Firefox OS est même déjà disponible en test sur deux smartphones développés par la société Geeksphone soutenue par l'opérateur espagnol Telefónica. L'opérateur compte éventuellement commercialiser les téléphones en Amérique latine, et notamment au Brésil.

En revanche, toujours lors du salon, Mozilla a appris qu'il allait devoir se passer d'un allié de taille, car Samsung a expliqué qu'il n'est pas intéressé par Firefox OS. Rien d'étonnant en réalité, puisque le coréen compte intensifier la vente de dispositifs basés sur Android tout en préparant l'arrivée de Tizen, son propre OS alternatif. On devrait le voir débarquer sur des smartphones dès cet été. Tizen, qui en est à sa version 2.0 portant le nom de Magnolia, repose lui aussi sur un noyau Linux. L'OS mobile est développé conjointement par Samsung et Intel. Tizen devrait intégrer le déclinant Bada, l'OS maison de Samsung, et sera donc compatible avec ses applications.

Firefox OS a l'avantage de ne pas nécessiter de spécifications techniques conséquentes. Les constructeurs ne devraient pas avoir de mal à l'intégrer sur des configurations d'entrée de gamme pour proposer des smartphones à bas coût. © Mozilla

Si Firefox OS était attendu et annoncé, ce n'était pas forcément le cas d'Ubuntu Touch, la déclinaison pour tablettes de la célèbre distribution Linux. Ayant constaté que l'univers du PC est sur le déclin, son éditeur Canonical fait donc ses premiers pas sur le marché des tablettes. L'OS devrait être disponible à la fin de l'année.

Le moins cher chez Nokia

Un téléphone pour seulement 15 euros hors taxes ! C'est le prix du Nokia 105. Pour ce tarif, point de smartphone, mais un téléphone doté d'un écran couleur, d'une radio FM et d'une torche. Ce modèle ne sera pas vendu en France, mais réservé aux marchés émergents. En revanche, le Nokia 301, lui, sera commercialisé 89 euros dans l'Hexagone. Il intégrera plusieurs fonctions des smartphones Nokia, comme la lecture des mails, la possibilité de créer des montages photo sous forme de panoramas. L'appareil disposera également d'applications, comme Twitter ou eBuddy.

Enfin, toujours avec des prix planchers, le finlandais, qui est en perte de vitesse, va également proposer le Lumia 520, un véritable smartphone à bas coût vendu 199 euros. Animé par Windows Phone 8, il sera doté d'un écran de 4 pouces IPS (in-plane switching) et intégrera un processeur Snapdragon Dual Core cadencé à 1 GHz, épaulé par 512 Mo de mémoire vive. Huit Go de mémoire seront disponibles pour le stockage, qu'il sera possible d'étendre à 64 Go via une carte microSD.

La palme de l’innovation à Wysips

Du côté des inventions, le salon a permis de découvrir quelques belles trouvailles. Nous en avons retenu deux. La première émane de l'entreprise française SunPartner. Baptisée Wysips, sa technologie permet de recharger un téléphone grâce à la lumière recueillie par l'écran. En réalité, celui-ci intègre une cellule photovoltaïque transparente. Selon le concepteur, dix minutes d'exposition à la lumière permettent de passer un appel d'une minute. Une recharge complète dure quant à elle six heures. Pratique pour ne pas avoir à se promener sans cesse avec un chargeur, à condition qu'il fasse beau, bien entendu.

Wysips est une cellule photovoltaïque transparente qui se place au-dessus ou en dessous de l'écran tactile du téléphone. Dix minutes d'exposition à la lumière permettent de téléphoner durant une minute. © SunPartner

Après le soleil, la pluie, ou plutôt tous ces liquides qui viennent mettre un terme plus ou moins brutalement à l'existence des smartphones et autres dispositifs lorsqu'ils viennent les inonder. Pour éviter de devoir casser sa tirelire dès qu'un verre est renversé à proximité d'un mobile, la société américaine DryWired a trouvé la parade. Elle a mis au point une technologie constituée de plasma liquide qui vient tapisser tous les composants et la surface d'un téléphone ou de n'importe quel autre dispositif. C'est une fine couche de 40 nm qui vient protéger l'électronique de l'eau, et ceci même en cas d'immersion jusqu'à un mètre de profondeur et pendant trente minutes.

Ce tapis de protection permet aussi d'éviter la corrosion engendrée par le sel. En outre, avec un tel traitement, le téléphone serait capable de supporter des températures s'élevant jusqu'à 200 degrés. Les constructeurs de smartphones semblaient intéressés par cette technologie qui pourrait faire son apparition d'ici quelques mois.

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